Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Douar des Temps Modernes (pour une écologie locale dans un monde global)#5

Nos traditions, passées au crible de la société de consommation industrielle, ne sont plus aussi favorables à générer un environnement sain.

Nos traditions, passées au crible de la société de consommation industrielle, ne sont plus aussi favorables à générer un environnement sain.

 

Ecologisme d'Occident 

Dans l’article précédent, je me suis permis de m’interroger  rapidement   sur l’origine historique de l’écologisme, du moins  telle qu'elle est le plus souvent  revendiquée par   la majorité des  écologistes de notre époque.   Elle  est donc, de ce fait, naturellement celle  la plus évoquée dans les médias du monde entier,  ainsi que dans  les discours politiques concernant  l’écologie et son corollaire : l’environnement.

Poursuivons,   et cette fois-ci plus en détail,  cette brève revue des nombreuses influences que l’on a coutume de reconnaitre à l’écologie  ainsi qu' à l’écologisme  dits « universels » ; notons qu'ils   sont  en phase d'être considérés  par nos sociétés modernes  comme des outils de civilisation du même ordre que celui érigé par l'idée de droits  universels de l'Homme.

 

Il me  parait  évident que l’on ne peut raisonnablement  remettre en question une certaine   obédience américaine à   bien des formes de l'écologisme qui nous intéresse depuis le début de cette série thématique de billets. Qu'elle soit  culturelle , idéologique ou bien scientifique, l'écologie et l'écologisme occidentaux   ont en  effet pris racine dans le vingtième siècle; particulièrement   dans un  terreau dont  la mouvance   « New Age » fut un engrais  à la fois des plus  fertiles et stérilisants. Notamment  celle qui fit école pour bien des adpetes du  "rêve Californien". Cette "contre-culture" , opposée farouchement à la guerre du Vietnam, à la société de consomation et plus tard au nucléaire,  fut developpée  essentiellement  lors des   précédentes années soixantes dix . Bien d’autres courants de pensées alternatives   se développèrent  en accord avec  cette petite révolution culturelle et sociale,  qui provoqua une véritable  deuxième ruée vers l'or; cette fois-ci, la liberté sera le butin; le rêve d'un autre nouveau monde. David Bawer fait apparemment  partie du panthéon mondial  des inventeurs américains  de l’écologisme moderne; notamment  en créant  la première association écologiste  «  Les Amis de la Terre », une formule qui sera déclinée à travers pas moins de 63 pays et  dont la version héxagonale jouera un rôle fondamental dans la création de l’écologisme français.

En matière de législation environnementale et de lobbying écologiste, mais aussi de recherche scientifique,  il est indiscutable que les USA peuvent se vanter d’avoir été une des nations fondatrice de l’écologisme moderne. La littérature, la musique, puis la photo et le cinéma américains ont joué un rôle de premier ordre dans la production d’une culture de la nature rendue universelle par l’induction d’un divertissement. Du Wild West à Tarzan, en passant par Avatar, sans oublier Robinson Crusoé ou la Planète des Singes, la culture américaine a su intégrer, à l’instar de Walt Disney, tous les symboles  universels relatifs à la nature pour en faire un syncrétisme des plus convaincants... Le plus souvent  ils furent crées en Europe du Nord, ou remis au goût du jour, dans cette partie du monde, et cela   dès le 18ème siècle. 

 

De même, comment ignorer l’énorme influence des écologistes allemands, germaniques et scandinaves dans les prémices de ce que beaucoup considèrent à présent être une prise de conscience écologique  mondiale, pour ne pas dire universelle?  Ivan Illich,  d’origine autrichienne, par exemple, fut un des auteurs  parmi les plus avant-gardistes et influents de la critique d’une société industrielle seulement fondée sur la croissance économique continue. Certes, il fut lui-même influencé par un certain Paul Goodman, un américain. 

Illich   propose  notamment  le concept d’austérité conviviale et dénonce la contre-productivité de certains outils modernes ;  dès lors que leur utilité  ne sert plus que des intérêts  uniquement mercantiles.  Rudolfe Steiner,  également, un des pères fondateurs de l’agriculture biologique,  a été remit au goût du jour par l’actualité de l’écologisme européen et  parait avoir fait la transition entre ésotérisme et écologie; avec les dérives que certains reprochent aux mouvements issus de sa pensée.  Tant d’autres auteurs germaniques  ont traité  d’écologisme, et le romantisme allemand ne fut pas laconique à sublimer la nature ;  mais il semble  bien que qu’Illich reste le "Pierre"  fondateur de cette église moderne de l’écologisme du Nord.

