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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Pour l'Ecologie Algérienne...

Le noeud est un cercle qui se referme sur lui-même  au lieu  de s'ouvrir  sur ce qui l'entoure

Le noeud est un cercle qui se referme sur lui-même au lieu de s'ouvrir sur ce qui l'entoure

 

En matière de politique environnementale algérienne, bien des entreprises qui ne seront pas inscrites dans la logique du Douar des temps  Modernes, ne pourront-être, il me semble,  vraiment efficaces sur le long terme...

 

Je reste convaincu de la responsabilité de la faiblesse de notre approche écologique dans l'ensemble du développement algérien contemporain , humain,  économique; national, régional, local, intime, même. Dans notre envirronnement disais-je, car c'est aussi , pour ma part, celui que je vis une partie de ma vie depuis de nombreuses années déjà...Il est commun et differencié, certes. Mais c'est celui de toute façon pour lequel j'ai choisi de m'investir à améliorer; à ma modeste manière, sans attendre l'assentiment de qui que ce soit. Grâce surtout à la grande solidarité de tous ces compatriotes Algériens qui m'ont accompagné et me permettent à present de choisir ce parti pris . De formuler aussi en leur nom ce postulat fondateur , en ce qui me concerne :

 

Un développement Algérien sans Ethique environnementale sera  invariablement un goulot de strangulation pour la société algérienne , un noeud à problème, là où le cerle vertueux qui engloberait tout un pays vers la responsabilité écologique pourrait faire apparaitre le fil conducteur d'une politique durable algérienne dans un sens bien plus large que son environnement.

 

Plus ce "Douar" sera large d'esprit et d'une âme des plus locales, plus notre écologie nationale sera apte à renforcer sa souveraineté; celle  d'un pays  enfin capable de devenir un acteur positif pour lui-même autant que pour le bien de l'Humanité toute entière; tout en restant une entité ethnique et nationale elle-même entière et harmonieuse.

 

Il doit , il me semble, exister  à nouveau  dans l'esprit et le coeur des Algériens une Maâna écologique algérienne qui porte déjà en elle parmi les meilleurs ingrédients à mélanger avec certains concepts universels de l'écologisme mondial. Mais pas tous et des deux côtés; et, comme pour le thé venu de Chine, on doit prendre le soin d'en extraire seulement l'arôme essentiel et de libérer les grains de toutes les impuretés qui pourraient polluer la saveur de son goût...Mais aussi de le mélanger à une eau algérienne pure ainsi qu'une menthe dès plus actuelle...

Pour être plus clair, quand on vante le développement durable ou l'économie circulaire, en Algérie, c'est comme vendre un verre d'eau tiède sucré à l'arôme de chorophyle à celui  boit  le thé à la menthe depuis des siècles... C'est croire faire affaire avec un amnésique complet...Doit-on accepter cela sans prétendre le contraire? Qui y a-t-il de chauvin à vouloir seulement produire le meilleur de soi-même pour vivre en paix parmi le reste du Monde libre?

 

Quand on parle, par exemple, à l'ONU de "lutte contre le désert", on oublie peut-être que des millions d'Algériens vivent malgré tout en harmonie avec le Sahara; et qu'il est également le plus grand producteur de richesses en Algérie. Autant financières, que culturelles. Le Sahara est par exemple une mine sans fin de procédés biologiques et humains ainsi que de coutumes qui permettront à l'Algérie de s'adapter aux rechauffement de son climat...Les antagonismes vicéraux et les fascinations de certains ne sont forcement les nôtres. Nous, Algériens ne devons pas apprendre à haïr la splendeur insoupçonnées de nos déserts dans l'ordre des choses mondial, de nos prétendus retards....

 

Aucun autre peuple ne pourra  mieux comprendre et assimiler le désert comme ceux qui en sont le fruit environnemental. Mais aucun peuple ne saurait donner de leçons qu'il aurait lui-même oubliées ou mal acquises...

