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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Je suis Carbone" ( où le messianisme vert des fous du climat )

Croissance continue...(Photo de K. Tedjani)

Croissance continue...(Photo de K. Tedjani)

 

Le coup d’envoi de la prochaine  Conférence des Parties  de Paris est imminent.  La Grande Messe  annuelle du « régime climatique mondial »  se déroulera  en effet de  fin novembre  à  début  décembre  2015 ; au Bourget, plus précisément.

Les débats sur le sujet ont déjà  investi  la scène médiatique et politique mondiale. La société civile, également, representée par de nombreux ONG et collectifs plus ou moins officiels, ne sera pas en reste pour faire entendre ses avis , ainsi que  pour défendre ses positions. Mais le dialogue entre toutes ces parties   sera-t-il vraiment  si neutre et  aussi  pluriel que promis ?

Rien n'est moins sûr, il me semble, tant beaucoup de doutes ont été balayés par le dernier rapport scientifique le plus consulté par l'ensemble  des acteurs de ce régime de négociations. Le GIEC, dans son dernier audit climatique   affirme  en effet ses résultats avec une probabilité qui frôle l'absolu. Plus aucun doute sur ses sentences  n'est  à présent politiquement correcte...A la manière, jadis, d'une bulle papale ou bien les conclusions d'un Concile de l'Eglise romaine, chacub de ses  rapports fait autorité sur les consciences officielles...

 

C'est dire tout ce qui pourrait  évoluer lors de cette prochaine COP parisienne. C'est aussi constater ce qui n'a jamais vraiment changé  depuis que ce monde est Monde;  d'humains si prompts  à laisser leurs passions l'emporter sur leur raison. Paradoxalement, si volontaires à servir  contre leur gré un ordre des plus établi ;  comme ils sont légions, de tels idiots. Si  utiles à perréniser le système qu'ils vilipendent avec ses propres outils, dans son cadre le plus apparent et anecdoctique. Sans jamais remettre la matrice en question, incapables  d'appréhender ou  volontairement silencieux quant à la véritable nature fondamentale de leur environnement.

Depuis la présidence de  l’auteur de cette formule pleine de sens sur la nature française,  le  « pays avec plus de trois cent sortes de fromages »,  a déjà accueilli   beaucoup  de  monde ; de ce Monde que le Sommet de Yalta a redessiné au lendemain de la seconde guerre mondiale. Que la chute du Mur de Berlin a rendu moins bipolaire, apparemment plus multilatéral.  A l’ombre étoilée   des jupons de la Tour Effel,  donc, alliant dentelles fines  à un galbe  dessiné dans des courbes d’acier trempé, Paris aura abrité bien des moments clefs de l’Histoire.  Mais, comparé à  celle de la  Cop21, parait-il,   jamais un événement  d’une telle ampleur  internationale  n’a été organisé en terre d’Hexagone.

 

Bien avant le début des hostiles courtoisies officielles,  les diplomaties, en préambule,  vont déjà bon train. Les  pour-pinaillers  sont habituels,  sur la place d’une virgule, la tournure d’une phrase, les silences, les discours enflammés, la réserve des mieux lotis et l’angoisse  des  moins adaptés. Le débat climatique est un Art de la Guerre  qui se joue sur toutes les tonalités d’une  paix froide ; sur fond de  réchauffement  et de déréglement climatique mondial...    

Cette thématique  est  ainsi en passe de devenir un « défi de civilisation ».  Qui pourra en douter en toute bonne foi et connaissance de cause ? Du moins, comment penser autrement  tout cela? Médias, politiques, scientifiques, ainsi que nombre d’ONG environnementales nous le  martèlent   durablement et à tue-tête : si nous ne réagissons pas, notre Monde va s’effondrer en entrainant la planète dans le sillon de « notre »   éco suicide planétaire. Ce n’est pas seulement du « Suicide Français » ou de la « Martingale Algérienne »,  qu’il s’agit, mais  bien  de l’Effondrement à petit feu d’une espèce : la nôtre. Le Climat, quand on s’y plonge, est un sujet qui vous fait sortir de votre bulle...Il a déjà cela de bénéfique;  encore faut-il  faire  abstraction de son caractère un peu trop  absolutiste,; du moins dans ses dérives les plus totalitaires.