Son « évangile »  le plus fameux est celui  dans lequel  prouva mathématiquement  qu’un Américain consacrait chaque année en moyenne 1 600 heures à sa voiture et ne parcourait que 10 000 kilomètres. Cette amplitude  donne une moyenne de  seulement quelques kilomètres/heures  à la vitesse réelle du déplacement humain par le biais de l’outil automobile. Elle varierait selon lui de 4 à 15 kilomètres heures, selon le statut social des individus. Ainsi cette industrie serait contre-productive et non conviviale, selon sa propre terminologie. Sa critique d’un certain consumérisme, enseigné jusque dans les écoles dont il remet d’ailleurs en cause l’existence,  en fait un des théoriciens de la décroissance ainsi que  d’une écologie  à la fois libertaire et si peu laïque, finalement, dans ses fondations.

 

Pour en revenir au  postulat de l'austérité conviviale d'Illich,  comment, au passage, ne pas remarquer qu'il sera largement repris, plus tard, par Pierre Rabhi, notamment quand il invoque  la  « sobriété heureuse » comme un nouveau paradigme. Il est amusant de noter que si Illich  fut un juif converti au christianisme, son adepte, également très imprégné par l'auteur allemand Steiner, est  un enfant, né musulman, qui choisira adulte de se convertir au christianisme. Tous les deux affichent le même « enchantement », la même verve si prompte à rendre à l’écologisme quelque chose de plus poétique que scientifique.  Si cela ne fait pas de l’un juste l’avatar de l’autre, disons qu’il y a tout de même beaucoup de similitudes entre le maître et son disciple.

On pourrait ajouter, pour leur trouver un mentor commun, que ces deux hommes semblent inspirés par St François d’Assise, un saint chrétien qui est considéré comme le chantre de la nature parmi tous ses pairs canonisés par l’Eglise  catholique et romaine. Cette remarque n’est pas anodine, mais elle ne cherche pas à relever un antagonisme. C’est un constat qui place bien des fondements du christianisme au cœur de la conception écologique occidentale.

Cela parait d’ailleurs tout à fait normal. Qui pourrait croire que  plus de deux cents ans de révolution industrielle auront pu effacer d’un seul trait de Lumières  1789 années de chrétienté européenne ? Il est indéniable, à mon sens,  que l’écologisme occidental développe un double discours, à la fois laïc, mais  aussi très imprégné par la spiritualité  chrétienne au sein de laquelle  il  a puisé bien des symboliques pour développer son discours ainsi qu’une méthodologie de l’environnement. Qui se rappelle, par exemple que le principe de « subsidiarité »,  utilisé lors de la dernière COP, a été inventé par les pères fondateurs de l’Eglise romaine ?  Il ne faudrait pas oublier que les Américains, par exemple, demeurent encore un peuple très croyant; qui n’a pas forcement adhéré aux théories de l’évolution proposé par le Darwinisme. Beaucoup sont créationnistes et n’adhèrent qu’au caractère social d’un tel courant de pensée : la loi naturelle du plus fort sur le plus faible, comme une sélection dont la justesse relève  cependant d’une logique, d’une « main invisible »,  dont les desseins échappent à l’entendement humain ; mais ils sont justes, car d’origine divine, selon cette vision du Darwinisme social et économique.   

On peut là encore, selon le philosophe Todorov, reconnaitre à cette approche  une influence très ancienne, inspirée par le discours d’un moine irlandais, Pélage, qui fut un des grands adversaires théologique de St Augustin, un maghrébin. Deux visions de la nature  humaine, l’une  très latine, qui place l’église comme  le principal responsable du Pardon des hommes, l’autre, plus nordique,  qui ne reconnait  que la force de la volonté  et le  libre arbitre pour s’élever au-dessus du pêcher originel. On retrouve, selon cet auteur francophone, dans cette opposition, les  bases de celle où s'affrontent en écologie, les adeptes d'une  régulation ou d'une  dérégulation humaine , d'interventionnisme de l'état ou bien  d'une politique du libre échange en matière d'économie mondiale. 

