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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Revue de Web écologique Nouara

Par Slim Sadki

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le 23.02.18 | 12h00

 
	L’écotourisme privilégie la compréhension du fonctionnement des milieux naturels et leur interprétation

L’écotourisme privilégie la compréhension du...
 

En randonnées pédestres, équestres, à vélo ou motorisées, sportives ou récréatives, en groupes de différentes tailles, organisés ou pas, en individuel ou par le biais d’une agence, les Algériens sont de plus en plus demandeurs de virées dans la nature.

Elles se multiplient sans cadres et sans garde-fous si ce n’est le sens des responsabilités vis-à-vis de la nature chez de rares randonneurs, ce qui ne s’acquiert qu’avec de l’éducation et de l’information, qualités qui hélas manquent à beaucoup de nous concitoyens.

Et par abus de vocabulaire et mimétisme, ces échappées loin des villes et des plages sont communément appelées «écotourisme» jusque dans le discours, les rapports et les études des pouvoirs publics suivis en cela par les professionnels.

Le concept d’écotourisme, on dit aussi avec quelques nuances près tourisme durable, tourisme responsable, tourisme nature, vert, de découverte, etc., s’est développé parallèlement à la nouvelle conscience environnementale apparue il y a une trentaine d’années.

Il est défini en 1991 par la TIES, la Société internationale de l’écotourisme, comme «une forme de voyage responsable dans des espaces naturels, qui contribue à la préservation de l’environnement et au bien-être des populations locales». C’est la plus répandue des définitions.

L’OMT, l’Organisation mondiale du tourisme, pour sa part définit en 1995 le tourisme responsable comme «toute forme de développement, aménagement ou activité touristique qui préserve à long terme les ressources naturelles, culturelles et sociales et contribue de manière positive et équitable au développement économique et à l’épanouissement des individus qui vivent, travaillent et séjournent dans ces espace».

En clair, cela signifie des activités de tourisme avec un faible impact, empreinte sur l’environnement qu’il est censé préserver par la découverte tout en favorisant le développement économique et social des régions concernées. Il est généralement organisé pour des groupes restreints, car il privilégie l’éducation, l’information des visiteurs et plus encore avec la compréhension du fonctionnement des milieux naturels et leur interprétation.

S’il a des avantages économiques, il serait cependant illusoire de fonder une relance du tourisme ou de croire que l’écotourisme puisse insuffler une vigueur nouvelle à l’économie d’un pays en difficulté. Cependant pour le volet écologique, il représente un risque sévère à la disparition de la faune et de la flore. La surfréquentation, même en groupes restreints, peut causer des dégâts irréversibles aux écosystèmes.

Eau

Autre problème lié au développement de l’activité, l’eau est consommée en abondance par les hébergements touristiques pour le confort des clients. La consommation moyenne d’un touriste dans le sud de l’Europe, en Espagne par exemple, est de 400 litres d’eau par jour, soit le double de la consommation des citadins. Générateur de rentrées de devises et d’emplois, l’écotourisme est en pleine croissance. Il a été de plus de 25% dans le monde, alors que celui du tourisme de masse n’a progressé que de 5%. 113 millions de nuitées en 2015.

Il représente 200 millions d’emplois directs dans le monde qui contribuent aussi au maintien du tissu économique local. Les destinations les plus prisées sont le Costa Rica pour sa biodiversité exceptionnelle, Madagascar pour ses lémuriens et ses baobabs, le Kenya et la Tanzanie pour les grandes savanes sauvages, l’Equateur et ses îles Galápagos, le Népal pour ses treks de montagne…

Pour ces pays, l’écotourisme est l’une, sinon la principale activité. Pour contribuer à leur développement, des pays comme l’Afrique du Sud, la Zambie, le Zimbabwe et Madagascar ont fait le choix stratégique de se tourner vers l’écotourisme. Ils connaissent un essor spectaculaire.

118e rang

Le mot écotourisme est certes déjà galvaudé en Algérie mais ailleurs il est mis à profit à des fins commerciales. Le terme est employé sans restriction aucune par des opérateurs et il est conseillé de se référer aux associations et autres organismes compétents pour identifier les offres respectant les réels objectifs de ce mode de tourisme. Au 118e rang du classement mondial du tourisme, l’Algérie serait dans le top 10 des plus beaux pays du monde et une destination privilégiée pour un tour opérateur européen.

C’est également un réservoir de la biodiversité méditerranéenne. Comme il y a 25 ans, le tourisme est soudainement élevé au rang de grand pourvoyeur de devises pour combler ceux de la chute des prix des hydrocarbures.

C’est à qui mieux mieux et on a pu constater que ce sont précisément les régions à protéger, comme les zones les plus vulnérables des parcs nationaux ou des sites culturels et naturels semblables, qui sont convoités par les investisseurs encouragés en cela, bien que proscrit, par les pouvoirs publics soucieux d’obtenir des résultats immédiats.

 

C’est encore là que sans les précautions élémentaires sont organisées toutes sortes d’activités de recréation en plein air, encore très éloignées des standards reconnus de l’écotourisme.

Slim Sadki
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