 

Le Climat  est de ce fait un sujet  incontournable, pour toute nation un tant soit peu  sérieuse dans ses ambitions,   de  préserver sa souveraineté nationale. D’autant plus quand elle évolue au sein d’un monde qui a tendance à se globaliser. La Mondialisation n’est pas chose nouvelle pour l’Humanité, mais la globalisation, voilà  une autre histoire ! Car, entre et à chaque nouvelle COP, c’est également les contours d’un  nouvel échiquier mondial qui se dessine devant nos yeux ; et cela  de moins en moins  en ombre chinoise. Une pédagogie, longue et procédurière qui se nourrit autant de ses victoires que de ses échecs. Pour preuve, cela fait au moins vingt ans que la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques existe. Pas un accord obrenu depuis, pire,  on accuse en ce moment une hausse croissance des fameuses émissions globales de gaz à effet de serre.  

 

Que doit-on penser  d’une telle montée en puissance du débat climatique  dans la sphère de  l’Organisation des Nations Unies? Vers quels "nobles" objectifs  les problématiques   qu’il soulève semblent-elles  engager une grande partie de la planète ?  La cause est éminemment  juste,  autant que les conséquences sont  impossibles à ignorer. Puisque l’origine du problème  est en grande partie acceptable. Doit-on pour autant considérer sans broncher qu’il est  absolument exempt de  générer certaines dérives ? Voire qu’il est  totalement innocent  de développer  chez  certains de bien  dangereux travers ? Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ?

Les ordinateurs et les équations savantes sont-elles  à ce point  si  inhumaines ?  Au point de devenir totalement absolues dans les vérités que ces outils de pointe  produisent ? Que nous nous en remettions autant à leur infaillibilité sans humanité, avec une croyance absolue, est-ce vraiment une bonne chose ? Notre Monde va-t-il vraiment changer en profondeur ? A-t-il d’ailleurs vraiment changé ? Peut-on croire naïvement que 2000 ans de Chrétienté, par exemple, a pu  vraiment  s’effacer  en quelque siècles de révoltution industrielle laïque ? Le Scientisme de l’écologisme est-il si distant de  cette Gnose Chrétienne, qui a  fait de l’Homme l’égal d’un Dieu sur Terre ? Que l'Eglise a combattu avec un archanement sans égal; tout cela pour que le Pape lui-même  soit à présent un des grands militants de la cause climatique mondiale?

 

D’autres aspects de ce dialogue multilatéral  doivent être identifiés, à des fins de jugement scientifique, et non seulement de se forger une opinion basée sur des résultats de scientifiques, la plupart du temps  accrédités par une autorité politique, au sens le plus  large du terme.  Car la science est devenue à l'Industie ce que l'Eglise fut à la Monarchie. Le Rois et barons du Capitalisme ont besoin d'oindre leurs actions par l'assentimment de la Science établie. Ils l'entretiennent donc, lui laissent une marge raisonnable de manoeuvre, tant qu'elle ne dessert pas leur desseins.  A l’heure de la science bon marché, à la portée de tous,  qui s’est invitée dans les tribunes de bistrot, il ne faudrait pas oublier d’appliquer un des plus nobles principes de cette même science tant sanctifiée par notre époque.  Douter de certaines sincérités, critiquer d’autres enthousiasmes, à la nauséabonde frontière entre le volontarisme « pragmatique », le fanatisme scientiste et  donc l’idiotie utile...à son contraire...

Ces  dimensions seront beaucoup plus difficiles à cerner ; surtout  aux premiers abords de nos opinions de masse.  Car elles paraissent  le plus souvent  forgées par  de l’information toute prête à être gobée des yeux et des oreilles, puis  tout naturellement digérée par notre cerveau  le plus reptilien.  Enfin,  elle sera assimilée par notre raison, comme sous l’induction  d’une omniscience qui n’est  plus seulement de chair et de sang...mais  aussi  faite de silicone... de nano cellules...

