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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

Vous trouverez  dans ce blog crée en 2010:

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Revue de Web Ecologie en Algérie

Par Hafidh Bessaoudi/ La Dépèche de Kabylie/  24 juin 2017

Le côté noir du développement industriel est une situation héritée des années 70, période à laquelle les efforts du pays étaient résolument tournés vers une industrialisation massive, seul levier permettant à l’Algérie de s’inscrire dans le concert des nations, en émergeant avec l’industrie.

Pour M. Benabed Mohamed, directeur de l’environnement, des erreurs d’implantation ont été commises pour ces sites industriels : «On s’est retrouvés avec des unités industrielles implantées à côté des centres urbains. Les villes, de leurs côtés, se sont rapprochées de ces sites. À l’époque, nous avions des processus et des techniques industrielles qui sont aujourd’hui totalement obsolètes en matière de protection de l’environnement.

Pour l’ERCC, la cimenterie de Sour El Ghozlane, il faut dire qu’à une certaine époque cette usine a été réalisée avec des équipements d’atténuation. Les 13 cimenteries existantes en Algérie étaient toutes dotées de filtres. Il est apparu par la suite un problème de maintenance. Des décisions ont été prises à partir des années 2000 et l’État s’est montré rigide.

Pour notre wilaya, à Sour El Ghozlane, cela s’est fait en 2016 où il y a eu un travail de la wilaya et des services de l’environnement. Nous avons littéralement tarabusté la direction de cette cimenterie. Ils avaient un programme de changement des filtres, mais ils ont pris tout leur temps pour les changer. Il a fallu les relancer à plusieurs reprises. Chaque mois ou chaque deux mois, la commission des installations classées se déplaçait pour s’enquérir de la situation.

On a reçu la visite des inspecteurs du ministère de l’Environnement pour mettre la pression sur les responsables de cette usine et accélérer les travaux de changements du filtre et cela a finalement été fait depuis mars 2016. L’usine est désormais dotée d’un nouveau filtre à manche qui a diminué de 90% les émissions de particules fines du ciment.

D’autre part, l’usine y gagne sur le volet économique car les poussières de ciment sont récupérées et commercialisées, et le chiffre se situe entre 10 et 12% de poudre récupérée. Mais toutefois, on ne se contente pas de cette «victoire». Il y a encore d’autres éléments à changer, à l’image des petits filtres à ciment le long de la chaîne.

Ce n’est plus le grand panache de ciment que l’on voyait auparavant, mais cela reste toujours des émissions atmosphériques contenues. Nous avons demandé aux dirigeants de l’ERCC de faire vite pour parer au changement de ces filtres farine, comme ils sont dénommés dans leur jargon. Il y en a en tout quelques dizaines et ensemble, ces filtres laissent échapper une quantité qui n’est pas sans impact négatif sur l’environnement. Notre souhait et notre but est d’aboutir à zéro émission de ces particules fines et toxiques», explique le directeur de l’environnement.

Pour notre interlocuteur, il est ressenti dans le monde des industriels une prise de conscience, aussi bien publique que privé : «Il faut savoir que l’industriel ou le fabricant vis-à-vis de la commercialisation de son produit, est rattrapé par d’autres organismes. Pour qu’il commercialise son produit, on lui exige des certificats de qualité dont notamment la qualification ISO 14000. Là, l’industriel est obligé de se mettre aux normes. De tout bord, l’État, de par ses institutions administratives, les organismes de contrôles tant privés que publics internationales, sont des garde-fous pour les industriels», déclare le directeur de l’environnement, M. Benabed.

Hafidh Bessaoudi

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