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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

COP21: « La Terre est-elle vraiment une bulle climatique dérivant dans l’espace ? »

L'effet papillon...

L'effet papillon...

On sait depuis Poincaré que, n’importe où sur notre planète,  le simple vol d’un papillon peut générer   ailleurs une tornade.   Cette loi  est-elle supposée s’arrêter aux frontières éthérées  de l’atmosphère terrestre ? Ne pourrait-il pas en être de même d’un  quelconque évènement cosmique  avec « le » climat de la Terre ? Vivons-nous vraiment  dans une bulle climatique totalement  hermétique au  reste de l’Univers ?

 

"Tout est relatif! Rien n'est absolu..."

Revenons à l’image de l’effet papillon et du cataclysme qu’il a engendré. Il  se déchainera  bien après, ainsi qu’à  à des milliers de kilomètres de cet endroit. Là  où notre charmant insecte commettait une action des plus anodines et quotidiennes, à son échelle.  En nous entrainant,   qui sait, au passage de son vol léger,  vers la plus bucolique des rêveries printanières !  

Tandis qu’un tout autre point de vue se profilera bientôt ailleurs.  Ceux qui essuieront ce fléau tellurique envisageront collectivement  la question avec un tout autre esprit.  Même si certains parmi eux se risqueront à la théorie qui fait d’un insecte une force  de la nature insoupçonnée et terrifiante ;  beaucoup d’autres ne verront pas non plus  d’opportunité   à ce que  la nature des causes réelles de cette crise écologique  soient d’une origine apparemment   si  peu spectaculaire. Le vol d’un papillon...tout même, cela n’est pas très vendeur ! Parce  que, quel produit ou machine pourra-t-on commercialiser  contre un papillon qui vole à un instant T et un lieu précis  si lointains?  

 

Politiser l'inconnu

Même si certains parmi eux en ont eu vent, ils voudront sûrement trouver des raisons bien plus endémiques pour  justifier un tel phénomène surnaturel. Car, il n’y a rien de plus angoissant pour l’être humain que d’imaginer un monde où les choses lui échappent.  Et à des problèmes locaux, rien ne le rassure plus que des mesures globales. Peut-être, aussi,  de plus,  que le reste de la  population réclamera des raisons tout  à  fait humaines pour expliquer  un  tel phénomène.  Cette tornade surgie de nulle part deviendra plus qu’un sujet scientifique. Il   leur faudra inventer un nouveau modèle d’idéologie hybride entre la science, la croyance et la politique pour l’aborder.  

Sur le lieu de cette tornade, disais-je,  certains prétendrons qu’elle est la pitance d’une force suprême pour cet homme qui ose défier ses lois en regardant vers le ciel ;  comme jadis il croqua dans la pomme du savoir. Ecologistes ou religieux, parfois les deux,  créationnistes ou évolutionnistes, ils considèrent  l’Apocalypse sur Terre comme  une évidence à laquelle il faut se préparer. Toujours le même coupable dans la théologie de l’écologisme et du Dieu Unique : l’homme qui n’a pas été assez digne de sa mission divine ou écologique, selon les croyances collectives et personnelles de chacun.

L’écologisme est, il me semble, au capitalisme, ce que la religion a été entre les mains des monarques du Monde entier. Un authentique Message de science et de raison dévié de sa substance  pour nourrir son contraire le plus absolu. Il faut croire que sur Terre, bien des prétendus Royaume de droits divins n’ont servis et ne servent  toujours que de bas intérêts très terre à terre... 

Science et bonne  conscience

Et ni Dieu ou  la science, ne peuvent être tenus responsables d’une  manie qu’ont ces hommes, de mettre un « isme »  séparateur à la fin de tous les mots qui devrait nous rassembler. Ceux-là oublient souvent qu’une des plus sûres façons de croire, est de savoir. Le savoir n’est-il  jamais plus authentique, que lorsque qu’il est systématiquement passé sous le filtre d’une science de la même lignée? Nous serons toujours coupables, à leur égard, de ne pas savoir...

Le papillon est-il  seul responsable de la tornade que son vol a provoquée ?

Je ne sais si cette théorie répond à cette question fondamentale ; je ne suis pas  scientifique, sinon peut-être de mon propre langage. En cela aucunement elle ne me parait  incompatible avec une croyance en une religion qui s’adresserait d’abord aux gens de science et de raison.  C’est cela même, de ce que j’en sais, que toute religion  authentique   devrait puiser   ses « miracles »

Aussi rien ne m’étonne quand on prétend que les raisons du réchauffement climatiques sont peut-être aussi à incomber  à l’activité solaire. Non que j’y voie une vérité absolue ou que je sois climato sceptique. Disons que mon éducation algérienne m’a convaincu  que ce qui est valable pour un papillon l’est sûrement  pour une planète...

 

Ni scpetique, ni convaincu

Disons aussi, plutôt,  que mes longs étés passés à apprendre la nature dans un petit paradis sur terre situé à l’extrême nord-est de l’Algérie, Guerbes, m’ont enseigné que les lois de la nature sont universelles autant qu’elles nous dépassent. Il n’y a qu’humilité à éprouver  face à un système dont la complexité échappe encore largement à l’ésotérisme mathématique des algorithmes humains. Une nature qui nous contient et non que nous entourons de « notre » supposée toute puissance  industrielle actuelle.

