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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"L'écologie des mots " #1

En Algérie,  comme beaucoup de pays maghrebins, on parle régulièrement  d'environnement dans plusieures langues...(Photos: Karim Tedjani)
En Algérie,  comme beaucoup de pays maghrebins, on parle régulièrement  d'environnement dans plusieures langues...(Photos: Karim Tedjani)
En Algérie,  comme beaucoup de pays maghrebins, on parle régulièrement  d'environnement dans plusieures langues...(Photos: Karim Tedjani)
En Algérie,  comme beaucoup de pays maghrebins, on parle régulièrement  d'environnement dans plusieures langues...(Photos: Karim Tedjani)
En Algérie,  comme beaucoup de pays maghrebins, on parle régulièrement  d'environnement dans plusieures langues...(Photos: Karim Tedjani)
En Algérie,  comme beaucoup de pays maghrebins, on parle régulièrement  d'environnement dans plusieures langues...(Photos: Karim Tedjani)

En Algérie, comme beaucoup de pays maghrebins, on parle régulièrement d'environnement dans plusieures langues...(Photos: Karim Tedjani)

Quelques mots sur l'environnement  (et  de l'utilité  de réfléchir à leur sens)

Dès lors que la parole s'est transformée en technique pour convaincre, deux voies se sont ouvertes qui, malgré Aristote, semblent assez perméables l'une à l'autre : L'une continuera, jusqu'à aujourd'hui, à postuler la toute-puissance potentielle de la parole ainsi transformée en outil pour convaincre, l'autre suggère que l'usage de l'outil devrait être rapporté à une éthique spécifique, quitte à rompre avec la recherche systématique d'une efficacité, d'ailleurs souvent illusoire. Aristote donne ainsi les termes de ce clivage en soulignant avec force que la fonction de la rhétorique n'est pas de persuader à tout prix " Mais de voir les moyens de persuader que comporte chaque sujet ".

Philippe Breton / Extrait de: La parole manipulée (1998)

 

On a coutume d’admettre que l’homme, en inventant l’écriture, donna ainsi naissance  à la notion d’état.  Ce qui rend  donc naturellement corollaire à cette vision, l'idée  que la maitrise du langage est  un des  fondements du pouvoir politique; mais aussi un des meilleurs outils pour s'en défaire, quand  il n'est pas légitime.  

Dans nos sociétés ultra médiatiques  comment  le discours publique aurait-il  pu rester  totalement innocent à nous décrire l’environnement ?

 

 

Le pouvoir des mots

La parole, les mots, relégués au degré de science rhétorique, d’art de moduler leurs sens pour convaincre, deviennent  ainsi médias de pouvoir. Car, n’est-ce pas le principe même de la démocratie médiatisée ?  De convaincre ...

Nul besoin  ici de citer tel ou un tel philosophe antique   pour affirmer sereinement que l’art de convaincre et la science linguistique  sont les deux revers  tranchants d’une même épée de Damoclès ;  qui siffle  parfois sur nos têtes comme les sirènes d’un cerveau reptilien déchirant le vent de nos élans à progresser vers le meilleur de notre âme; à ne pas écouter que les sirènes de nos estomacs. 

Les mots ne sont jamais innocents, même quand ils ne sont pas intentionnellement  coupables ; mais  à coup sûr,   ce sont les plus habiles  complices de celles et ceux qui ont su en percer les mystères. Ce n’est  pas pour rien que,  pendant longtemps, l’écriture et la lecture furent réservées à une élite. Ce furent  d'ailleurs sont souvent les plus grands  démagogues ou dictateurs populistes   comme Charlemagne  ou Napoléon qui ont lutté contre l’analphabétisme dans leur pays. Sinon comment auraient-ils pu  diffuser leur propagande à l’échelle de tout un empire ?

Cette réalité historique qui associe pouvoir et parole  peut être abordée  selon différents points de vue ;  en fonction  du  sujet  où elle est sollicitée pour l’expliquer.

S’intéresser au pouvoir des mots sur notre environnement, il me semble, est une bonne façon de mettre en exergue   certains traits indissolubles de la nature même de nos sociétés  dites "modernes"  ainsi que  de leur conception  contemporaine de cet espace. Un milieu humain à la fois matériel et immatériel, quand on considère l’environnement à sa juste dimension. Donc, il me semble, on ne saurait limiter l’étude des habitats et des interactions  environnementales  de l’espèce humaine par la seule approche de l’écologie scientifique ou des sciences sociales ou économiques.

