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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de web écologie en Algérie

Par: Kenza Adil 27 Oct. 2018 à 09:15

Située à 70 km à l’ouest d’Alger, le site archéologique de Tipaza est dans un état de pollution incroyable. Une virée du côté de la basilique Sainte-Salsa, appelée aussi le cimetière de l’Est, dont l’entrée se trouve à proximité du port de Tipaza, atteste d’une dégradation environnementale sans précédent.

Les visiteurs organisent des pique-niques sur place sans prendre la peine de ramasser les restes de leurs repas. Le décor est affligeant. Le site archéologique est jonché de canettes, papiers gras, sachets, emballages, bouteilles en plastique…

Et ce n’est pas tout. Une odeur nauséabonde envahit les lieux. Et pour cause. Des égouts, charriés depuis les habitations de la ville de Tipaza, se déversent directement dans la mer, polluant l’environnement : un cloaque d’eau de vaisselle, de lessive et de matières organiques agresse la vue et l’odorat des visiteurs.

La beauté de ce lieu paradisiaque, entouré par la mer et surmonté par la montagne du Chenoua est complètement défigurée. Pourtant, cet endroit a une grande valeur historique et archéologique. Classé patrimoine de l’humanité par l’Unesco, ce site fut décrit comme « l’un des plus extraordinaires complexes archéologiques du Maghreb ».

L’ambition de redorer le blason du tourisme en Algérie est compromise. Comment donner un nouveau souffle au tourisme si l’on ne préserve pas notre patrimoine millénaire ?

Incivisme et non-respect du site

Rappelons qu’il fut un temps où l’interdiction d’accéder aux ruines romaines avec des victuailles était appliquée par les gardiens à l’entrée de ce site. Aujourd’hui, les visiteurs s’acquittent d’un ticket de 50 da mais peuvent pique-niquer à l’aise sur les sarcophages de pierre en laissant leurs déchets sur place.

 

Les mosaïques millénaires sont foulées au pied sans aucune intervention des agents de sécurité. Durant l’été, des embarcations proposent des promenades en mer, à partir de ce site, qui se transforme en une sorte de souk à ciel ouvert.

Livrée à l’incivisme et polluée par les eaux usées de la ville située en amont, le site antique de Sainte-Salsa continue de se dégrader dans l’indifférence la plus totale.

Histoire

Les premières fouilles ont été effectuées sur le site de Sainte -Salsa en 1891 par l’archéologue français Stéphane Gsell (1864-1932). Stèles, sarcophages, colonnes, jarres, amphores, fragments d’épitaphes latines y avaient été découverts.

Sainte -Salsa, une adolescente de 14 ans très croyante a vécu vers le début du IVe siècle à Tipaza, avec ses parents. Un jour, les habitants avaient organisé une fête pour rendre hommage à leur idole : un serpent à tête dorée. Afin de montrer sa désapprobation vis-à-vis de ces pratiques, Sainte -Salsa s’empara de la tête du reptile et la jeta dans la mer. La population cria au sacrilège. Afin de punir la jeune fille, ils portèrent des coups d’épée à son corps avant de la jeter à l’eau.

Le cadavre de la suppliciée fut retrouvé à l’emplacement du port de Tipaza par des marins gaulois. Une chapelle fut construite au sommet de la colline, à l’emplacement où la mer a rejeté le corps de l’adolescente qu’on surnomma Sainte-Salsa.

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