Doit-on rappeler que la notion de climat mondial n'a pu être appréhendée par notre  espèce que depuis l'avènement de l'intelligence artificielle? La climatologie globale  ne saurait exister sans le Big Data. Car notre époque est la victoire de la synthèse sur la thèse et l'anti-thèse. Et comme tout victoire totale et absolue, elle porte  en elle une défaite à venir des plus cuisantes. Cela peut paraître innocent à évoquer, mais seulement pour celles et ceux qui se refusent à considérer l'histoire comme un écosystème d'évenements historiques global. Tout est lié, ce qui a été , ce qui est et sera. Peut-être que le temps grammatical n'est qu'un mirage impossible à renier;  pour ne pas se perdre dans les méandres sans espace-temps  d'une réalité  universelle libérée de toutes  les  illusions humaines. 

 

Si  les   nombreux protagonistes de ce débat ne semblent  pas toujours s’accorder d’un même ensemble sur la forme des réponses, en ce qui concerne le fond de cette question, il semblerait  que le consensus soit à présent presque total. Depuis le dernier rapport du GIEC, le doute ne parait effectivement pas ami de la raison  commune ; encore moins de l’action salutaire. De savants algorithmes calculés par de puissants hyper-ordinateurs ont produits des modèles d’un climat mondial capable de l’anticiper sur des décennies à venir. La résultante  de ces  investigations est  de ce fait   sans appel possible,  dans un environnement mondial où la science fait  office d’autorité avec autant d’absolutisme  que jadis la religion;  qui l'a tant brimée, jadis,  en Occident.Chaque COP fait office de  véritable Concile sur des questions liées au climat mondial.

Le principal coupable de ce dérèglement climatique ne  saurait  donc plus  porter  à  la moindre réserve. L’Humanité dans sa globalité en est responsable.  Cette responsabilité est cependant « commune et différenciée ». Le temps presse,  car dans un siècle à peine, nous risquons apparemment  la Fin du Temps Humain.  Jamais politiques, industriels, ONG et scientifiques n’ont parus aussi  familiers  dans cette conviction de l’urgence. L’heure est venue  d’accorder au même diapason  l’ensemble  sans chœur  apparant qu’est le Monde des Nations Unies. Cela est la principale  prérogative du « Siècle » en cours, et surement pour ceux à venir. Supprimer le doute, le remplacer par la statistique et des probabilités infaillibles.

 

Il est  peut-être  ici question de réinventer  non l'eau tiède, mais  la notion de tonalité  ainsi que d’harmonie. Non cette fois-ci  à des fins  musicales, mais  plutôt  dans le but ultime d’intégrer  l’ensemble de la  communauté mondiale dans la même Symphonie internationale. Faire de la grande musique mondiale, c’est-à-dire  une architecture  pensée,  imaginée par un seul compositeur dans le cadre de règles harmoniques bien définies. Puis, elle sera organisée par un  seul chef d’orchestre. Servie par un ensemble bien accordé d’instruments et d’interprètes, tous formés à la même excellence ; celle d’obéir au doigt et à l’œil, d’asservir leur créativité à un dessein plus grand que leurs talents. La toute puissante volonté  créatrice d’un seul message doit régner comme une atmosphère dans tous les systèmes de « l’Œuvre ». Fini l’anonymat, les modes et la polyphonie sans simultanéités, les quarts de tons et les accords dissonants.  Depuis que Pythagore, un scientifique, a tempérée la musique occidentale, tout doit  se jouer à présent  avec des gestes  ordonnés,  en accords et gammes ; varier sur le même thème.  Le reste, au fond, qui ne tirera pas sa source de ce Grand Ordre des Choses, ne saurait être que « musique du monde », dialectes  sonores   aux  relents  de tonalités, certes parfois savantes, mais invariablement  primitives  et folkloriques pour la norme  dite « classique ».

