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Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Gaz de schiste : l’Allemagne rejoint le camp du « non » à la fracturation hydraulique

L'Allemagne rejoint ainsi la France dans le camp des pays opposés à cette méthode d'exploitation.

PIERRE DEMOUX    Le 25/06 à 12:00 

 

Les députés ont interdit vendredi ce procédé controversé, après avoir hésité pendant plusieurs années. Le pays rejoint ainsi la France, alors que l’Angleterre a récemment autorisé la technique.

 

Il aura fallu plusieurs années, mais les députés allemands ont finalement dit « non » à la fracturation hydraulique. Le Bundestag a voté vendredi sur ce sujet qui traînait depuis plusieurs années, à cause des doutes et divisions que provoque le sujet chez les parlementaires. Le texte a été ajouté dans l'urgence à l'ordre du jour par le gouvernement d'Angela Merkel après que les industriels de l'énergie, lassés d'attendre une réglementation claire, ont annoncé la semaine dernière vouloir relancer leurs projets de fracturation gelés depuis cinq ans.

Selon ce texte, le « fracking » dit conventionnel, déjà utilisé pour exploiter le gaz naturel prisonnier de couches rocheuses, reste autorisé sur le principe. Il reviendra aux Länder, les Etats régionaux, de se prononcer sur chaque cas individuellement. Mais le recours à la fracturation hydraulique sera, lui, interdit.

L'Allemagne rejoint la France

Ce procédé permet de libérer les gaz du sous-sol grâce à l'injection d'un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques pour fracturer les couches de roches où sont retenus les gaz. Seuls quatre projets à visée scientifique pourront être autorisés, « pour parfaire les connaissances » sur le procédé et ses effets. Cette interdiction sera réexaminée par le Bundestag en principe en 2021, qui se prononcera sur sa prolongation.

·         Gaz de schiste : feu vert controversé à la fracturation hydraulique en Angleterre

L'Allemagne rejoint ainsi la France dans le camp des pays opposés à cette méthode d'exploitation. A l'inverse, le Royaume-Uni a donné, fin mai, son feu vert à la recherche de gaz de schiste après cinq années d'arrêt, malgré un large mouvement de contestation - des défenseurs de l'environnement comme des populations proches des zones concernées. Une décision d'autant plus controversée que le potentiel du sous-sol britannique reste encore à prouver et que l'exploitation des gaz de schiste s'avère difficile. La Pologne avait ainsi autorisé la fracturation hydraulique mais aucun puits ne s'est révélé exploitable.

Revers pour Obama

A l'inverse, aux Etats-Unis, la technique a engendré une révolution énergétique ces dernières années : le pays a énormément investi dans ce secteur et est passé du statut d'importateur de gaz à celui de premier producteur mondial. Mais, outre-Atlantique comme en Europe, la technique suscite une montée des oppositions et des inquiétudes sur les conséquences pour l'environnement. Plusieurs études scientifiques pointent les risques de tremblements de terre et de contamination des nappes phréatiques dans les régions où elle est pratiquée.

L'administration Obama avait ainsi édicté une série de mesures l'an dernier pour réguler davantage la fracturation hydraulique (sécurisation des eaux usées, contrôle des puits, publication des produits utilisés...). Sauf que, il y a quelques jours, un juge fédéral de l'Etat du Wyoming a invalidé cette réglementation, considérant que l'administration fédérale avait outrepassé ses droits pour intervenir.

@pdemoux 

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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