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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de web écologie en Algérie

  |  Par  Rachida Boughriet

 

Dans un avis paru ce jeudi 28 juin, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande de prendre en compte, dans le dispositif national de surveillance de la qualité de l'air ambiant, trois nouveaux polluants chimiques prioritaires pouvant avoir un impact potentiel sur la santé humaine. L'Anses recommande une surveillance nationale du 1,3-butadiène et un suivi renforcé des particules ultrafines (PUF) et du carbone suie.

Le 1,3-butadiène, cancérogène pour l'homme

L'Anses souligne l'intérêt d'une surveillance du 1,3-butadiène. Ce polluant est émis notamment par des activités industrielles traitant du plastique et du caoutchouc mais aussi par l'échappement des moteurs automobiles et la fumée de cigarette. Le 1,3-butadiène est classé cancérogène pour l'homme de catégorie 1 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ).

Il est également classé comme agent "cancérogène avéré pour l'homme" (catégorie 1A) par l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) dans le cadre du règlement CLP relatif à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges. Ce polluant est aussi classé comme agent "mutagène présumé pour l'homme" (catégorie 1B) par l'Echa.

Des valeurs toxicologiques de référence (VTR) à seuil et sans seuil ont été élaborées pour une exposition chronique par inhalation. Le 1,3-butadiène fait partie de la liste des 31 composés organiques volatils (COV) précurseurs d'ozone dont le suivi est encadré par la directive européenne du 21 mai 2008 concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe.

A ce titre, il fait l'objet de différentes campagnes de mesures ponctuelles en France conduites par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (Aasqa). Toutefois, les résultats de ces campagnes "conduisent fréquemment à des dépassements de VTR, quelle que soit la typologie des sites de mesure", prévient l'Agence.

Elle préconise par conséquent la mise en œuvre d'une surveillance nationale du 1,3-butadiène, "associée à la proposition d'un objectif environnemental en lien avec la protection de la santé humaine". L'Anses rappelle que la surveillance dans l'air du 1,3 butadiène est réglementée dans d'autres pays de l'Union européenne, notamment en Hongrie et au Royaume-Uni où il existe une valeur repère de concentration dans l'air.

Effets sanitaires du carbone suie et des particules ultrafines

A ce polluant prioritaire, s'ajoutent les particules ultrafines (PUF) et le carbone suie, pour lesquels aucune valeur toxicologique de référence (VTR) ou classification de danger "n'est disponible".

Mais pour lesquels des études épidémiologiques montrent l'existence d'effets sanitaires. Le carbone suie est un composant de la matière particulaire. Il est constitué de carbone dont la couleur noire absorbe le rayonnement lumineux. Des études sur ses effets à court terme sur la santé suggèrent que ce polluant "est un meilleur indicateur des substances particulaires nocives provenant des sources de combustion, et surtout le trafic routier et les installations de combustion, que la masse particulaire indifférenciée", souligne l'Anses.

Il en est de même pour les particules fines et PUF ayant un diamètre inférieur à 0,1 micromètre (μm) "avec des effets sur la santé plus ou moins suspectés selon la taille de ces particules". Les PUF sont émises dans l'environnement, via des sources primaires et secondaires anthropiques (procédés de combustion et émissions des véhicules à moteur, etc.) et naturelles/biogéniques (feux de forêts, éruptions volcaniques, etc.)

L'Anses recommande ainsi d'augmenter sur le territoire national le nombre de sites de mesures (couvrant des typologies variées d'implantation) pour les PUF et le carbone suie et "en assurant un suivi continu à long terme". L'Agence souligne la nécessité de compléter et de pérenniser l'acquisition de données relatives aux PUF et au carbone suie, "compte tenu de leurs enjeux potentiels en termes d'impact sanitaire". 

L'Anses rappelle que le laboratoire central de la surveillance de la qualité de l'air (LCSQA) préconise la surveillance des concentrations des PUF par comptage, selon différentes classes de tailles particulaires. 10 autres polluants prioritaires identifiés L'Anses a aussi identifié dix autres polluants prioritaires pour une hiérarchisation en vue d'une surveillance de l'air ambiant : le manganèse, le sulfure d'hydrogène, l'acrylonitrile, le 1,1-2- trichloréoéthane, le cuivre, le trichloréthylène, le vanadium, le cobalt, l'antimoine et le naphtalène.

Pour ces polluants, l'Agence souligne que des dépassements de VTR peuvent être observés dans des contextes particuliers (industriels notamment), et recommande l'acquisition de données complémentaires afin de s'assurer notamment de l'adéquation de la surveillance réglementaire concernant l'émission de ces polluants (limites de rejets, mesures de surveillance, etc).

Certains de ces polluants peuvent faire l'objet d'une surveillance dans un cadre réglementaire tel que celui des installations classées pour la protection de l'environnement (manganèse, cuivre, cobalt, vanadium, antimoine). L'Agence soutient également la nécessité de développer à l'échelle nationale une banque de données de mesures existantes des polluants dans l'air ambiant actuellement non réglementés. Rachida Boughriet, journaliste Rédactrice spécialisée © Tous droits réservés Actu-Environnement

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