Cette suggestion  ne doit cependant pas nous faire oublier à quel point, nous l'avons évoqué plus tôt,  un certain paganisme d’Occident, qu’il soit   méditerranéen , d'origine scandinave ou  germanique,  a toujours été assez résiliant  dans les cultures européennes christianisées. Le Catholicisme   n’aura d’ailleurs  de cesse de le  combattre, puis de l’assimiler dans ses rites. Je  ne saurais dire si cela est volontaire ou non, mais  je ne peux néanmoins m’empêcher de le  faire remarquer:  les mythes et les légendes qui ont précédés l’An Zéro chrétien forgent encore la vision de l’écologisme tel qu’il nous est présenté actuellement. Comme la chanson d’Escalibur est truffée de références à une culture bien antérieure au christianisme, où la nature jouait un rôle bien plus important ; où l’être humain n’avait aucunement de droit  divin à exploiter la création ,tel  un roi sur Terre. Pareillement, le concept de Gaïa, la planète Mère,est une histoire vielle de plusieurs millénaires. 

 

L’écologisme  hexagonal,  n’échappe pas à cette tendance,  même si il  sera certes bien plus  tardif à  émerger sur un terrain vraiment politique.  Mais, d’un autre côté,  pour parler de son influence internationale, il ne faudrait pas oublier le courant  romantique français  qui posa  bien des éléments immuables de  l’idée d’un  monde  où l’homme et la nature communient ; notamment sous la plume de Jean Jacques  Rousseau.

Le siècle des Lumières  annoncera également l’avènement d’un messianisme où la science devient la clef  non plus  d’un Paradis perdu, mais à  inventer ;  un  dogme  plus sûr et pragmatique  que la religion,   selon cette matrice philosophique; pour  que l’Humanité exulte enfin ses péchés sans ne plus recourir au Ciel. Je me suis permis d’exagérer un peu la chose, non pour la conspuer, mais tout simplement pour en révéler une nature si peu évoquée dans les médias officiels. D’un tout autre point de vue, et  nous le verrons plus tard, des écologues français, tel que  le botaniste   Pierre  Poivre posèrent  dès le 18ème siècle les bases d’une politique de conservation de la nature, notamment celle  des forêts tropicales.Les Anglais  et nombre d’anglo-saxons  furent  d’ailleurs également précurseurs dans cette  entreprise au caractère à la fois scientifique, commercial et politique. Là aussi, j’aurais  suffisamment l’occasion de m’étendre  plus longuement sur ce sujet  pour l’occulter à présent. Pour la période post 68, on cite régulièrement des nom tels que  Serge MoscoviciRené Dumont  ou bien Dominique Simonnet dont je vous conseille plus particulièrement la lecture. 

 

Car j’aimerai dire qu’on oublie un peu trop  souvent de parler d’un écologisme slave, d’une vision même soviétique  de l’environnement. Le peuple russe, plus particulièrement, semble inspiré  par un rapport très passionnel avec la nature. Sachant que dans bien des endroits de la Russie, passée ou présent, les populations doivent composer avec des milieux naturels extrêmement  hostiles. C’est là, également,  où la politique de la terre brûlé s’avéra  une arme encore plus  redoutable que le  Kami Kazé  qui fut, au contraire, une barrière naturelle  pour les Japonais contre l’envahisseur étranger. L’intérêt humain,  primant sur le destin de la nature ; quitte  à  détruire son environnement, ne pas le céder à son adversaire...'écosuicide comme arme de guerre...L

On  pourrait, pour évoquer cet écologisme  citer notamment I. Laptev, dans son intéressant  essai « Les Hommes et La Nature » (inconnu sur la toile)  que j’ai trouvé par hasard dans le bac  d’une libraire algéroise. Pour  suggérer, notamment,  que l’une des prédominances de l’écologie  développée par les soviétiques  fut celle de  l’aménagement,  de la gestion collective plutôt que  de la consultation populaire,  de l’écologie scientifique,  des réalisations pharaoniques, d’une écologie plus patriotique que seulement citoyenne. L’écologie d’un être humain presque condamné  à dompter la nature pour lui survivre. Cela ne doit pas réduire cette écologisme à un écologisme d’état, tant la culture russe cultive  depuis toujours un lien quasi passionnel et charnel avec sa nature sauvage, jusque dans sa langue, que j’ai eu l’occasion d’étudier pendant  quelques années au lycée.

