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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Pollution: Quelles normes pour l’Algérie ?

A l’époque, 2003, ces normes algériennes étaient plus ou moins équivalentes à celles de nombreux autres pays. Douze ans plus tard, ces seuils limites sont devenus beaucoup moins contraignantes qu’au Japon, aux USA ou en Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur : Selmi Lyes   
Publié le : 29 Septembre 2015

Avec la tempête médiatique créée par le scandale Volkswagen aux Etats-Unis, beaucoup d’automobilistes algériens s’interrogent sur les normes anti -pollution appliquées dans notre pays.

Il existe bien une législation algérienne définissant les rejets autorisés pour les véhicules automobiles.  Un décret exécutif de 2003 (N°03/410) fixe « les seuils limites des émissions des fumées, des gaz toxiques et des bruits par les véhicules automobiles ».

S’inspirant des législations de nombreux autres pays, l’Algérie définit des limites pour quatre rejets toxiques, le monoxyde de carbone (CO), les Hydrocarbures imbrûlés (HC), les oxydes d’azote (NOx) et les particules.

Dans les cas des Véhicules Particuliers, la législation limite les rejets pour les moteurs essence (ou GPL –GNV) à  2300 mg/km pour le monoxyde de carbone, 200 mg/km pour les hydrocarbures imbrûlés, 150 mg/km pour les oxydes d’azote.  Pour les moteurs Diesel, les seuils sont de 1000 mg/km pour le CO,  500 mg/km pour les oxydes d’azote et 50 mg/km pour les particules.

A l’époque, 2003, ces normes algériennes étaient plus ou moins équivalentes à celles de nombreux autres pays. Douze ans plus tard, ces seuils limites sont devenus beaucoup moins contraignantes qu’au Japon, aux USA ou en Europe. En effet, dans la plupart des pays les législations anti-pollution se sont sérieusement durcies ces dernières années.

Dans le seul cas des oxydes d’azote (NOx), ces rejets toxiques qui posent problème dans les nouvelles normes pour les moteurs diesel et pour lesquels Volkswagen a triché, les limites sont devenues beaucoup plus sévères, passant à 80 mg/km en Europe et 31 mg/km aux Etats-Unis alors qu’elles sont encore à 500 mg/km en Algérie.

La législation algérienne est également appelée à évoluer. Le dernier « cahier de charges relatif aux conditions et modalités d’exercice des activités de concessionnaire de véhicules neufs » du 23 mars dernier a d’ailleurs introduit de nouveaux éléments pour la limitation des rejets toxiques. Il est précisé dans son article 22 que « les véhicules neufs importés doivent répondre aux exigences de sécurité et de protection de l’environnement (émissions des fumées, des gaz toxiques et de bruits) prévues par le législation et la réglementation en vigueur ou à défaut aux normes reconnues à l’échelle mondiale sans qu’elles ne soient en deçà de celles applicables dans le pays d’origine du constructeur ».

Les voitures importées en Algérie devraient donc être conformes à des normes beaucoup plus sévères que celles définies en 2003. Les concessionnaires que nous avons interrogés à ce sujet disent ne pas avoir été informés sur les procédures qui devront être mises en place. Affaire à suivre…

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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