 

La sémantique et la poésie à la rescousse de l'écologie

Il faut appeler également celles du langage au secours d’une si vaste entreprise. Toute la difficulté est là, quand on se penche sur la notion  d’environnement ; c’est un abîme profond, sans écho, qui vous tend les bras...

Un puit de science, d’émotions humaines, de statistiques, de nombres en tout genre,   de concepts philosophiques, d’idéologies politiques, d’expressions artistiques  de tous styles . Bref ce n’est pas simple à définir l’environnement.  Alors que cela devrait  être vécu de manière totalement naturelle. L’homme ressent les choses qui l’entourent avec son corps,  son "cœur" son âme, et son esprit. L’environnement ne peut être une réalité sociale  établie que si elle est acceptée  et confirmée  par  une expérience intime.  C’est pourquoi quand on  parle de climat mondial, de lutte contre les changements climatiques et de tous les thèmes associés à ce débat, on doit le faire d’abord avec ses propres outils. Suivre en premier lieu son instinct personnel,  avant de donner raison à  telle ou telle  conviction préétablie par une volonté de pouvoir en action. 

Le mien,d'instinct, habitué à sentir la nature  ailleurs que sur mon petit écran, m’interroge sur  celle  des mots qui entourent et influencent notre vison du « Climat ».Non pas pour seulement critiquer. Mais avant tout dans le dessein  de comprendre. Puisque la COP21, se profile et que l’Algérie mon pays d’origine, ainsi que la  la France, nation de ma  naissance,  vont se  rencontrer   à Paris autour de ce sujet d’envergure globale.  Et cela entourés de pas moins de 196 pays étrangers; du moins ainsi qu’ils y  sont attendus.

 

L'Algérie politique  plus  concernée par  la protection de l'environnement que par le respect de  la nature 

N’oublions pas que l’Algérie, par le biais de sa diplomatie,  semble  avoir été mise à l’honneur lors de ce prochain événement  planétaire  dédié aux changements du climat  mondial.  Qui semblent être devenus irréfutables par l’intelligentsia  mondiale  officielle. Plus d’un millier d’intellectuels du monde entier, tous ainsi nobélisés, pour avoir contribué  à confirmer  de manière établie l’existence de ces changements ainsi que l’influence de nos sociétés industrielles sur ce phénomène.  

C’est dire que, normalement, chaque Algérien et Algérienne, devrait s’interroger sur un sujet dans lequel notre pays s’est apparemment engagé de plein pied.  Un processus  consensuel auquel certains pays du Nord ne semblent  cette fois-ci pas être  si frileux qu'à l'accoutumée.

Loin de moi la prétention de vous faire une analyse  de journaliste, ni cours d’histoire ou de sémantique  sur le sujet. Ni de  prétendre vous apporter les clefs d’un si vaste environnement de questions. Vous l’aurez deviné, pour celles et ceux qui ont pris l’habitude de me lire, j’en suis malheureusement incapable...

Cependant, la curiosité n’est un  souvent vilain défaut  que dans l’esprit de ceux pour qui la crédulité  libérée du doute est un fonds de commerce intarissable. Je pense qu’il ne serait pas inutile pour nous de réfléchir par nos propres moyens sur l’influence des mots sur notre environnement intime ou collectif.  D’autant plus que l’on ne semble pas nous y encourager en Algérie, et que c’est un sujet des plus négligé par nos intellectuels, il me semble. A tel point que je me suis obligé à surmonter mes lacunes dans leurs domaines de prédilection afin de les inviter à élever cette réflexion à la hauteur de leur grands esprits algériens. 

D’autant que je suis tout à fait  conscient que mon approche ne peut être que partielle, dès lors qu’il s’agit de l’environnement algérien.  Au regard de la faible influence contemporaine  du français sur l’environnement quotidien  de millions d’Algériens   qui ne parlent pas ou pas vraiment  le français. Pour moi ce travail d’analyse doit être accompli, bon gré malgré, pour toutes les langues qui  constituent l’écosystème linguistique de l’Algérie moderne. C’est aussi à nos poètes, nos historiens, nos philosophes  nos linguistes, nos théologiens   et nos sociologues, et  pas seulement à nos écologistes et écologistes que ce travail de fond incombe. Car dans ce champ de réflexion environnemental, il me semble, il y a beaucoup de pistes à trouver pour redonner à la modernité algérienne une nature plus algérienne ; c’est-à-dire universelle et singulière à la fois.

