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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Rencontre nationale de concertation sur les changements climatiques : « Les efforts de l’Algérie lui ont valu le respect de ses pairs »

«L’Algérie déploie des efforts considérables afin de se préparer à l’entrée en vigueur en 2020 de l’accord universel qui devrait couronner la conférence de Paris qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015», a indiqué, hier, l’ambassadeur de l’Algérie aux Nations unies et coprésident du processus de négociation de la COP21 (ADP

PUBLIE LE : 29-07-2015 | 0:00

 

La contribution de l’Algérie à la conférence mondiale de Paris sur le Climat (COP21) déclinera la stratégie de l’Algérie de réduction des gaz à effet de serre, tout en préservant les intérêts du pays et son droit légitime au développement durable», a souligné, hier, le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, M. Abdelouahab Nouri.
 

Le ministre, qui s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre nationale de concertation sur les changements climatiques, a invité toutes les parties prenantes que sont les institutions, les organisations socioprofessionnelles, la société civile, et les experts à participer au débat sur la Contribution nationale afin de parvenir à Paris à un accord qui préserve les intérêts de notre pays. Le ministre a fait savoir à ce titre, que «la contribution nationale sera remise aux Nations unies avant le 15 septembre prochain, après validation du Comité national Climat et adoption du Conseil du gouvernement».
Par ailleurs, le ministre ne manquera pas de rappeler les efforts consentis par différents départements ministériels comme celui de l’Agriculture, des Ressources en eau et l’Environnement, l’Industrie, l’Habitat et les Transport et d’autres départements pour contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il soulignera que les efforts de l’Algérie, au niveau national, ont été confortés par son dynamisme au niveau international, sur le dossier «changements climatiques», compte tenu de sa profondeur africaine, de sa dimension arabe et islamique ainsi que du croisement de ses intérêts avec ceux des pays en développement, des pays les moins avancés et ceux du groupe des 77.

« Mobiliser des financements adaptés et le transfert de technologies pour accompagner les pays en développement »
« L’Algérie n’a ménagé aucun effort pour défendre son droit légitime au développement et la constance de ses positions concernant le principe de la responsabilité commune, mais différenciée, le devoir des pays industrialisés à contribuer significativement aux efforts internationaux de réduction des émissions des gaz à effet de serre, lui ont valu le respect de ses pairs dans tous les forums de négociations sur les changements climatiques», a-t-il rappelé, tout en faisant remarquer qu’à «chaque fois que l’occasion s’est présentée, l’Algérie a mis en avant la nécessité de mobiliser des financements adaptés et le transfert de technologies pour appuyer et accompagner les pays en développement et ceux les moins avancés pour mettre en œuvre leurs programmes de lutte et d’adaptation face aux changements climatiques», a-t-il précisé. Le ministre a rappelé, dans le même sillage, que les changements climatiques et leurs implications négatives sur le devenir de l’humanité, constituent une préoccupation d’une extrême importance et sensibilité.

« Pour une lutte collective et coordonnée avec la synergie de l’action de la communauté internationale »
Il soulignera à ce titre, qu’il n’est possible à aucun pays, aucune organisation ni aucune région de lutter seuls contre ces changements climatiques. «La lutte contre ce phénomène doit être collective, coordonnée et avec la synergie de l’action de la communauté internationale et la mutualisation des moyens de celle-ci», a-t-il fait remarqué, précisant que c’est toute la planète qui est menacée par les changements climatiques.

Présent à cette occasion, le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a souligné les efforts entrepris «volontairement» par l’Algérie dans ce domaine, malgré sa position avantageuse en termes d’émission de gaz à effet de serre, vu son utilisation d’énergies propres notamment le gaz naturel, ainsi que le taux «modeste» de consommation d’énergie par habitant et par an. Il a cité à ce titre, la réalisation du projet de captage et de séquestration de carbone, au niveau du gisement de Krechba (In Salah), qui a permis la récupération d’environ 4 millions de tonnes de CO2 entre 2004 et 2012, soit l’équivalent d’un gain réalisé par la forestation de 50 km2.

Quant au ministre de l’Industrie et des Mines, M. Abdeslam Bouchouareb, celui-ci a souligné que l’environnement constitue une dimension centrale de la politique du secteur, qui reste la cinquième source d’émission de gaz à effet de serre en Algérie avec une consommation de 20% d’énergie. «Les premières actions visant à mettre termes à cette situation, ont été orientées vers la filière du ciment qui représente 70% des émissions», selon le ministre. Toutefois, il estime que le secteur de l’industrie ne pouvait à l’heure actuelle, avancer d’objectifs chiffrés en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en raison de l’absence d’études spécifiques préalables pour estimer le potentiel de réduction. Il est recommandé, selon lui, de bien étudier les coûts additionnels qui pourront impacter négativement la compétitivité des entreprises algériennes.

Pour l’ambassadeur de France en Algérie Bernard Emié, «les négociations pour la COP21 sont marquées par une prise de conscience générale qui doit désormais se traduire par des actions concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et enrayer le dérèglement climatique». «Lorsque la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre du monde, s’engage résolument pour dire «il faut vraiment agir», lorsque le Président des Etats-Unis, et lorsque beaucoup d’autres s’engagent vraiment, c’est un changement considérable qui fait que désormais les choses se présentent sous des auspices beaucoup plus favorables», a-t-il estimé.
Selon lui, «cette conférence doit permettre de mobiliser 100 milliards de dollars d’ici 2020, qui seront récoltés au sein du «Green climat fund». L’ambassadeur a exprimé, par ailleurs, sa conviction que l’Algérie qui constitue un «partenaire clé» dans cet effort, «apportera une contribution décisive, tant au plan national que par son influence diplomatique». Le rôle historique de l’Algérie, poursuit-il, est aussi incarné par M. Djoghlaf, co-président «énergique et engagé» des négociations de l’accord de Paris, résolu à obtenir un résultat «historique» en décembre prochain.

Salima Ettouahria

Ahmed Djoghlaf, co-président du processus de négociation de la COP21 :
« La contribution de l’Algérie sera innovante et basée sur une approche consensuelle »

«L’Algérie déploie des efforts considérables afin de se préparer à l’entrée en vigueur en 2020 de l’accord universel qui devrait couronner la conférence de Paris qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015», a indiqué, hier, l’ambassadeur de l’Algérie aux Nations unies et coprésident du processus de négociation de la COP21 (ADP), Ahmed Djoghlaf. S’exprimant à l’occasion de la rencontre nationale de concertation sur les changements climatiques, M. Djoghlaf a souligné que l’accord de Paris sera le premier accord juridiquement contraignant, permettant de lutter contre le réchauffement climatique et d’accélérer la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone.
Pour M. Djoghlaf, la contribution de l’Algérie sera «innovante», car elle sera basée sur une approche consensuelle avec ses partenaires, contrairement aux autres contributions qui sont décidées de manière unilatérale. «Lorsque sa contribution provisoire devient définitive en 2020, l’Algérie entend s’asseoir avec ses partenaires (FMI, Green climat fund, les Etats, etc.), pour discuter des accords stratégiques sur leur contribution dans ses projets pour la période 2020-2030 », a-t-il expliqué. Ainsi, un groupe d’ «amis de l’Algérie» sera créé pour la réduction du gaz à effet de serre et la lutte contre les changements climatiques.
Salima E.

 

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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