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Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Aid el adha. Un spectacle désolant dans les rues d'Alger: A quand des points d'abattage ? 3 SEPTEMBRE 2017

Aid el adha.  Un spectacle désolant dans les rues d'Alger: A quand des points d'abattage ? 3 SEPTEMBRE 2017

Le Temps 3 SEPTEMBRE 2017

Une situation qui, en somme, reste récurrente à chaque célébration de la fête de l'Aïd El Adha. Dans les cités et/ou certains quartiers de l'Algérois, les mêmes scènes se répètent chaque année. Les résidus de l'opération du sacrifice donnent un spectacle désolant.

L'environnement est mis à rude épreuve, du reste de l'incivisme de certains citoyens qui n'hésitent pas à laisser les déchets sur place, après les opérations d'abattage de leurs bêtes, ou de les jeter dans les avaloirs, en dépit de toutes les opérations de sensibilisations lancées avant et le jour de l'Aïd par les services compétents. Après la fête, c'est le «cauchemar» pour les agents d'hygiène et de nettoyage. A l'image de certains quartiers de la commune de Bachjerrah, Bab Ezzouar, El Harrach, où les sacs-poubelles sont entassés, des déchets débordant des bac à ordures, les peaux de moutons jetés par milliers d'une manière anarchique, et les avaloirs bouchés, sont les images qui ont marqué ces quartiers au second jour de l'Aïd.

Après avoir accompli le rituel du sacrifice, ils sont nombreux à trouver un «malin plaisir» à rendre la tâche encore plus difficile aux 10 000 agents d'hygiène mobilisés à Alger, par l'entreprise Netcom et Extranet, à l'occasion de l'Aïd. Beaucoup laissent leurs déchets (sang, résidus et peaux de mouton) sur place, sans se soucier des risques sanitaires, ni des maladies qui peuvent se propager. Inculquer la culture du respect de l'environnement s'annonce une tâche difficile. C'est tout de même désolant.

Le rituel du sacrifice devient malheureusement, un véritable casse-tête pour les éléments des services chargés du ramassage d'ordures et de l'hygiène. Certaines familles issues de cités et quartiers populaires procèdent à l’abattage de leurs bêtes dans les rues et ne savent pas comment découper la carcasse, par la suite. On ne cesse de le répéter. La protection de l'environnement est le devoir de tous. L'accomplissement du sacrifice du mouton à l'occasion de l'Aïd El Adha ne justifie en rien l'incivisme de beaucoup d'Algériens qui n'hésitent pas à laisser leurs déchets sur place. Il est vrai, également, que les habitants de certains quartiers de la capitale, comme ceux de la commune de Hussein Dey ou de Kouba ont montré l'exemple. Après l'accomplissement du rituel du sacrifice, les habitants ont procédé au nettoyage des quartiers et ont jeté les résidus dans les sacs à poubelles, et non pas n’importe où dans la nature.

Des points d'abattage mobiles

L'organisation de cette fête religieuse par les services des collectivités locales est fortement recommandée. A ce propos, contacté par nos soins, Maâmar Bouchekkif, président de l'association algérienne de promotion et de protection du consommateur a estimé utile d'encadrer les opérations d'abatage des bêtes afin de mettre fin à l'anarchie qui règne en maître dans les quartiers, juste après l'accomplissement du rituel.

Selon lui, mobiliser les services d'hygiène pour le ramassage des déchets et des peaux de moutons, jetés par des citoyens inconscients n'est pas suffisant. Il appelle les collectivités locales à faire preuve de bons sens, en trouvant les moyens les plus appropriés, pour mettre un terme à ces scènes désobligeantes. «Il serait préférable que les présidents d'APC procèdent à l'ouverture de deux ou trois points d'abattage agréés, pour une meilleure organisation. Des abattoirs mobiles, entretenus par les services d'hygiène et de l'environnement de la commune», a-t-il préconisé.

Un moyen également commode et utile pour les citoyens qui ne sont pas très au courant des étapes d'abattage ou de la manière de découper les carcasses des bêtes sacrifiées. Ces points d'abattage doivent être dotés de personnes spécialisées. «Des vétérinaires pour s'assurer de la qualité de la viande, mais également des bouchers qui savent comment découper les carcasses de moutons», explique-t-il. Selon lui, si les APC procèdent à l'ouverture de ces points avec un tarif symbolique de 1 000 Da par bête, cela leur permettra d'être très rentables.

«Les APC vont renflouer les caisses et des postes de travail même temporaires vont être créés», ajoute-t-il, indiquant notamment que les peaux de moutons représentent une richesse jetée dans les poubelles. Bouchekkif a, par la fin, estimé que préserver et protéger l'environnement restent une culture à inculquer aux Algériens.

Fella Hamici

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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