Force est  donc de constater que l’Europe du nord, ainsi que les Etats Unis  furent et sont très prolifiques en matière d’écologues et écologistes. Il parait évident que la face « Nord » de notre planète affiche dans ce domaine  une longueur d’avance sur nos sociétés en développement. Mais cela ne me  parait être en rien dommageable, encore moins il faudrait considérer cet état de fait comme une fatalité. Dès lors que l’on considère tout cela  comme  un héritage  dont il faut autant s’imprégner  que se défier, afin d’en  extraire  quelques mythes  et facettes  qui me paraissent erronés ou inadaptés à l’idée qu’il serait  d’une écologie maghrébine de culture musulmane ou byzantine...

 Il  sera  de plus  de  moins en moins évident de cerner la frontière jadis si contrastée  qui séparait  l’écologisme militant  de celui qui  semble avoir depuis toujours  les bonnes grâces des Agenda de l’ONU, ainsi que tout un régime  d’organismes et d’institutions officiels  dédiés aux questions environnementales. Cet écologisme n’est pas non plus étranger  au  monde des affaires, qui a toujours su, plus  que toute autre invention humaine,  transformer une crise  globale en une formidable série d’opportunités locales ou, plus précisément,  de  belles réussites privées. Derrières les énerges renouvelables, l'éco conbstruction, les normes iso, et tant d'autres nouvelles donnes écologique, il y a de nouveaux marches qui se créent pour les plus innovants et compétitifs.

Cela  me parait  même  être la Malchimie de nos temps modernes ; remise au goût du jour des règles d’une   prétendue jungle, qui n’en a pas  pourtant pas la grande  valeur écologique ; n’a de commun avec un écosystème  aussi grandiose  et sauvage  que la  prédation, poussée au rang d’art de la guerre financière.  Dans ce milieu, il faut être prêt à montrer  une patte dont la couleur importe si peu, au fond ; pourvu qu’elle soit rentable en argent comptant pour celles et ceux qui s’en réclament. Dans cette articulation de l’écologique, Adam Smith et Darwin se rencontrent au sein d’un environnement qui a déformés leurs théories  pour défendre l'idée d'une économie assujettie aux lois de la nature. Pourtant  l’équilibre ne parait pas vraiment relever des règles de la bilogie, qui inclue dans ces process l'empathie ainsi que la soliadrité naturelles  ; mais plutôt de celles de la statistique au service d’aspirations qui n’ont parfois de vert que la couleur de leur emballage.

C’est du moins, par exemple,  ce que je ne peux m’empêcher de ressentir en l’observant le débat sur les déréglements climatiques;  avec un regard qui n’a pas la prétention d’être le plus pertinent, mais qui a fait du doute le plus sûr moyen pour s’approcher d’un semblant de vérité. Cette impression, ce malaise, je ne l’ai jamais autant ressenti qu’en étudiant et observant le  régime  mondial  qui traite depuis plus de vingt ans de la question  d’un climat global fortement impacté par l’activité humaine industrielle. Non que je doute totalement de la validité de ce postulat, mais je me sas très mal à l'aise quand je vois bien qu'il est interdit à present d'en douter dans un cercle qui ne fait que de s'élargir avec le temps, autant qu'à mesure que les effets concrets de ces changements s'installent dans nos quotidiens. 

Une machine parfaitement huilée, il me semble, sous ses faux airs de long et fragile processus de négociations multilatérales,  s’applique inlassablement  à  réunir autour d’une même table ronde gens d’idées et d'actions, ceux et celles d’idéaux   ainsi que les porteurs d’affaires. Il faut reconnaitre que ce n’est pas une mince affaire que cela. ONG et Etats, dans ce cadre  où l’urgence fait consensus mais pas la solution, cherchent apparemment à trouver un accord historique pour sauver la planète du  terrible Léviathan industriel que nous alimentons  par bien de nos gestes  quotidiens ; sans avoir toujours les moyens ou le savoir-faire intime  pour  faire autrement.