Pour moi et tant d’autres,  la Terre ne peut-être une bulle  hermétique au reste de  l’univers ; même si une atmosphère qui lui est propre l’entoure. La Terre ne saurait être  insensible aux effets papillons galactiques dont nous n’avons pas forcement  toujours connaissance.  Cette théorie ne réfute en rien le réchauffement climatique, elle dit seulement que l’augmentation des gaz à effet de serre n’est pas la cause, mais la conséquence du réchauffement planétaire...

Donc, si je sais l’effet avéré de la présence des arbres sur les précipitations, je ne serais pas étonné de savoir qu’un phénomène  ne trouve pas sa source  seulement dans un évènement local. C’est ce qui, personnellement,  m’a poussé à voyager à travers mon pays d’origine pour comprendre la déforestation de ma région d’adoption en Algérie.  Comme j’ai appris que les vers de terres étaient les plus grands laboureurs du monde vivant ; que la fourmi consommait plus de couverture végétale à elle seule que notre espèce...  

C’est en me rappelant les leçons d’un vieux berger algérien tout en apprenant de chercheurs algériens et étrangers , sur le terrain, à force de lectures et de visionnages vidéos,  je me  suis à présent convaincu qu’il  y a forcément  toujours des causes exogènes à des effets endogènes. Cette connexion  entre les choses, mon grand oncle la faisait le plus naturellement du monde, quand il répondait à quasiment toutes mes questions par des paraboles et des proverbes. Nos  anciens, les gens d’avant – el ness bekri-   appelaient  cette art du dialogue « Maânas » et pensaient que tout est lié par la même Unité.

 

Un faux débat, une polémique qui n'en est pas une

J’entends déjà certains s’indigner et penser que  douter de la prédominance des gaz à effet de serre d’origine industrielle sur le réchauffement climatique,  serait ainsi dédouaner les industriels de leurs responsabilités sur le réchauffement du Climat.

Moi je dis bien au contraire, ne focaliser que sur la théorie du CO2, cela revient à nous détourner de leur principal écocide planétaire : la déforestation, l’empoisonnement de nos sols et de notre nourriture,   le génocide de tant d’espèces vivantes la pollution de notre air et tant  d’autres fléaux. Certes, s’ils ne sont pas toujours  « catastrophiques »  à l’échelle quotidienne où on les commet,  n’en demeurent pas plus avérées. Et cela dès à présent. Il n’est plus question ici  de prévisions, ni de théories de laboratoire rendues certitudes de salons...

De plus, quantifier  un supposé péril par une mesure chiffrée et quantifiable en monnaie... n’est-ce  pas  là  une  fâcheuse manie  de  certains êtres humains dont on reconnait  ici  la signature compulsive ?

J’ai aussi appris également que toute approche écologique qui focalise sur une problématique, fut-elle aussi complexe que celle du climat, ne peut être totalement fiable et juste. Elle est souvent plus idéologique  que réaliste.  Aussi sûrement que les pesticides n’ont jamais ni  limités ni affaiblis des insectes que la monoculture et sa pauvre biodiversité ont poussés à proliférer. Cette fois-ci, c’est un tourbillon  planétaire de poisons qualifiés de « remèdes » qui a provoqué l’envol de la démographie de la plupart des insectes que nous considérons de ce fait nuisibles à notre économie de l’absolutisme...

 

L'Homme n'est pas le centre de l'Univers!

C’est pourquoi, je ne suis sceptique que de la chose suivante, quand il s’agit de « lutte contre le réchauffement climatique »  : peut-on vraiment dire qu’il est possible de lutter contre un phénomène, malgré tout naturel , et ne pas se prétendre le maitre absolu de l’Univers? Le refus en bloc de l’influence du Soleil ou de quelconque autre phénomène qui échappe à notre influence, ne serait-ce pas en fait  celui de remettre en question un ordre établi qui doit se montrer toujours suprême et absolu  dans le dessein de rester maître de nos esprits?

Mon petit écran m'a appris que la plupart des "méchants" qu'il dénonce ne sont pas forcement  toujours les plus criminels. Je  ne  peux  donc totalement adhérer à la seule théorie des gaz à effet de serre, aussi avérée leur existence soit-elle. Autant de sa prétendue augmentation seulement due à l'activité humaine... 

 

Décidément,  occupé que j’étais à voir les méfaits réels et avérés  du capitalisme mondial sur l'environnement de l'Algérie, j’allais oublier que cette Cop21 aura le mérite de m’intéresser de plus près à toute cette « climatomanie » qui se profile dans ma ville natale,  cet automne, à Paris.  J’espère seulement qu’elle ne  risque pas trop  d’occulter  bien des autres facettes d’un crime dont la nature est beaucoup moins abstraite et éthérée que le concept de « lutte contre le réchauffement climatique » ...

Karim Tedjani (Texte et photos)

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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