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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de Web Nouara

Par Marouane Taharouri (AL Paris-Nord-Est)|http://alternativelibertaire.org/| 17 février 2017

En novembre s’est tenue à Marrakech la 22e édition de la Conférence sur le climat (Cop). L’occasion pour le pouvoir marocain de redorer son image écologique et d’attirer les fonds pour faire tourner le business du capitalisme vert. Cependant, la réalité sociale et climatique porte un autre visage que celui des affiches publicitaires.

Depuis maintenant quelques années, le Maroc affiche une transition énergétique enviable pour un pays africain. Cela se concrétise par une réforme agraire « Plan Maroc Vert » pour « l’optimisation » et l’industrialisation des ressources agricoles, une plantation de parcs d’éoliennes, un renouvellement des structures hydrauliques tels que les barrages pour l’agriculture et la production d’électricité et la création, dans les environs de Ouarzazate, du plus grand parc mondial [1] de panneaux solaires d’ici 2050.

En somme, des notes d’élève moyen en progression rapide en matière énergétique. Sauf que derrière ce beau décor se cache une réalité d’une violence inouïe.

Spoliation des terres

Le « Plan Maroc Vert » qui se veut la concrétisation de l’efficacité agricole, est en réalité une privatisation à grande échelle des terres agricoles étatiques et des terres collectives des tribus et communautés rurales, afin de spécialiser l’agriculture marocaine dans l’exportation. Ajoutant à cela la corruption dans le monde des affaires et l’influence de l’empire tentaculaire d’Aziz Akhannouche, magnat des hydrocarbures, annonceur numéro 1 du pays (ce qui musèle parfaitement les médias), et ministre de l’Agriculture dans le gouvernement sortant, et ce plan rend le Maroc d’en bas, en effet, vert de rage d’autant de spoliation, de gaspillage et de corruption.

En ce qui concerne les parcs éoliens, une grande partie va être installée dans le Sahara occidental, bafouant ainsi encore une fois les droits à l’autodétermination du peuple sahraoui.

À quelques kilomètres de Ouarzazate, le projet de centrale solaire Noor est en avancement rapide, avec la livraison de la première tranche Noor I. Ce projet répond à une demande européenne [2]. Il est financé, entre autres, par la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement. De plus, sur le terrain, ce projet se concrétise par une spoliation des terres collectives des tribus locales, avec un semblant de consultation : Mohamed VI annonce le plan en octobre 2010, la première réunion publique de consultation a lieu en novembre 2010. Encore un exemple d’accaparement vert (green grabbing) [3].

Luttes solidaires

Quand les tartuffes de l’écologie et les émissaires des fonds rapaces, paradent dans les salons VIP de Marrakech pour « discuter » de l’avenir climatique mondial, les peuples subissant la violence du capitalisme sous toutes ses couleurs comptent sur la solidarité pour faire entendre leur voix.

Ainsi, un des principaux événements reste le contre-Cop22 qui a été organisé à 300 km au sud de Marrakech [4], autour de la lutte de la population d’Imider, un village non loin duquel se trouve une des plus grande mine d’argent d’Afrique. La gestion désastreuse et l’exploitation sans merci de cette mine reviennent à la Société métallurgique d’Imiter (SMI), une filiale de la compagnie Managem appartenant à l’empire de Mohamed VI.

Cette lutte emblématique menée par la population locale contre l’accaparement et la pollution de l’eau par la SMI, ceci pour l’extraction du minerais et son nettoyage.

Le contre-Cop22 a vu donc une connexion et des échanges entre militantes et militants impliqué.es dans les luttes contre les grands projets de dépossession ou de pollution des terres et des ressources naturelles à travers le monde. En effet, la venue d’activistes luttant contre la Dakota Access Pipeline (DAPL) [5] à ce contre-Cop22 a été un grand moment de solidarité internationale. Face aux engrenages du capitalisme, les peuples en lutte sèment des grains de sable fertiles.

Marouane Taharouri (AL Paris-Nord-Est)

[1] Un projet qui a l’ambition d’atteindre 11 % de la production d’électricité mondiale en 2050

[2] Le projet Desertec, impulsé par des groupements d’entreprises européennes, incluait Noor dans ses plans de production de l’électricité en Afrique pour l’Europe. Les conflits entre partenaires et « la problématique » de dépendance énergétique vis-à-vis de l’Afrique (l’Espagne a refusé de participer au financement du câble reliant le Maroc à l’Europe), sont venu à bout, pour le moment, du projet Desertec.

[3] L’accaparement vert couvre la notion de dépossession des terres et des ressources naturelles par les Etats et les entreprises pour des raisons soi-disant environnementales.

[4] #300kmSouth

[5] Projet de pipeline controversé aux États-Unis, qui a connu une forte mobilisation impulsée par les communautés indigènes amérindiennes, en raison du tracé passant par des terres ancestrales et le potentiel hautement dévastateur pour l’environnement.

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