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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

Vous trouverez  dans ce blog crée en 2010:

Plus de  5000 ressources web compilées et classées en catégories ( articles de presse,  vidéos, études scientifiques, tutoriels, éditos ect...)

Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

12,13,14 mai 2013

12,13,14 mai 2013

Allocution d’ouverture 
Nouria BENGHABRIT-REMAOUN* 
"Chers collègues,

Dans le cadre de son programme d’activité scientifique, le CRASC organise aujourd’hui, et durant trois jours, un débat autour de la question des acteurs du développement local durable.

La volonté de la mise en synergie de la question des ressources humaines inscrite dans un processus du développement locale conçu dans une perspective à long terme, est indicatrice du cadre dans lequel nous souhaitons inscrire le débat mondialisation et développement. Nous aborderons ces questions à l’échelon local en premier lieu entre partenaire universitaire et professionnels du terrain, dans une démarche comparative à l’échelle régionale et mondiale. C’est aujourd’hui une exigence qui prend en ligne de compte les interdépendances et les solidarités à mettre en œuvre.  Si le nouveau paradigme de la globalisation a accentué la marginalisation de la majorité des pays en développement, celui du développement durable malgré sa générosité, n’a pas été suivi de la réduction des écarts de développement et de celui de la pauvreté. Le sommet de la terre tenu à Rio en 1992 a produit un agenda et un programme d’action avec le sommet de Johannesburg et il a été convenu de la nécessité de plan de développement dans un objectif mondial. Celui-ci désormais s’appuiera sur trois ressorts essentiels : Celui du développement économique et social, celui de la dimension environnementale et celui de la gouvernance. Cet objectif ne pourrait se réaliser sans la solidarité entre les générations et entre les pays. Les déséquilibres et les inégalités entre pays et l’absence de croissance économique dans les pays en développement (la croissance moyenne par habitant est passée de 2,1% à 0,2% en 2000 dans les pays en développement), la rareté des ressources et les réticences en matière de transfert de technologie ont énormément réduit les résultats des options de sortie du sous développement des lendemains des indépendances. Car c’est avec les programmes d’ajustement structurel de la troisième génération que fut reconnu l’importance des facteurs sociaux, la nécessité de la modification structurelle des formes de gouvernance et d’une croissance durable             (C. Lopes 1999). La recherche de l’efficacité économique sans la justice sociale a aggravé le chômage et la pauvreté.                                                                                                                   

 
Comment le développement local durable peut intervenir comme moyen de lutte contre l’appauvrissement et l’exclusion dans un contexte marqué par le constat que la mondialisation est facteur de déstabilisation économique et sociale. La nécessité d’un Etat fort pour une vision intégrée et globale du développement et l’assurance de la cohésion sociale et nationale, est aujourd’hui admise. L’expérience de nombreux pays en Afrique, Asie, Amérique Latine a montré que face au processus de mondialisation à travers la déréglementation des marchés financiers aux conséquences désastreuses, l’Etat a constitué un rempart. La pauvreté n’est-elle pas un devenir des droits humains, préalable à tous les droits (droits politiques civils et civiques, droits sociaux  et culturels, droits collectifs, doits du citoyen à l’accès et au bon usage des patrimoines). La perspective d’inscrire le local dans une perspective durable tient compte du fait qu’il y a risque d’enfermement dans les actions de proximité et les moyens mis en œuvre aboutissant à l’occultation des problèmes de fond : celui de l’absence de stratégie ne permettant pas l’engagement des acteurs. L’engagement en direction du processus de développement local durable est conditionné par celui de la maîtrise de l’information nécessaire à la connaissance des sociétés réelles. La recherche en sciences sociales constitue un des instruments majeurs de cette connaissance permettant ainsi d’éviter les situations désincarnées et irréelles servant le plus souvent de base dans l’élaboration d’actions formulées au centre et ailleurs. Le développement est fondamentalement un processus endogène qui pourrait être favorisé par la mise en place de cadre politique et juridique favorable à l’initiative économique et la participation des populations. Le concept de développement durable lie les dimensions sociales            et environnementales. Des métiers et des spécialités sont à découvrir et à acquérir et dont le point essentiel est la ressource humaine pour qui l’adaptation au nouveau contexte est une exigence. L’implication dans l’organisation de ce colloque de trois partenaires (un centre de recherche, une organisation internationale impliquée dans des actions de formation  et des institutions locales), a une signification d’abord symbolique. Basée sur une démarche de partenariat, l’objectif est celui de la contribution à la création de conditions favorables à un développement local durable conciliant les niveaux de savoirs, de stratégie de formation    et d’action. 


Si un glissement s’est opéré dans la perception du développement durable vers des questions strictement environnementales, aujourd’hui s’est imposé un recentrage sur les dimensions humaines de participation  et de partenariat et d’investissements dans les actions d’adaptation pour la formation au processus de développement est essentiel.

 

 * Directrice du CRASC 
Nouria BENGHABRIT-REMAOUN 

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