 

Voilà un  des multiples  biais par lequel les Pères de l’Eglise romaine  ont, semble-t-il, réussi à incruster   leur héritage intellectuel dans la culture occidentale passé et moderne ; au point qu’il aura   même survécut au « crépuscule des idoles » annoncé par Nietzsche, comme une victoire définitive  de la divine  Raison humaine. Sur  ce Dieu Amour inventé , parait-il, par la haine des hommes pour les choses sans mystères. En posant notamment  les bases de la musique occidentale tonale,  les chants Grégoriens ont imprégné toute la musique classique, jusque dans ces anarchies les plus savantes, comme  le courant dodécaphonique ou sériel.

Mais qui s’en souvient encore ?  Surtout pas celui criant «God Save the Queen»,  tout en improvisant sur des accords inventés de toute pièce  pour glorifier l’ordre établi   par la  sainte logique chrétienne  romaine? Qui se rappellera que le Rock’n Roll tire une de ses lointaines origines dans les sulfureux Carmina Burina médiévaux. Des chants très satiriques et volontairement discordants, vantant tous les fourvoiements possibles et inimaginables des moines les plus grivois de leur temps.  Sans l’Inquisition, les bulles papales,  les grands conciles  réunissant des membres de tant de royaumes et cités  différentes, tout cela n’aurait pas attendu Marx ni Engels pour renaitre de ses cendres... pour que l’on réinvente tout cela...

Amusant, également de se souvenir des sept "Je suis.." indiqués dans les évangiles de Saint Jean. De constater que la Trinité du développement durable n'a pas dérogé à la forme la plus courante   dans la matrice des  sociétés de culture  occiendentale; n'en déplaise à ceux qui se réclament naïvement  d'avoir contribué à  son trépas...

 

Créer un « nouvel équilibre mondial »  qui sauvera la planète de nous-même. C’est apparemment  l’objet de ce grand projet de civilisation qu’est la lutte contre les dérèglements climatiques. Aux dires de nombreux politiques d’origines et de courants de pensée si variés, c’est dans la  communion mondiale que tout sera possible. Sous la bannière unique du  développement durable,  de la science, de  la technologie, de la politique et bien entendu  l’assentiment populaire défilent en rangs ordonnés vers une croisade contre une époque à présent dépassée. On nous exhorte à nous débarasser du poids carbone de nos péchés. On nous promets l'Enfer sur Terre, Le Déluge et Armageddon réunis si nous n'exipions pas nos fautes dans cette communion verte...dollar...J'ai même entendu dire  lors du récent "Sommet des Consciences" de Paris, qu'aucun Galilée ne saurait à présent remettre en question les résultats du GIEC. Comment, quelqu'un  qui prétend  un tant soit peu "Changer le Système"  peut accepter une telle unanimité de la part des politiques; au point de la porter  même comme un étendard libertaire?

 

Je sens déjà certains lecteurs bouillir de leur sang le plus chaud, ou refroidis dans leur volonté de poursuivre plus loin la lecture de ce billet. Ce qui est tout à fait normal, bien que rarement sain. Le sujet  est si sensible, parfois même  émotionnel. De ce fait il mérite bien tous les emprunts au champ lexical religieux que je me suis appliqué à utiliser jusque -là ; comme pour poser progressivement le  véritable cadre  de ma réflexion sur le régime climatique mondial. Un régime, au sens de processus scientifique, de dialectique politique, de message médiatique, de projet de société ; mais aussi de volonté de puissance...

 

Ceux qui ont en horreur l’agnosticisme climatique de certains de leurs congénères, c’est-à-dire toute forme de doute sur le sujet; ils auront vite  fait,  je le crains, de précipiter mes mots dans un champ  lexical que je n’ai pourtant que très peu en sympathie.  Je ne suis pas un sceptique du climat, d’autant que c’est une formule piège qui ne sert pas mes doutes. Qui sont d’abord des remarques. Sceptique, sonne à l’oreille comme septique, et évoque les fosses des latrines. De plus, j’ajouterais que l’on peut douter sans s’interdire d’agir, comme l'a si bien suggéré Pascal.  Qui d'entre nous possède  les nombreux outils et  la technologie nécessaires à cerner le Climat mondial?  A  en appréhender vraiment la réalité physique?  La question climatique ne peut-être qu’un postulat métaphysique même quand elle aspire a devenir une action militante. La pensée n’a jamais été ennemie de l’action ; le doute de la vérité, non plus.On peut ne pas croire à tout  les dogmes concernant le climat; et faire le pascalien  d'agir au cas où l'on pourrait se tromper. 