Nous devons réinventer, sur ce principe, le respect de l'environnement algérien, sur des bases algériennes; avec l'ambition de l'inscrire dans une vision plus large. Maghrébine, une fois vraiment algérienne, s'enrichissant de la nature de tous les pays dont la culture et le contexte géographique sont des radicaux communs pour notre pays. La communauté de l'eau, celle qui doit être celle du partage maghrébin, de la solidarité d'un bloc régional qui doit renaitre; malgré toutes les entraves évidentes contemporaines, ne jamais se détourner de cet objetctif...

 

Une écologie Algérienne, Magrhébine, donc et pas seulement "Méditérannéenement Européennasiée" ; une écologie réelle, géographiquement prouvée, et non fantasmée. Qui doit également aspirer à devenir utile et volontaire à une vision encore plus large du sujet que sa propre bulle existencielle... Celle d'un continent dont l'Algérie doit redevenir une nation d'avant-garde, et cela à tous les niveaux...Une écologie Algérienne, Maghrébine, Africaine...donc.

 

La gestion de l'environnement, la diplomatie climatique, sont des nouvelles donnes incontournables de la nouvelle gouvernance mondiale qui se dessine autour du processus onusien des COP ainsi que de tous les G20 et autres sommets aux cercles plus ou moins fermés...Nous devons prendre ce pas de l'histoire en marche pour l'anticiper...C'est certes aspirer à gravir une montagne...mais pas accéder à des cieux infinis...cela reste humain...

C'est cette altitude de l'écologie algérienne que nous devons pourtant ambitionner, pour qu'elle soit apte à participer à l'écologie mondiale; dans une optique cependant
internationale et non globalisante. Un monde varié, et non diversifié. Car la diversité a 
tendance à produire une somme de divergences là où l'évolution de la Vie sur Terre semble avoir toujours oeuvré à varier pour perdurer dans l'Univers.

 

L'Algérie, le Maghreb, l'Afrique, variés, interacctifs et complémentaires, ont  qu'on en dise, beaucoup à apporter à l'écologie en général. Cela me semble si peu évoqué et rémemoré dans les discours officiels. Et cela des deux côtés de la Méditérranée, par exemple...

J'affirme  sans la moindre hésitation qu'il est indéniable que l'écologie Européenne s'est largement nourrie de l'environnement Africain; notamment pour se dévelloper plus particulièrement à partir du 18ème siècle. Beaucoup de notre faune, de notre flore, de nos coutumes ancestrales africaines, du nord, du sud, ont été étudiées lors de leurs colonisations. Beaucoup de jardins botaniques ont été crées sur nos territoires, au dépend de notre biodiversité locale, pour faire avancer la recherche coloniale dont l'écologie était un outil essentiel. L'étude du terrain fut, comme dans toute guerre, la clef de la colonisation; en terre exotique, les pères de l'écologies modernes eurent une grande influence et marge de manoeuvre politique.

 

Nous disposons donc d'un "héritage-data" et "biodiversité" d'autant plus considérable, à l'ère de l'information et du biomiétisme qu'il est urgent de reconsidérer à sa plus juste valeur et préserver de la piraterie.

 

Une responsablité écologique mondiale à assumer, également, comme la meilleure bannière pour être un acteur et non un suiveur en matière d'écologie et de géopolitique climatique. J'aimerais inviter ceux qui prendront le temps de lire ce long billet, de méditer sur cet aspect tant bradé dans notre approche du débat climatique mondial.

 

Nous avons donc, déjà, notre part d'héritage, nous, Algériens, Maghrébins, Africains, dans l'écologie que l'on semble vouloir nous apprendre à intégrer dans notre façon d'être civilisés. Mais, comment ne pas oubler d'un autre côté , comme tout héritage, mal assumé ou développé, qu'il devient un fardeau ou, pire, l'objet d'une transaction des plus défavorable à ces premiers bénéficiaires....

 

L'ampleur du défi, à mon humble avis est de réunir toute l'intelligence Algérienne, dans un premier temps, autour d'une volonté de produire un modèle de développement, non pas seulement durable ou circulaire, mais de faire de l'Algérie, notre pays, un Douar des Temps modernes, à l'avant garde d'un projet originel...

Pour une écologie algérienne, et non l'écologie en Algérie...Donc.

L'utopie, serait de croire que les illusions sont moins réalisables que les désillusions supportables au quotidien.....

 

 

 
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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