 

Les modernité multiples du "monde moderne"

Car justement, peut-on appréhender  le mot « modernité » de la même manière au Nord comme au Sud du globe terrestre ?  Sans risquer la confusion ?

L’avènement   des Temps modernes,  en Europe, par exemple,  est  régulièrement daté  par  la découverte des Amériques en 1492. Du moins,  pour ceux qui lui reconnaitront  une origine antérieure à la révolution industrielle.

En ce qui concerne l’Algérie moderne, certains diront que l’Emir Abdel Kader en fut le père fondateur  en créeant le premier état algérien souverain ;  d’autres paraissent la  remonter à l’Indépendance  de notre pays, d’origine ou de naissance.  Pour ma part,  et si l’on considère la modernité d’un point de vue purement environnemental, et non plus seulement technologique, social,  ou historique,   celle de l’Algérie devrait remonter au premier  voyage de l’Emir en France ;   et  notamment  lors de sa visite à  l’exposition universelle.

Pourquoi ?  Il me semble que nombre d’historiens de l’environnement considèrent que la modernité telle qu’on a inventé ce mot en Europe, fut  portée par une prise de conscience du monde colonial  de ses différences fondamentales avec un monde qui lui était  jusque-là inconnu, donc, un monde nouveau.  Aussi, de la même manière, en  découvrant la métroplole, l'Algérien s’immergea à son tour  dans un monde nouveau.  Comme le firent les premiers « gawris » en Algérie.  Toutes les découvertes  et les évolutions du monde occidental qu’il a dû découvrir  également lors de cette  exposition internationales, ont dû  lui révéler toute la différence entre son environnement et celui de ses oppresseurs, furent-ils devenus plus affables avec lui après sa reddition. Il me semble que ce révolutionnaire algérien aura pu  comprendre qu’il aurait dû effectuer ce voyage alors qu’il était encore libre et que la France ne vienne occuper la terre d’El Djazaïr.
 
Disons que, pour reprendre   à notre compte la   célèbre parabole de l'auteur   colonialiste  Daniel Defoe,  la modernité du « tiers monde » ne devrait ni  démarrer ni avec la venue de  Robinson Crusoé, ni avec  la capitulation de Vendredi. Mais bien quand ses frères « sauvages » décidèrent de changer leur plein gré leurs  comportements ancestraux  pour   survivre à cette collaboration contre leur nature;   entre le colon et l’indigène colonisé. Quand ils découvrirent le monde de Crusoé non plus à travers ses yeux et sa domination,  ni sa bienveillance paternaliste, mais avec leur regard innocent de  sa modernité. Quand ils voulurent l’assimiler avant qu’elle  ne les engloutisse...
 
Voilà ,à mon sens,  le vrai projet de  la modernité algérienne : comprendre le monde qui nous entoure non pour le subir ou chercher à lui ressembler en tout point,  mais pour l’influencer  aussi ; participer à son évolution tout en gardant conscience de sa propre singularité dans cette environnementalité  aux multiples influences internationales.  Auquelles  seul un pays réactionnaire et hermétique aux dialogues de fond   pourrait être totalement fermé...

 

La parole manipulée au service de la démagogie

Mais revenons à notre sujet central, et je vous prie de prendre cet avis avec la précaution d’un lecteur face à un auteur qui n’a pas encore étudié le sujet en profondeur.

Cette fois-ci,  pour poursuivre ce premier billet sur le champ lexical  de l'environnement, j’évoquerais le nom d’un  intellectuel français contemporain. Philippe Breton, qui publia en 1998 un délicieux petit essai concernant « La parole manipulée ». Il   y soutient ici, avec une clarté de ton et de forme des plus pédagogiques, que certains mots courants dans nos débats démocratiques sont des « mots pièges ».  L’auteur pose également, avec beaucoup de brio,  une question fondamentale pour aborder tout débat politique ou médiatique :

Que se passe-t-il  quand celui qui veut amener l’autre  à épouser ses idées, par les voies du dialogue, même démocratique,   connait le sens des mots avec une plus grande acuité  que son interlocuteur ?  Que vaut la démocratie quand ceux qui l’activent dans nos sociétés sont devenus de véritables professionnels de la parole, tandis que les masses de consommateurs s’appliquent à tuer le langage de son étymologie par de vagues formules abrégées. 