Les éminences  grises  les plus en vue dans le cercle de  la science verte font également partie intégrante des débats sur le climat. Ils ont même, pour certains,  dans ce cercle, l’aura de devins ou d’oracles capables même  de lire dans l’avenir.  Ils ne sont pas tous écologues, de moins en moins, d’ailleurs.  Les apôtres  du pire, comme  les chantres de jours  meilleurs ? Une chose est sure, à présent, un rapport du GIEC a la validité qu’avait jadis une bulle papale : il est  quasiment  incontestable, au risque d’encourir la disgrâce.

Pourtant  il est  légitime de s’inquiéter  de  l’objectivité d’une science  dont la conscience   a toujours été  subordonnée au soutien financier de sphères où   gens de pouvoir et  d’affaires  se rencontrent régulièrement.  Justement,   parfois, pour certains, sans  avoir la moindre mauvaise conscience à propos d’un tel outrage à la plus élémentaire des éthiques.

Ecologie et écologisme,  sont deux  systèmes  d’idées et d’actions  qui me paraissent  tout à fait  protagonistes  d’un même écosystème de luttes pour le pouvoir   ainsi que  du  maintien d’un ordre établi. Volontaires ou involontaires, là n’est pas vraiment la question.  L’écologie la science ;  l’écologisme,  dite écologie politique; l’écologie politisée, le capitalisme vert.  Cela passe aussi  largement par   un peu de trotskysme vert, et plus simplement, on  enseigne de plus en plus  une  écocitoyenneté dans les écoles.  Tant de termes pour définir l’ensemble ou bien une partie de ce  même puzzle d’un paysage où se mélange la féérie d’un paradis perdu au spectre d’une apocalypse qui parait inéluctable.  C’est du moins  la dialectique la plus courante  qui fait résonner la majorité des discours et  animent bien des idées sur l’écologie, et bien entendu  sur l’écologisme.  

Je préfèrerais, pour ma part,  synthésiser ces deux entités interdépendantes au sein d'un même  régime vert, au sens large du terme, c’est-à-dire d'un projet d’environnement, social, économique, où l'aspect écologique est au centre du combat contre les inégalités entre société. Il n'est  pas le seul, comme le suggère un autre penseur américain, Jarred Diamond mais ce sont les donnes environnementales qui conditionnent beaucoup le destin des civilisations, avec leur capacité à s'inscrire dans une ligne culturelle capable de leur fournir un avantage environnemental sur les autres peuples. Ainsi, en corrigeant ce types d'inégalités, qui, à l'ère de la science toute puissante, ne devraient pas avoir lieu de persister.

On peut même se demander si le concept de justice climatique ne sous entend pas qu'en globalisant notre perception de l'environnement, nous arriverons à globaliser aussi les solutions pour le maintenir "en équilibre durable";  équilibre de la nature,  qui est, pour l'écologie scientifique contemporaine, un concept devenu largement  obsolète, voire une  hérésie de la raison. Seule la politique  de certains  semble vouloir figer durablement  l'orde dans le temps de l'état, établi; aucunement il n'est celui de la nature, selon mon intime expérience ainsi que mes modestes recherches. 

 Il me semble, à présent,  que l’écologie et l’écologisme se confondent de plus en plus  dans un cadre  où se rencontrent depuis la nuit des temps   la politique  ainsi que la finance. Ces  deux  bras armés de l’économie moderne, après s’être longtemps opposés, semblent  avoir trouvé un consensus idéologique par le biais  du concept de « développement durable »  ou  bien celui « d’économie verte ». Encore plus, depuis la dernière COP21 de Paris, il est incontestable que l’ONU et ses satellites a développé,  au fil du débat climatique mondial, a réussi à formuler toute une armada d’outils de négociations, d’évaluations,  et de réalisations ;  de collecte de fonds aussi ; qui a  permis de  convaincre bien des écologistes à entrer dans son sillon, par la petite ou bien la grande porte;  par les coulisses, parfois même...

 

Dans le prochain article il sera temps d'en finir avec ce sujet et de vous parler des travaux d'historiens de l'environnement, comme Richard Groove, qui placent l'origine de l'écologie politique à une époque beaucoup plus antérieure au vingtième siècle...A une éqoque qui sera  l'age d'or du colonisalisme européen...

 

A suivre...

Un ouvrage très instructif sur l'histoire moderne  de l'écologisme....

Un ouvrage très instructif sur l'histoire moderne de l'écologisme....

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
Voir le profil de Karim Tedjani sur le portail Overblog

Commenter cet article