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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Changements climatiques en Algérie : « Un défi ou une fatalité ? »#1

Dans mon pays, l'Algérie, beaucoup de problématiques environnementales pourraient être résolues  tout simplement par la  bonne gouvernance et  le patriotisme...

Dans mon pays, l'Algérie, beaucoup de problématiques environnementales pourraient être résolues tout simplement par la bonne gouvernance et le patriotisme...

#1 La bataille  des Paradigmes pour la conquête d'un Nouveau Monde

 

La prochaine COP21 qui se déroulera à Paris   est imminente. Le Monde diplomatique  est en ébullition ; l’atmosphère se réchauffe parmi les   politques  et médias  des nations  qui  vont engager dès fin novembre  dans les négociations concernant un sujet d’ampleur planétaire. Il faut dire qu’une grande majorité de la communauté politique, médiatique et scientifique  internationale s’est accordé sur le principe que « nous » devons réagir au plus vite. Afin d’éviter que  le  système économique mondial ne continue à provoquer une augmentation de la température globale du Climat. La tendance serait même à évoquer  à présent cette fatalité par l’expression « dérèglements climatiques ».  Tout un concept du monde que nous tâcherons d'aborder ensemble, d'abord avec un oeil global, puis sous le prisme d'une vision nationale et, pourquoi pas tout simplement d'une nature humaine algérienne  qui aspire à être en phase avec son époque tout en demeurant un peuple d'hommes et de femmes libres, puisqu'enfants du juste Milieu, entre  El Wassat   el Tawanit...

 

"Un nouvel équilibre mondial" 

L’heure est à la transition pour beaucoup de politiques et d'industriels de ce début de sciècle. D'autant qu'une horde de philosophes s'accordent à parler d'Effondrement pour qualifier notre quotidien historique. Cela insinue un Chaos à venir... Voici  également que l'on évoque avec insistance  une  gouvernance climatique  mondiale ; car qui dit « nouveau climat » invoque  la plupart du temps un nouveau paradigme. Ce terme n’a jamais été autant présent dans le champ lexical du discours mondial et mondialiste des défenseurs de la thèse  qui fait à présent école et acte de conscience parmi les principales gouvernances nationales. Sans pour autant arriver ou sembler arriver à trouver un consensus entre elles  afin de trouver des solutions communement fructueuses  pour « lutter contre » un tel « fléau ».

Le GIEC,  un groupe d’experts internationaux,  une armada fraichement bardée  de prix Nobels,  dans son dernier rapport,  a été à ce propos  sans équivoque.  Non seulement ces bouleversements  météorologiques sont bien en train de s’opérer à l’échelle du globe terrestre, mais encore plus, l’origine de  ce phénomène  menaçant l’humanité dans sa globalité est d’origine humaine. L’Homme industriel, plus que l’industrie, d’ailleurs,  est pointé  du doigt comme une puissance perturbatrice jamais égalée dans l’histoire de l’humanité ; au point même d’influer négativement sur le Climat. Nous sommes apparemment à l’aulne d’un nouveau Déluge ; cette fois-ci crée de toute pièce par l’Homme des Temps Modernes...

 

La liberté des uns et l'équilibre du climat

La contrainte Carbone, selon cet ordre établi et incontestable,   est  donc  devenue une nécessité d’ordre vital. Aujourd’hui, aucun Galilée  ne pourrait venir entacher cette conviction par des arguments scientifiques  aussi acceptables furent-ils ;  si ce n’est au risque de finir en pâture aux grands  buchers médiatiques  pour les uns ; au ban  de l’élite  scientifique, pour les autres. Hors du terrain des sphères d’influences, surtout.

Tout un nouveau paradigme économique, une remise à jour d’un système, surtout, s’est fondé sur cette conviction. L’économie verte ou capitalisme vert, ou bien même le développement durable, sont annoncés comme les socles de toutes les solutions pragmatiques pour endiguer ce problème. Fini le temps de prières et des sacrifices humain ; depuis le feu de la science, la pomme du savoir enfin croquée jusqu’au trognon, les technologies de pointes sont autant d’armes humaines pour défaire ce que « nous » avons-nous même coupablement accompli par gourmandise, soif de liberté, appétit de consommer . Coupables d'avoir voulu aspirer à vivre comme des riches alors que nous ne sommes qu’une classe moyenne tout juste bonne à produire, depuis les machines, surtout utile à consommer. Un peu comme les  petits pions  dociles d’un   jeu de civilisation grandeur nature...

Il est important, au moment même où le fanatisme religieux est, à juste titre, pointé du doigt par cette communauté internationale, comme une nuisance fondée sur la terreur,  que celui de la Science infuse  des « biens pensants »  me parait  ici aussi absolue dans son discours. Elle le sera bientôt peut-être  dans ses actions.  Et, on peut malheureusement craindre le pire pour le monde : une Inquisition climatique à la mesure d’une planète entière, prise en otage par une thèse qui ne peut plus être contestée par aucun « citoyen éco-responsable ».  