On le dit si peu souvent, mais la technologie et la science ont largement donné les moyens à certains d’avoir mille et  unes longueurs  d’avance sur nous en matière de langage. On ne s’en rend pas vraiment compte, si ce n’est d’instinct, mais les  mots viennent  de moins en moins du monde d’ici-bas ; leur laboratoire n’est plus seulement la rue ou la nature.  À l’échelle mondiale, le plus grand réseau social  virtuel de la planète  est aussi celui des nantis de ce monde où  ordinateur  et internet sont loin  d’avoir  pénétré le quotidien de milliards de terriens. Au point de pouvoir les façonner avec des  mots  dont les  définitions collectives   seront les plus sympathiques avec des intérêts personnels en commun. N’est-ce pas là que se situe la frontière la plus flagrante entre démocratie et démagogie ? Entre dire et faire semblant ?

 

Le climat des mots 

Par exemple,  on  devrait toujours  s’inquiéter de  ces formules de styles qui occupent largement   le champ lexical  d’une actualité  médiatique. Plus elle est globale est plus il semble que leurs définition semblent  focaliser sur un caractère bien particulier de son sens ; et ce à des fins de communication plus diffuse et assimilée par les « grandes masses » populaire.  Tous ces mots qui seront « bombardés » avec récurrence dans nos têtes, afin   de  nous expliquer « clairement »  le « pourquoi du comment des choses »...sont-ils vraiment innocents ?

Comment leur comprendre un sens qui n’aurait aucune arrière-pensée politique dans un monde où le « Marché » est un roi au-dessus des états du monde entier. Le langage des chiffres est en train de lentement substituer celui des mots, ou du moins de s’y mélanger. Qui  n’aura pas le droit de prédire que nous ne parlerons, dans un siècle,  peut-être plus qu’en code HTLM ?  Ou qu’un autre langage informatique ne soit enseigné à l’école comme une deuxième langue obligatoire ? Que nos langues alphabétiques  ou idéographiques ne seront un jour plus vraiment  aptes à définir notre environnement de plus en plus virtuel ?

Personnellement, si j’ai bien appris quelque chose  en m’intéressant à l’environnement , c’est que les mots ont une énorme incidence sur notre vision de ce qui nous entoure et nous influence. La politique environnementale d’une nation,  la langue dans laquelle elle sera conçue détermineront bien des angles de notre environnement quotidien.   Et, concernant le Climat, ainsi que ses thèmes les plus  corollaires, je trouve qu’il y a  tant de choses à analyser, même sous le filtre d’une approche si peu académique que la mienne.

 

"El Bia" un concept occidental "arabisé". 

Si en Algérie, tout d'abord,  la nature est devenue environnement, dans la politique nationale, et même en arabe (el Bia) cela  peut être perçu comme une influence  environnementale de  l’anglais , puis  du  français. dans la conscience moderne de l'environnement que nous, Algériens,  sommes en train de développer pour l'Algérie.

Car  en Algérie, on a arrêté de parler de Tabi3a,  la nature, seulement après que l'environnement  replace ce mot  dans la terminologie  la plus établie parmi l’ensemble des nations industrielles du Nord. Et, de la même manière,  que l'on y confond souvent   protection de la nature  avec celle de l’environnement. Pour moi la nature est un milieu  qui contient  l’homme. Tandis que l’environnement  tel qu'il est décrit par les officines onusiennes  actuelles est  un écosystème où  l'homme  est  centre de toute choses sur Terre. 

Ce qui va, il me semble, en totale contradiction avec l’esprit   oriental. Où  la tradition ancestrale est   que   l’homme n’est pas le centre du monde, mais   une partie inspirée par un souffle créateur.  D’après le célèbre historien de l’environnement Rémi Brague, dans son ouvrage « Le règne de l’homme »,  l’Islam se différencie des autres religions monothéistes  par une approche de la place de l’humanité  dans la nature ;  qui  rend  ce dernier non l’objet d’une domination humaine sous ordonnance divine, mais  plutôt, une mise à disposition de tous les bienfaits de la nature par cette volonté divine  en direction de l’être humain. Dans la tradition hindoue ou taoïste notre humanité ne semble être  qu’une sacralisation des forces élémentaires de la nature ; qui a une dimension beaucoup cosmique et ésotérique que seulement   terrestre.

L'homme est un tout dans un tout encore plus granb que lui; dont il a hérité des compétences qui le démarquent certes du reste de la Création, mais n'en fait absolument pas le maître. Voilà en quelques mots la vision orientale de la nature et de ce que nous appelons injustement l'environnement quand nous voulons la protéger. 

