Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Co2: la dose fait-elle vraiment le poison? (2/3)

L'avis de cette femme de nature algérienne a toujours compté pour moi; surtout quand il s'agit d'écologie...C'est un arbre, ma Nouara...
L'avis de cette femme de nature algérienne a toujours compté pour moi; surtout quand il s'agit d'écologie...C'est un arbre, ma Nouara...

L'avis de cette femme de nature algérienne a toujours compté pour moi; surtout quand il s'agit d'écologie...C'est un arbre, ma Nouara...

AINSI AURAIT PARLE KHALTI NOUARA...

 

Dans l'article précédent, nous avons parlé d'écologie dans l'histoire pour montrer le  caractère foncièrement politique  de  la conception occidentale de l'environnement. Combien elle trouva dans le colonialisme passé, son plus fertile terreau. Mais cela n'a pas été vraiment une histoire d'amour, juste un échange de bon procédés d'après un historien américain , Richard Grove. C'est un point de vue qui ne fait pas l'unanimité,  certes, mais qui a le mérite de ne pas avoir  été unanimement et catégoriquement réfuté par la communauté scientifique. 

Voyons, maintenant, avec une approche  beaucoup moins académique, comment une "indigène" algérienne, ou si vous préférez, une femme  algérienne d'une grande sagesse écologique, aurait pu apprehender un des dogmes les plus ancré dans l'écologisme contemporain, à savoir les raisons du réchauffement climatique et l'influence du CO2 dans ce phénomène. 

Je me suis dis que, peut-être, nos ministres et diplomates invités à la prochaine COP21, pourraient avoir l'utilité d'une approche purement Algérienne; qui remonte au temps des Algériens qui mourraient pour vivre l'Algérie...

L'écologie endémlque au service d'une science exotique

Je me dois tout d'abord d'aller plus loin dans mon exposé des théories de cet historien de l'environnement global dont la lecture a beaucoup influé sur mes récentes publications. Nous avions précédemment évoqué l’intime corrélation historique et idéologique qui a été à l’origine d’une conscience écologique moderne en l’Europe rennaissante ; mais aussi, plus tardivement aux Etats-Unis. Ce pour suggérer le caractère très politique qui a imprégné, dès ces premières heures, la vision occidentale de l’environnement en tant que réalité globale; elle-même fondamentalement inféodée aux évolutions du capitalisme mondial, dit aussi « Impérialisme » de masse.

Je me dois à présent de rappeler l’énorme contribution des cultures « indigènes » dans la politique environnementale des pays colonisateurs. Beaucoup de procédés, ainsi que de méthodes de conservation de la nature ont été inspirées par des approches endémiques à l’histoire de ces peuples colonisé. L’inde, la Chine, le Japon, disposaient par exemple d’une très grande avance sur l’Europe et les USA en matière de culture sylvicole. Un retard qui ne sera apparemment pas comblé en métropoles, qu’à partir du milieu du 19éme siècle, alors que certaines colonies existaient depuis le 17ème siècle et pratiquaient des méthodes « indigènes » qui paraissaient encore révolutionnaires et avant-gardistes pour les sociétés européennes contemporaine.

La conception musulmane de la botanique et des jardins, sa quête perpétuelle de rappeler le Paradis sur Terre exerça apparement une influence très prégnante dans le développement des jardins botaniques dits « D’Essai ». En Afrique du Nord, les méthodes ancestrales de gestion de l'eau ainsi que toutes les coutumes écologiques furent étudiées, assimilées et puis réinventées par les colons européens. Il faudrait aussi rappeler l'immense culture noire africaine et sa mystique de la Nature, mais aussi la sagesse des Indiens d’Amérique qui fait encore bien des émules parmi des écologistes du monde entier.

Non alignés...

Tout cela pour dire que les pays considérés à présent comme « en voie de développent » ou « émergents », ne devraient pas considérer cette écologie totalement étrangère à leur nature propre.

Bien au contraire, le monde occidental doit beaucoup à leur histoire. Car, comme le rappelle, une fois de plus « Les aventures de Robinson Crusoé » de Daniel Defoe, auteur et "agent politique", "l’homme blanc" n’a vraiment pris conscience de sa nature moderne, qu’à partir du moment où il a été confronté à la nature « vierge » des pays et des êtres humains qu’ils ont colonisés. Vendredi et sa nature sauvage sont le miroir inversé du monde de Ronbison. Vierges, non d’une âme ou d’un esprit, comme beaucoup voulurent l’affirmer, afin de légitimer le commerce de l’esclavagisme, mais surtout innocents face à notre monde. N’oublions pas que l’avènement de l’époque moderne est le plus souvent daté par la découverte des Amériques...Une colonisation...