Que se passera –il si cette tendance devient un argument pour limiter la liberté des uns, en lui annonçant qu’elle s’arrêtera la où « l’équilibre » du climat commence à présent. La chaleur humaine est coupable d’émettre à présent plus de carbone qu’elle devrait surtout rayonner d’empathie, de solidarité et d’un cercle de solidarité autour du foyer commun que sont d’abords nos  quartiers, notre entourage, nos pays, puis cette planète mère  commune à tous les êtres vivants qui y évoluent  .

 

Je ne m’étendrais pas sur la notion de création divine, ni ne m’insurgerais ici contre les concepts de l’évolution scientifique. Ma nature spirituelle et mon attachement à la Raison du plus juste, m’empêchent une telle dichotomie...Pour moi science et croyance ne peuvent que se confirmer et c’est par la science que l’on doit confirmer toute la Poésie de l’Unicité qui inspire ce Cosmos de son Souffle ;  qu’on ne saurait associer à un autre mot, tant il est complet dans sa complexité...

 

"Climato" sémantique 

D’un autre côté, d’autres sphères d’intérêts  ou de convictions, semblent s’acharner à démentir catégoriquement  la responsabilité du C02 et parfois même les grands bouleversements climatiques   modélisées par le GIEC. C’est une contre parole qui se fait de plus en plus sourde et muette à la fois. Car elle ne dispose ni des fonds du camp adverse, ni de  son art de la guerre des mots. Elle  semble, dans son ensemble, s'être jusque là bornée à se positionner en opposition, en réaction;  et a été  de ce fait habilement enfermée dans une cage sémantique : « climato-sceptiques ».

Il faut dire, il me semble, qu’ils tendent les deux joues  à leurs adversaires  en leur  chatouillant le menton. Victime d’une farce qu’ils ont alimentée  de leurs propres appétits pour le sensationnel.  Ils agissent comme des lobbyistes et non seulement des militants ou des politiques. Ils sont dans l’absolue réaction.   La plupart du temps, ils choisissent la voie  de l’antithèse et ils s’engagent  de ce fait aussi dans celle du « complotisme » ; un terme tout droit sorti des laboratoires linguistiques de leur camp adverse. Trop d'entre eux font commerce de leur militantisme pour me paraitre sérieux. Ce qui est dommageable, car je suis sûr que certains de leurs arguments sont valables. Mais, leur posture les rend trop souvent ridicules ou réactionnaires, pour qu'elles soient écoutées par le conscenscus de la globalisation; cette masse qui tranche toujours à la fin. 

Dans leur dialectique, la culpabilité des émissions carbones introduites massivement par l’industrie ainsi que l’économie de marché mondiale serait une totale imposture. Mais, il me semble, très peu d’entre eux proposent des solutions vraiment  pragmatiques concernant un fait qui parait   peu contestable : le climat évolue vers d’autres cieux qui annoncent  un nouveau monde. Ce  ne sera pas celui d’un nouveau continent, mais d’un nouveau Climat, il me semble. Dans cette bataille des idées et des arguments sur le  comment , voire le pourquoi  de la chose, tout le monde s’accorde à peu près sur son déroulement. Mais face à l'induction, la réaction est un leurre qui alimente son contraire...

 

Le juste milieu, un équilibre en perpétuelle  évolution

A mon humble avis, la thèse comme l’antithèse sont  toutes  les deux des   postures  dictatoriales. Mais  le consensus avec l’un ou sans l’autre, me parait éloigné du juste milieu. C’est donc, avec la volonté de penser comme un Algérien de nature que j’aimerais aborder ce sujet sous l’œil bien veillant et objectif de la synthèse. Non que je n’ai pas déjà quelque peu tranché mes impressions à ce propos. Je  veux bien admettre sans aucune   difficulté que ma critique successive de ces deux pôles extrêmes m’exclut naturellement  d’une prise de  parti neutre et impartiale.    

Je tâcherais cependant, dans mes prochains articles dédiés à ce sujet, de revenir à une approche moins critique et donc plus constructive. Mais je me devais, en introduction de vous éclairer sur l’état d’esprit et les conclusions que mon lien intime avec la nature de mon pays d’origine, sa culture, sa religion, vient appuyer une tentative de réflexion dans les quelques règles de l’art d’écrire qui me restent  de mon éducation scolaire Parisienne ; que je ne saurais renier ni concevoir sans avoir pris le temps de l’assimiler. En vous invitant surtout à vous faire  votre propre avis  objectif sur le sujet...

A suivre...

 

Karim Tedjani

 

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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