L’environnement, comme sphère de la suprématie de l’humain sur le naturel est donc un concept  typiquement occidental ; voire fondamentalement inspiré par le protestantisme anglo-saxon  ainsi que  le catholicisme  latin. Un grand nombre de théorie écologistes soutiennent cette corrélation, certes, le plus souvent pour la critiquer. Ce qui n’est pas ici mon intention. Il n’est pas question de dire que l’approche musulmane ou orientale, si chère à la majorité des Algériens  et beaucoup de pays dits du « Sud », rend l’homme  naturellement plus vertueux face à la nature. Juste de dire que son absence d’anthropocentrisme est un des points de rupture avec la conception occidentale de l’environnement. Elle a au moins le mérite de le rendre plus humble, car aucunement elle fait de lui un  maître potentiel pour la nature.  

 

Hadi hi l'denia...

Souvent, il me semble,  ce que l'Algérie politique qualifie  de  « Bia »    était siginfié populairement  par le terme « el dénia »,  en Dérija. Le monde terrestre, la réalité des hommes. et du reste du monde vivant.

Ce « Biha »,  qui  à présent dans l’esprit de nos concitoyens,   confond nature et environnement dans un rapport d’extériorité au sein d’une sphère interne. Ou plus simplement place l’homme dans la nature comme un  corps étranger immergé dans un mode hostile;  qu’il doit absolument maîtriser. Pour dépasser le cap biologique et social de la survie.

El Dénia, lui,  donne une dimension à l'environnement beaucoup plus cosmique, ouverte sur l'exterieur que le mot "Biha" en arabe classique. 

El dénia,   un ensemble dynamique  qui  n'entoure pas  les humains, mais les rend acteurs sur une scène à plusieurs étages d'existence. El dénia, c'est la vie en action, et comme on dit, "rahi douara";  elle change, elle tourne;   aussi sûrement que la terre tourne autour du soleil.

L'environnement, lui, est quelque chose que l'on aspire à garder figé, qui se   protège,  se conserve ou bien en encore préserve une nature qui devient coupable dès lors qu"elle se met à changer. Un ordre établi qui n'a pas de raison de changer pour certains nostalgiques d'un temps où l'environnement et l'écologie étaient des sujets qui concernaient politiques, scientifiques et militants. 

La vie,  elle, el dénia, on ne lutte pas contre ses changements.  on s'y adapte, on accepte qu'elle puisse évoluer. Et, de plus,  l'on sait, en Algérie, que son évolution est loin de dépendre de forces humaines, bien loin de là...

 

Définir l'environnement Algérien

Avec des concepts algériens compatibles avec la nature algérienne; non pour se demarquer du reste du monde, mais plutôt pour lui offrir le meilleur de l'Algérie et des Algériens, un peuple capable de concervoir tout ce qui l'entoure et l'influence  dans plusieurs langues;  et parfois même simultanément... 

Vaste sujet, auquel j'invite de vrais experts algériens  à se pencher. J'ai voulu juste ici poser quelque bases et mettre ma réflexion à l'épreuve de l'intelligence de mes lectrices et lecteurs qui, je le sais, pour beaucoup ne sont pas nés de la dernière pluie quand il s'agit d'Algérie ou bien d'environnement. 

 

Critique  locale positive de l'éxotique;  pour une contribution endémique à un projet universel... 

Voilà pourquoi, quand on vous parle de « réchauffement climatique » de « changements du climat » ce n’est pas tout à fait pareil. Ce qui rend fragile l’écologie en Algérie, c’est que nous n’avons pas, apparemment, développée de véritable pensée  environnementale moderne. Celle qui doit inclure la machine, le monde virtuel et les nouvelles donnes écologiques de notre système  de consommation et de production -à l’occasion- nationales. Nous devons nous pencher sur les mots du capitalisme vert avec toutes les armes de notre côté.

Pour cela,  il faut une connaissance de la nature algérienne, ainsi qu’une étude approfondie de ces concepts étrangers, sous l’œil d’une critique  endémique, certes, mais positive car capable encore d’assimiler le meilleur des autres pour conserver le meilleur de soi-même.  Comprendre d’où l’on vient pour savoir où l’on va...

C’est ce que je tenterais de faire dans un prochain billet  corollaire à cette longue introduction...

 

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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