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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Revue de Web

HuffPost Algérie | Par Hebba Selim

Publication: 22/03/2015 06h43 CET

Alger, copiée par d’autres villes du pays au grand dam des urbanistes, s’offre des palmiers pour décor. Biskra en perd et en nombre. Une tragédie silencieuse. Les palmeraies qui donnent cette fameuse et unique Deglet Nour qui fait la réputation mondiale des dattes algériennes sont aujourd'hui menacées par le manque d'eau. Des agriculteurs, découragés, bradent leurs palmiers-dattiers plutôt que de les voir dépérir.

Les palmeraies de Biskra connaissent une mort silencieuse en raison d'une terrible et durable pénurie d'eau. Cela dure depuis plusieurs années. L’eau manque. De plus en plus. Quelques correspondants locaux relèvent que des milliers de palmiers, parfois centenaires, sont en danger de mort notamment dans les régions est et ouest de la wilaya.

Le barrage de Foum El Khezra, construit en 1948, dans la région de Lahbel, dans la daïra de Sidi Okba qui est une des principales sources pour l’irrigation des palmeraies est pratiquement à sec. Les problèmes des agriculteurs sont aggravés par des problèmes dans la gestion de la distribution des eaux du barrage, note le site "I love Biskra".

Résultat : de nombreuses palmeraies se sont transformées "en champs de racines de palmiers", rapporte le journal public, Ennsar. Certaines palmeraies n’ont pas été irriguées depuis plus de cinq ans. Des agriculteurs ont recours à des forages mais tous n’ont pas les moyens de se payer des coûts de pompages qui dépassent les 450 dinars l'heure.

Le journal évoque également le coût, en hausse, de la main d'œuvre spécialisée. L’entretien d'un palmier jusqu'à la cueillette atteint les 6000 dinars. Beaucoup d’agriculteurs sont dans une situation de renoncement.

Les agriculteurs ont multiplié les alertes ces dernières années pour que des mesures d'urgences soient prises afin de préserver cette ressource. Ils notent qu’il est impossible de remplacer sur le court et le moyen terme un palmier-dattier qui meurt.

Pour eux, il faut forer et trouver de l’eau et ils ne peuvent le faire par leurs propres moyens. Avec la pénurie d’eau, la production baisse, fragilisant encore plus la situation des agriculteurs.

250.000 palmiers bradés

Face à une situation intenable, ils sont de plus en plus nombreux à vendre leurs palmiers. Le représentant de l'UNPA (Union Nationale de Paysans Algériens) à Ouled Djellal (Biskra), Djamal Mounib donne une estimation chiffrée affolante qui renseigne sur l’ampleur de la destruction de la principale ressource à Biskra.

Selon lui, 250.000 palmiers-dattiers au moins auraient été arrachés et vendus à des prix très bas au cours des dernières années en raison de la pénurie en eaux et de l'incapacité des propriétaires à les entretenir.

Des centaines d'agriculteurs ont été contraints de vendre leurs palmiers à des prix oscillant entre 5000 et 8000 dinars à des entrepreneurs qui vont les replanter dans les grandes villes ou à des grands propriétaires dans la région et dans les autres wilayas.

Djamal Mounib précise que les palmiers vendus ont au moins 20 ans. Une calamité pour des agriculteurs qui après avoir beaucoup dépensé et investi dans l’entretien de ces palmiers se trouvent contraint de les vendre plutôt de risquer de les voir périr.

Le phénomène se répète depuis plusieurs années. C’est une "véritable hémorragie" a-t-il estimé en relevant que la région a perdu des milliers de palmiers et qu’il faut attendre de très nombreuses années pour les remplacer.

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