 

J’ai entendu  récemment un argument fort "émotionnel", de la part d'un militant  altermondialiste  fort respectable, pourtant, dans ses intentions;  afin de  soi-disant balayer  d’un trait ce genre de réserve de principe.  Il évoquait le fait  que,  s’il avait attendu qu’on lui prouve à cent pour cent que le Sida était transmissible par le sang, il n’aurait jamais porté de préservatifs à temps. Puis de nous balancer d'un swing de batterie de cuisine, tous les ingrédient  habituels d'un discours "googlelisé" à souhait. Certes, le débat entre climatoscpetiques et  climatovolontaires est des plus lassant à subir. C'est une machine tellement bien huilée qu'elle ne fait même plus vraiment son effet...

Certes, mais c’est le doute, justement qui a surement motivé ce justicier du climat, à prendre ses responsabilités; puisqu’ il prétendait avoir  fait   le pari du préservatif  à partir de  seulement vingt pour cent de certitude scientifique. Pourtant, face à un journaliste  expert des questions scientifiques, qui  se déclarait « climato agnostique », il a réagi  à son égard avec une rare  violence verbale. « Si j’avais su que ce genre de personne allait participer à un tel débat, je ne me serais même pas déplacé », avait-il hurlé en substance...

Puis il se lança dans une diatribe des plus démagogiques  contre les gens qui osent encore douter quand l’urgence est évidente. Il serait temps d’être selon,son organisation, « volontaro-pragmatique », si peu fameux barbarisme sémantique que je qualifierai d’acte lexical manqué. Cette formule cache un doute mal assumé, celui de sa capacité à vraiment influer sur la question, mais une volonté de foncer tout de même. Volontaire et pragmatique, c’est un peu le postulat de l’idiot utile, il me semble, du moins de celui qui  sait déjà qu’il ne pourra agir  dans les limites d’un cadre établi par un système qui sait de nature  lui échapper. « Changer le système, pas le climat », mais pourtant, dans le climat politique de ce système, depuis la nuit des temps, on a en horreur les gens qui doutent de l’ordre établi...

 

Je comprends  cependant l’agacement de ce militant, mais pas sa colère.  Car moi j’aimerais aussi qu’il réalise que dans certains pays, certaines personnes ont la fâcheuse tendance de réagir  comme lui;  quand on se met à douter de l’existence de Dieu en public. Et cela pas forcement dans des pays musulmans. Allez le crier sous les toits dans  certaines régions d’Amérique du Nord,  que "Dieu  est mort "... Bien qu'une nation pourtant autoproclamée  terre de Liberté d'expression, vous verrez surement quel chaleureux accueil il vous sera fait. 

Je suis profondément croyant, mais je ne pourrais jamais affirmer que ma croyance est plus juste que celle d’un seul homme, même si un milliards de gens croient la même chose que moi. C’est une question non de volontarisme, ni de pragmatique, mais de « juste milieu », de respecter un des fondements de ma croyance : la tolérance. Ce qui ne nous ressemble pas nous complète, il me semble. Que serait l'Occident  sans  tous ses points d'honneurs à être le contraire d'un Orient préfabriqué pour alimenter ses fantasmes? 

