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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Nations Unies: privilégier l’unité d’action face aux causes environnementales des problèmes de santé

REVUE DE WEB | http://www.who.int|10 février 2017

 

Dr Margaret Chan, Directeur général de l'OMS,
Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, et
Petteri Taalas, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale

 

Dr Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé
Dr Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé
OMS

Il existe plusieurs raisons impérieuses d’assainir l’environnement au plan mondial. L’une des plus évidentes est qu’un environnement pollué entraîne des décès. Chaque année, presque 12, 6 millions de personnes meurent de maladies associées à des risques environnementaux comme la pollution de l’air, de l’eau ou des sols, et le changement climatique.1 Cela représente un décès sur 4 au plan mondial.1

Nous savons maintenant que le plus grand risque environnemental pour la santé humaine concerne un de nos besoins les plus essentiels: l’air que nous respirons.1 Pendant des années, les gouvernements se sont efforcés d’améliorer l’accès à l’énergie afin de promouvoir le développement économique. Mais le modèle énergétique globalement non durable que le monde a suivi induit des coûts inacceptables. La pollution de l’air, qui résulte avant tout de la production et de l’utilisation de l’énergie, entraîne des maladies cardiaques et pulmonaires et le cancer, avec environ 6,5 millions de décès chaque année.2

Les sources d’énergie associées au rejet de polluants atmosphériques mortels, comme le noir de carbone, sont également à l’origine d’émissions de gaz à effet de serre tels que le méthane et le dioxyde de carbone. Ces facteurs conjugués alimentent le changement climatique, qui menace de saper toutes les conditions environnementales nécessaires à la vie humaine: l’alimentation, l’eau et l’habitat.3

«Nous savons maintenant que le plus grand risque environnemental pour la santé humaine concerne un de nos besoins les plus essentiels: l’air que nous respirons.»

Dr Margaret Chan, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé,
Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, et 
Petteri Taalas, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale

Urbanisation et santé environnementale

D’ici à 2050, 66% de la population mondiale vivra dans les zones urbaines, souvent caractérisées par la pollution, une circulation dense, des mauvaises conditions de logement, un accès restreint à l’eau et aux services d’assainissement, et d’autres risques sanitaires.4

Les risques environnementaux pour la santé, comme de nombreux problèmes auxquels notre monde est confronté, sont trop complexes et interdépendants pour se contenter de solutions simplistes à court terme ou de l’intervention d’acteurs isolés. C’est pourquoi le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par tous les pays du monde, est si important. Ce document, le premier plan de développement mondial jamais établi, est une occasion unique d’action cohérente à long terme par et pour l’ensemble de la société.5

De nombreux gouvernements favorisent désormais l’action conjointe de plusieurs ministères et services, par exemple ceux chargés de l’environnement, du climat et de la santé. C’est ce que nous avons vu récemment à la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, durant laquelle les ministres de la santé et de l’environnement ont répondu à l’appel du gouvernement du Maroc à signer la Déclaration ministérielle de Marrakech sur la santé, l’environnement et les changements climatiques.6 Les signataires de la déclaration reconnaissent qu’il n’y a actuellement aucun mécanisme mondial pour aider les secteurs de l’environnement et de la santé à agir ensemble pour sauver des vies et protéger la santé, et appellent les organismes des Nations Unies concernés à en mettre un en place.6

Petteri Taalas, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale
Petteri Taalas, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale

Le défi consiste maintenant à traduire cette déclaration en actes.

Des interventions simples, comme la réduction des émissions des véhicules et l’investissement dans les réseaux express, permettront de sauver des vies. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Togo se sont engagés à introduire les combustibles à faible teneur en soufre d’ici à juillet 2017. Athènes, Madrid, Mexico et Paris prévoient d’interdire la circulation des véhicules diesel d’ici à 2025. La mise en œuvre d’interventions éprouvées contre les polluants climatiques à courte durée de vie pourrait sauver plus de 2,4 millions de vies chaque année et réduire le réchauffement climatique d’environ 0,5 °C d’ici à 2050.7 Dans bien des cas, les bénéfices seront supérieurs au coût de l’intervention.

D’après les estimations, la non-prise en compte des conséquences sanitaires de la pollution de l’air et des autres dommages environnementaux revient à subventionner à hauteur de 5300 milliards de dollars les sources d’énergie polluantes.8 L’incapacité à protéger les populations des risques environnementaux induit non seulement un coût humain, mais fait également peser une charge supplémentaire sur les services de santé. Les coûts liés aux services de santé sont l’un des fardeaux financiers les plus importants pour les gouvernements comme pour les individus.

De même qu’il est dans l’intérêt de l’individu comme de la collectivité que les pays et les ministères agissent ensemble face à des problèmes complexes, il est essentiel que tous les organismes des Nations Unies œuvrent plus étroitement pour les soutenir.

La Déclaration de Marrakech

Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement
Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement
PNUE

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) aident conjointement les pays à atteindre les buts de la Déclaration de Marrakech. Nous nous engageons à mettre en commun nos ressources techniques et financières dans un même programme environnemental et sanitaire. La pollution de l’air sera notre première priorité étant donné ses conséquences énormes sur la santé et ses liens étroits avec d’autres risques, comme le changement climatique et la contamination chimique.

Chacune de nos organisations apportera de vastes compétences spécialisées dans les domaines du climat, de la santé ou de l’environnement. L’OMM, par l’intermédiaire des organismes météorologiques nationaux et de son réseau de stations terrestres et distantes, fournit les données essentielles sur le climat et la qualité de l’air et facilite la prestation de services météorologiques et climatologiques. Le PNUE travaille avec les ministères de l’environnement des États Membres et d’autres décideurs clés afin de prévenir la dégradation de l’environnement et d’y remédier, soutenant ainsi les individus comme les communautés. L’OMS, de concert avec les ministères de la santé nationaux, suit et évalue les expositions et leur incidence sur la santé, et donne des indications sur les moyens de les réduire.

D’ici juin 2017, nos organisations auront élaboré un plan conjoint pour mobiliser de façon plus vaste les autres organismes ainsi que la communauté scientifique et les secteurs de la santé et de la protection de l’environnement au sens large. Comme le dit le proverbe africain: «Si tu veux aller vite, agis seul. Si tu veux aller loin, agis avec les autres.»


Références


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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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