Aussi, pour revenir au sujet de cette deuxième partie d’un article en plusieurs temps, il faut qu’un pays comme l’Algérie aborde cette écologie au même titre que, par exemple la langue française. C’est un butin de guerre, donc un héritage, certes, mais qu’il faudra faire fructifier avec une approche algérienne. On devrait parler de Français algérien, comme d’écologie algérienne, et non d’Algérie francophone ou d’écologie en Algérie. Il y a là une nuance qui ne devrait échapper à personne; ni paraître à certains inspirée par des émotions chauvinistes. C’est que si la poire est née en Chine, avec l’invention de la greffe, celles qui poussent dans mon douar ont un goût unique, à l’échelle même de mon pays. Tout ce qui né en Algérie deviendra Algérie ; et cela est valable pour tout et partout dans le monde. On pourrait qualifier cela de diversité positive régissant l'univers.

Le Co2? "Wachi hadi el CO2 tani?!'

Prenons le cas du CO2. Imaginons que je pense non plus comme un Parisien, mais comme m’a appris ma grand-tante Nouara, une authentique lionne des douars de l’Est. Elle n’est pas écologue, certes, et ne parle jamais de "nature" en ce terme.Peut-être tout simplement parce que la " nature, c’est aussi tout simplement son environnement le plus intime; après son corps ; depuis qu’elle a vu le jour à maintenant.

Elle a connu la transhumance, la guerre de libération, et s’installa finalement dans un des plus beaux paysages d’Algérie. Guerbes, dans la wilaya de Skikda. Ceux qui s’y sont rendus, où qui ont vu mes clichés de cette région (et de tant d’autres photographes bien plus talentueux que moi) me comprendront. Ce petit monde, dans le monde, de la nature algérienne à l'état "hor" -pure-, mon insistance à l’évoquer, ceux qui ont été spectateurs de cette beauté sans phares urbains, me la pardonneront sans m'accuser de chauvisnisme régional.

« Khalti », je disais, n’est pas une écologiste. Elle n’a jamais sû lire ni écrire; sa science est orale et elle n’a jamais fait de politique ; même quand elle risqua sa vie pour libérer son peuple. « Le devoir musulman, la soif de liberté qui coule dans mon sang... On a fait la Tawra 3ala wej Rabi, par pour toucher une pension". Me dit-elle souvent.

Elle qui vit à présent si chichement. Mais d'une sobriété heureuse qui rendrait Pierre Rabhi un vrai nabab technologique; c'est vous dire la modeste condition de sa vie et la profondeur de ses sourires. Savante d’une façon d’être humain qui est propre à tous les Algériens que j’ai pu observer avec l’œil attendri de l’hôte, et la critique de l’invité. Par pour juger ou faire de la politique. Juste parce que l'on dit que "qui aime bien châtie bien" ; et qui aime beaucoup attend beaucoup de l’objet de son amour inconditionnel.

Nouara, fleur de l’est algérien, qui en a vu des vertes et des pas mûres ; qui a connu un monde masculin terrible et si peu éduqué à la tendresse; par le système d’oppression qui n’a jamais pourtant réussi à faire d’eux moins que des hommes. Beaucoup de luttes, de combats, parfois même elle assista à des batailles entre tribus rivales, ou des escarmouches dans les maquis de l’est. Nouara n’est pas météorologue, ni médecin. Mais elle sait guérir tant de choses avec les plantes et juste en humant l’air ou en observant son entourage, elle pourra prédireinfailliblement le temps pour demain ; parfois même celui qu’il fait actuellement, dans une autre région algérienne.

Et bien cette noble « femme rurale » algérienne, qui n’est donc pas tombé de la dernière pluie, j’aurais aimé avoir son avis sur la prétendue culpabilité du CO2 dans le réchauffement climatique. Nouara, c’est quand même ma deuxième maman. Et quand il s'agit de nature, c'est elle qui a le dernier mot sur toutes les autres femmes de ma vie. C'est une experte en l'expérience humaine en pleine nature...