 

Le doute est  esprit-saint, et la croyance   est un pacte religieux  dont  la  plus noble clause est le  libre abrite.   Ce qui n’est pas teinté de doute ne saurait être une vision juste, même quand elle se base sur la science établie. Ce n'est plus qu'une opinion, d’autant plus quand  elle se réfère à la science sans l'avoir étudiée.  Non que je doute personnellement de l’existence d’un changement climatique global, ni de l’influence de notre système mondial sur ce phénomène mondial. Non que je sois sceptique quant au fait qu’il soit possible de remédier à cette fatalité, voire au moins de l’atténuer. Mais je ne peux accepter que l’on me dise que ce sera seulement  par le biais de la science, la technologie, du développement durable. Encore moins  je ne saurais adhérer totalement à tous  les principes qui  donnent   responsabilité  aux pays du Nord et  proposent  seulement une  collaboration « volontaire et pragmatique » aux  pays du Sud. Je doute aussi, par exemple,  de l’absence de responsabilité climatique de certains pays en développement, comme l’Algérie, par exemple. Encore plus, je ne saurais tolérer qu’on interdise à qui que ce soit d’exposer ses doutes  en public sans pouvoir débattre en toute sérénité.

Au nom de la haine du doute, les rouges d'hier veulent-ils reproduire  aujourd'hui leurs égarements ? La totalité n'est pas totalitaire, sinon c'est qu'on lui a imposé un diktat, quelque soit sa couleur, même si elle évoque de vertes prairies. Pourquoi donc autant d'intolérance, de fanatisme quand on se réclame de la couleur  d'esprit qui a  soit disant mis Dieu dans une bouteille remplie de chloroforme? Le Bolchévisme scientiste a-t-il  seulement viré au vert pour mieux  empoisonner à nouveau   notre environnment de libre pensée ?avec son fanatisme et son populisme  petit-bourgeois de banlieue.. 

 

Je finirais mon modeste pamphlet contre  une certaine forme de  fanatisme climatique naissant,  en proposant juste une question à bon nombre d’entre vous, qui liront ce billet et qui ne sont ni religieux, ni croyants.

Si je vous disais  que le Coran  évoque  l’existence de  l’Atmosphère, des planètes en orbites, de la gravité et même d’un univers en expansion ; si je vous informait qu’il n’y a aucune erreur scientifique dans ce texte religieux, et que bien des découvertes scientifiques révélées par ce Message n’ont pu être confirmées par la science moderne que depuis peu ; est-ce que cela fera de vous des Musulmans ?

Soyez honnêtes envers vous-même, bonne gens de la bien pensée et de la laïcité absolue, ce n’est pas une démonstration scientifique qui vous fera croire en Allah (el sabhanou), et encore moins je n’ai fait  personnellement le choix contraire à vos  principes scientistes, celui d’être un musulman laïc, c’est-à-dire qui tolère toutes les croyances et doutes autour de lui, qui s’en nourrit même pour enrichir la sienne...

Et cela ne fera pas de vous les ennemis de la Raison, ni ceux  de  mes convictions. Car au fond, vous exprimez ainsi toute la beauté de ce que je sens comme une évidence; votre doute...Oui, pour ma part, tant qu'il sera possible pour l'espèce humaine  de douter, alors je croirais qu'il existe quelque chose de bien plus Grand que l'homme;  Sinon, sans ce doute,  je ne serais peut-être un jour plus un être humain, mais devenu  un robot fait de chair et de sang...et de silicone...

Il y a toujours un projet politique, une idéologie totalitaire, derrière toute vélléhités d'avoir toujours d'absolument raison. Voilà à quoi me rappelle tout cela...

 

Ce n’est donc pas seulement  la science qui fera de moi un Croisé du climat. Comme apparemment, face à des arguments seulement scientifiques, d'autres  ne sauraient   se convertir  à l’Islam. Alors, si on demande aux croyants religieux  d’accepter le doute en public, la satire, le déni, il faudrait que ceux-là même qui invoquent une telle attitude , au nom du libre arbitre universel,  tolèrent que l’on ne soit pas totalement convaincu par le discours officiel;  qui veut que le développement durable et les énergies « propres » ne cachent pas derrières leur vernis vert,  quelques salétés de fonds...

Quand la vague roule, ceux qui surfent sur elle ne sont libres que de leurs  mouvements en son sein; pas de l’endroit où elle les portera forcement...dans sa chute...

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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