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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Protection de l’environnement, Mme Zerouati : « La société civile doit s’impliquer »

La ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables, Mme Fatma-Zohra Zerouati, a insisté, hier à Tizi-Ouzou, où elle a effectué une visite de travail et d’inspection, sur l’impérative nécessité de l’implication totale et effective de la société civile dans la protection de l’environnement.

S’exprimant lors du lancement d’un tri sélectif dans la résidence Tellili (Liberté) au boulevard Krim-Belkacem de la nouvelle-ville de Tizi-Ouzou, madame la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables a mis en exergue l’importance de la généralisation de ce procédé de traitement de nos ordures ménagères et leur recyclage, et la mobilisation de la société civile et des autorités  pour protéger l’environnement qui se dégrade de jour en jour, pour diverses raisons.
« Le problème de l’environnement est une affaire de tous », a-t-elle souligné, appelant tous les autres secteurs à se mobiliser aux côtés du secteur qu’elle dirige pour mettre fin à la situation alarmante que subit l’environnement.
Eu égard à cette situation alarmante,  Mme Fatma-Zohra Zerouati a brandi la menace de sévères sanctions contre tous les pollueurs, si l’action de sensibilisation n’aboutit pas à des améliorations palpables et efficaces à partir de l’année prochaine.
Dans le cadre de ces actions de solidarité menées à longueur d’année, la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables a fait savoir que le cours inaugural de l’année scolaire 2017/2018 portera sur la protection de l’environnement et la diversité écologique et maritime. Lors de sa visite, la ministre a tenu à rendre hommage aux auteurs de nombreuses initiatives visant à prendre en charge certaines problématiques de son secteur, notamment en ce qui concerne le tri sélectif et le recyclage.  A noter que la ministre a visité un quartier pilote en tri sélectif, la maison de l’environnement, le centre de tri sélectif du centre d’enfouissement technique de Oued Fali, un éco-quartier dans la commune de Tizi-Ouzou et une chaîne de fabrication de réfrigérateurs fonctionnant avec l’énergie solaire et un point de traitement des déchets spéciaux au niveau de l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (ENIEM).
Le village Boumessaoud, commune d’Imsouhel, un des villages les plus propres de la wilaya de Tizi-Ouzou, a été la dernière étape de la visite de madame la ministre qui y a inauguré une aire de jeux.

Plus de 18.540 affaires et 9.870 arrestations en six mois

En hausse constante ces dernières années, les atteintes à l’environnement représentent tout, sauf un acte de civisme. C’est même l’un des baromètres de la citoyenneté, mais malheureusement, il se trouve que certaines personnes se soucient peu (ou pas) de cette question et contribuent grandement par leurs comportements, à la fois irresponsables et inadmissibles, à la dégradation du cadre de vie des Algériennes et des Algériens.
Et pourtant, notre Constitution consacre, à la faveur de sa dernière révision, un article qui donne droit au citoyen d’aspirer à un environnement «sain» et «équilibré».    
Certes, les développements industriels et technologiques sont pointés du doigt, mais force est de reconnaître que le citoyen a une part de responsabilité non négligeable. Preuve en est, les statistiques inquiétantes, révélées hier, par un communiqué de presse de la cellule de communication du Commandement de la gendarmerie nationale, qui font état de l’arrestation en six mois de quelque 9.873 personnes impliquées dans plus de 18.540 affaires.
 Enorme ! Car si on revient un peu en arrière, on constate effectivement que ce phénomène a pris de l’ampleur. 18.540 affaires en six mois, ça donne une moyenne annuelle de plus de 37.000 atteintes, alors qu’en quatre ans pratiquement (de 2011 à septembre 2014), les mêmes services avaient relevé un peu plus de 25.320 affaires ayant conduit à l’interpellation de 7.296 personnes, soit 25% de moins qu’en six mois.
Le bilan du 1er semestre de 2017 confirme à cet effet l’augmentation, de l’ordre de 59%, du nombre des affaires d’atteinte à notre environnement ; elles s’élevaient à 11.685 affaires au 1er semestre de 2016. Idem pour les arrestations qui connaissent un bond de 50% par rapport à la même période de l’année passée.   
Pour revenir en détail à ce bilan semestriel, la GN souligne que 55% des cas portent sur des délits liés à la gestion des déchets et dont on compte 5.895 interpellations, et confie que le dépôt de déchets dans des lieux publics constitue l’infraction la plus répandue. Elle est suivie du délit lié à l'urbanisme qui représente 27% du nombre global des affaires traitées et du délit relatif à la protection de l'environnement et au système forestier (11%).
Notre source tient à relever par ailleurs le précieux concours de l’Institut national de criminalistique et criminologie (département environnement) de la gendarmerie nationale, sis à Bouchaoui (Alger), pour avoir fourni aux unités de la GN le soutien « nécessaire » à travers 422 expertises, dans le cadre du traitement des affaires importantes nécessitant des
« preuves scientifiques » pour confirmer les accusations portées contre les mis en cause.
La GN rappelle également la création de cinq brigades spécialisées dans la lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, à Tlemcen, Ain-Temouchent, Biskra, Ghardaïa et Tamanrasset. Traduisant « l’importance » qu’accorde la GN à la protection du cadre de vie des citoyens, ces brigades seront opérationnelles d’ici peu.  En tous les cas, ce bilan de la gendarmerie nationale contraste curieusement avec les notes relativement acceptables données à notre pays, l’année dernière, par un groupe de chercheurs américains.  L’Algérie a été en effet classée premier pays dans le monde arabe et 2e en Afrique en matière de protection de l’environnement.

 Sur 153 nations étudiées, l’Algérie s’est positionnée au 42e rang.

Les auteurs des études ont établi ce classement en s’appuyant sur un nombre de critères, tels la qualité de l’air et de l’eau, la biodiversité ou encore les contraintes sur les écosystèmes, les traitements des déchets et la gouvernance de l’environnement. Outre le travail de sensibilisation, les spécialistes plaident pour une législation
« forte » et « adaptée » afin de lutter efficacement contre les atteintes à l’environnement.
Bel. Adrar et  S. A. M.

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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