Terre mère...

C’est elle qui a accouché de moi en Algérie , après ma naissance parisienne;et qui m’a enseigné l’art d’être algérien ; n’importe où l’on est. Je la connais comme la poche de chair et d'amour inconditionnel qui m’a porté neuf mois. Je peux vous répondre à sa place avec l’assurance du disciple à son mentor, qu’il vénère d’un amour profond et sincère comme l’Algérie qu’elle m’a offerte en héritage.

Nouara ? Si je lui avais expliqué qu’on va réunir cet automne à Paris 196 nations autour de cette question, alors laissez-moi vous dire ce qu’elle me répondrait : « Y a yeldi, si j’ai bien compris ton affaire de gaz qui fait monter la température... C’est un gaz qui nourrit les plantes et crée de l’oxygène à la base, comme tu me l’as expliqué...Et ce gaz est le seul responsable du réchauffement du climat qui affole tant les gawris ? Ils ont fait combien d’années études pour en arriver à de telles conclusions, ces toubibs ta3 fransa? Pour croire à une telle histoire ? Genre on peut faire baisser la température mondiale juste en réduisant ce gaz ? Hadi mleha... Que t’ai-je appris mon fils ?! »

Nouara a toujours été fière de dire que c’est elle qui m’a élevé, et parfois, pour ne pas vexer ma chère mère, je lui rappelle que « c’est Atika surtout qui a fait de moi un homme, mais après elle, je n’ai pas d’autres reines dans ma vie ; à part bientôt, ma femme... » Généralement un tendre bisou sur son front me permettra de faire passer cette précision qu’un fils doit pour faire honneur à sa vraie mère...

Ce qui change n'est pas mauvais, c'est celui qui change pour le devenir...

Puis, Nouara aurait sûrement continué ainsi : « Mettons de côté le fait que parmis ces gens , certains ne pensent pas que l’homme n’est qu’un morceau d’argile dans ce monde,animé par le « Souffle » de quelque chose de bien plus incommensurable que ses serviteurs. Chacun est libre de croire ce qu’il veut, tant qu’il ne s’approche pas de moi avec une arme à cause de mes propres croyances. Mais, à vrai dire, je n’aurais pas besoin d’entrer dans un débat religieux pour te dire ce que je pense de ton gaz. Décidément, avec celui de la dernière fois, ton truc de schiste... Il s'en dégage du gaz de notre pays! J'espère qu'il n'a pas d'odeur ton gaz? Soyons un peu sérieux Karim, tu sais, je t’ai toujours dit que tu ne devais te fier qu’à deux choses dans la vie : ta propre logique, et les sagesse des anciens...C'est comme cela que moi je leur ai survécu à ces gawri qui ont voulu me prouver scientifiquement que j'étais un animal humain, tout juste bon a trimer pour eux...Je l'oublierais jamais, cela, quand il s'agit de leurs théories sur le monde!»

Nos ancêtres, paix sur leur âme, selon elle, face à un problème, avaient recours le plus souvent à la conscience d’une Unité suprême régissant l’univers qui les entouraient. Bien avant les religios monothèistes, à les rémanence de l'anémisme dans certaines pratiques musulmanes algériennes. Depuis toujours, il a donc toujours été de bonne rigueur, pour une de leurs plus dignes héritières, de toujours sortir une crise de son contexte initial pour en comprendre les solutions. De même, s’il y a problème, c’est qu’il y a forcément une solution. Tel est le défi de la vie sur terre ! Donc, quand il ny a pas de solutions, c’est qu’il n’y a pas de problèmes. En résumé c’est aussi simple et profond que cela...

« Quel est le problème de tes savant avec le réchauffement climatique ? Zaama c’est un gaz qui provoque tout cela ? Moi je soigne des gens avec des plantes depuis que j’ai quatorze ans, et je vis en fonction du climat où je vis, de là où je me déplace. Je ne sais vivre que de la terre et du bétail ; mais si je suis capable dem’adapter à n’importe quelle situation. Je m’adapte, je change la donne en moi quand elle change autour de ma famille, de mes amis, de mon pays, de ce monde entier que je ne connais largement qu’à travers tes récits. Une maladie n’a jamais une seule explication; et on ne saurait la soigner qu’avec un seul remède. Pour moi, si la « nature », comme ils disent, Rabi sahel a3lihoum, elle a créé tous ces dons pour notre santé, c’est que nous ne sommes pas ses ennemis. Qu’elle a besoin de nous... » Dirait-elle...Je la connais ma Nouara, elle n’est pas du genre à rater le moment de ses prières quotidienne ; que voulez-vous, c’est une algérienne comme tant d’autres...

A l'école du bon sens on enseigne l'équilibre et non seulement les extrêmes

« L’arbre offre le gîte et le couvert à bien des êtres vivants autour de nous ; et c’est avant tout pour semer ses graines par de nombreux et ingénieux échanges de bons procédés écologiques. Si l’humanité est là sur Terre, ce n’est pas juste pour détruire, sa présence ici-bas n’est pas due au hasard. Il ya donc lui aussi un rôle écologique bénéfique sur la planète. Si, comme tu me là dis, tu as lu que ce gaz est justement infime dans l’air et que justement les plantes se mettent à en manquer. Alors moi je me dis tout simplement que c’est pour cela que le climat se réchauffe, pour justement augmenter le taux de ton gaz dans l’atmosphère. .. » Je l’imagine bien m’expliquer d’ailleurs tout cela par une de ses histoires algériennes dont elle seule le secret autour de moi.

Elle n’aurait bien entendu pas utilisé le terme "atmosphère", mais plutôt « el dénia »; l’environnement, au sens de monde en perpétuel mouvement ; puisque « hadi el denia ! » , ainsi est et va le monde qui nous entraine dans sa ronde. Je pense même que le mot « climat » n’existe pas dans son vocabulaire quotidien.

Je me serts bien entendu de cette voix maternelle, pour donner un ton moins solennel à un sujet des plus sérieux. Mais je sais par contre que la plupart des choses qu’elle m’a relevée sur la nature ont été confirmées par les écologues que j’ai eu la chance de rencontrer durant mon parcours en Algérie. Que voulez-vous, moi aussi je suis avant tout Algérien et j’aime avoir l’avis des grand-mères et des papys de mon pays d’origine. Allah ghaleb, on ne changera jamais cette nature en moi. Le climat peut changer, la terre devenir une fournaise, tant qu’il y aura un de ces arbres humains pour m’offrir l’ombre de leurs cimes, et bien, je garderais toujours espoir qu’il est possible de survivre à tout ; tant que l’on a un esprit qui appréhende le monde avec les deux yeux, et non le seul regard de borgnes parmi les aveugles. Le deuxième œil, c’est celui de l’Humanité...

Donc, me voici armé pour une enquête en profondeur sur ce sujet. J’ai d’abord interrogé un honorable ancien de mon pays d’origine. Et comme moi, je né d’une autre pluie qu’elle ; et que souvent nous avons appris ensemble, en confrontant nos deux mondes ; Guerbes, Paris. Nous ne sommes pas toujours d’accord, mais comme nous nous aimons d’un amour infini, nous avons toujours cherché le consensus ; et souvent nos « joutes » philosophiques finissent par un énorme câlin. Celui qui a connu la chaleur d’une mère aimante et protectrice, ne saurai prendre une montée de température que pour une fièvre passagère.

"Une fièvre? C'est forcement mortel?"

« Tu sais, peut-être que la Terre a juste une fièvre ? Tu sais la fièvre, elle est bonne est mauvaise à la fois. Elle permet justement d’évacuer la maladie. Moi, par exemple, parfois je donne des concoctions de plante en tisane, justement pour la provoquer. Et quand je veux la faire baisser, je n’utilise pas un thermomètre, que je sache, je cueille des plantes, j’en cultive certaines et, en ce qui concerne mon environnement intime, je plante des arbres et je sème l’eau autour de moi comme le plus grand trésor de la vie. » Nouara n’a jamais eu ni eau courante, ni électricité domestique, ni gaz, et si peut souvent de frigidaire. Elle n’est pas innocente de tout cela, mais en l’observant un jour son malaise dans la confortable villa de mon père, j’ai compris que nos commodités l’ennuyaient plus qu’autre choses. « Vous maison et votre monde il est fait pour des vieillards impotents ! Wallah on s’ennuie à mourir chez vous. Les gens ne vivent que pour perdre leur temps. Moi, dans ma ferme, j’ai le temps de tout faire et je me satisfais de ce que la vie a bien voulu m’octroyer. Tu sais, Hamdoulillah, c’est un mot magique quand tu le comprends vraiment.

Rassures toi mon fils, al climat ta3houm, il a toujours changé. Et puis si ça se réchauffe, il faut concentrer ces efforts pour s’adapter et non s’inventer des remèdes et des maladies qui n’en sont pas. Ou alors, c’est dans leur tête qu’ils sont malades, tes doctor ?! Ou alors, comme les marabouts de cette époque, qui ne valent les Talebs de ma jeunesse, qui t’invente un sort jeté sur toi pour te vendre son remède. C’est un truc vieux comme le monde qu’ils te font tes gawris ! En plus tu m’as dit que « fiha souward » ?! Ah ils ont créé un sendouk ? Shal ? Combien ? Ehhh, mela beyna l’affaire... Ou ta3na kabou biha ? Alors rassures toi, si ils ont marché dans la combine, c’est qu’il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent à la clef. Tu sais, ils ont connus la même faim que moi...je les connais...sauf que eux, le mot magique, ils ne le disent jamais... Tu peux dormir tranquille mon fils, makayen walou... » Nouara, assurément, aurait conclu de la sorte par un long et profond Hamdoulillah...

L'avis qui compte, un théor"aime" et non vérité absolue...

"Quand on a la polémique dans la peau", comme dis souvent de moi ma chère mère Atika, on ne peut se suffire de la sagesse d’une grand-mère algérienne que certains considéront ignorante et analphabète. Certes. Mais on peut aussi reconnaitre que son point de vue a de l’importance sur le sien ; et avoir ce genre de repères ne vous empêchera jamais de douter de tout enseignement sans l’avoir d’abord validé sous le filtre de sa propre logique ; comme me l’a toujours enseigné Nouara.

Je voulais juste être sûr que nous, Algériens, allons accepter, de nature, une théorie occidentale ultra anthropocentriste. Qui place l’homme comme une toute puissance sur Terre. Alors que la majorité d’entre nous croient qu’il n’y a de toute puissance que celle de l’Equilibre. Chaos générant l’Ordre ; l’Ordre perturbant le Chaos à dessein de Justice ; la Vie qui finit par la Mort ; et puis de la Mort nait une autre vie.

Dieu m’en préserve, je ne fais pas ici allusion à la religion comme unique référence dans cette affaire. Mais plutôt à ce socle indéniable qui porte la société algérienne, même contemporaine. Je sais que la vision religieuse de Nouara est celle d’une Science au service d’une conscience, et non qui aspire à devenir dogmatique comme une religion mal interprétée. Les croyances de Nouara n’ont rien d’antagonistes avec la science, puisqu’elles se confirment mutuellement depuis des millénaires, bien avant même l’Islam. Nouara le sait, certaines de ses légendes d’El Djazaïr datent même depuis bien avant l’arrivée du Message sur Terre...

J’ai tout simplement pensé d'abord comme un douari algérien. Parce que c'est dans mon douar que j'ai appris à appréhender la nature, dans l'intimité .Et pour celles et ceux qui se serviront de cela comme un argument de critique, d’avance, je les y encourage...

Car celui qui ne sait pas la valeur intellectuelle de l’esprit du berger, ne saurait jamais être rien de plus qu’un mouton savant. Pour moi, croire en tout cela, du moins ne pas le renier, c’est justement la modernité qui manque à la société algérienne avide de singer le docteur qui l'a rendu malade de sa propre imagination...

Nous allons donc, une fois cette deuxième longue digression utile, pouvoir enfin aborder le sujet avec une approche cette fois-ci la plus scientifique possible; du moins en nous référant à l’avis d’expert des deux camps. Celui des « climato sceptiques » et des fanatiques d’un monde en dé carbonisation.L'apocalyspe vert...

« Koul 3otla fiha khayr... » Aurait ajouté Nouara pour me soutenir auprès de vous. J’ai conscience de tarder à parler vraiment de CO2 ; mais que voulez-vous l’enseignement que j’ai appris à Guerbes, utilise un apprentissage d’abord inductif, puis déductif...C'est tout à fait naturel pour un Algérien qui se respècte...

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
Voir le profil de Karim Tedjani sur le portail Overblog

Commenter cet article