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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Algérie environnement- " Vivre et laisser vivre..."

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Ce jeune homme protège à la fois un animal sauvage bléssé, mais  il intervient également arbitrairement dans l'équilibre naturel de la sélection des espèces. Tout un débat philosophique sur l'esprit de la Conservation....  (Photo: Tedjani K.)


Une science ? Une idéologie  de gourvernance ? Un état d’esprit ? Une philosophie ?

Je serais tenté de dire que  l'écologie, cela peut-être tout cela à la fois.  Pour peu que l’on garde toujours  à l’esprit qu’elle est intiment liée à l’habitat   ainsi qu’aux  interactions des individus qui y évoluent. Elle est donc fondamentalement  corollaire à la gestion d’un espace donné. Cet habitat peut être considéré comme un milieu ou  bien un environnement, selon les conceptions philosophiques de chacun ou l’espèce  que l’on veut étudier.  C’est toujours, cependant,  un  espace vital, le  magma  de tout commencement.

Une science forcement sociale et politique, et donc fondamentalement économique. 

Parce qu’elle concerne la vie  des espèces au sein d’un même écosystème matériel ou immatériel. Economie, Ecologie, Ecosystème, c’est toujours le concept du foyer rassembleur (Eco) qui semble être le terme angulaire de tous ces champs d’études, d’interactivités et d’exploitations. Cette Maison, à mon humble avis, incarne l’intérêt  et le bien commun autant que la propriété privée et la sphère intime.  

Car dans un environnement commun il y a toujours un intérêt intime  à  apprendre à vivre ensemble. Peu d’espèces  dominant  ce qui les entoure et les influence,  sont nomades ou anti sociales.  Le foyer,  est un radical commun,  une sphère de souveraineté d’une même collectivité, un crcle de confiance et de bienveillance  un espace de sécurité et donc de bien-être.

Une  vraie Economie,  en tant que « gestion  du foyer »  est forcement celle d’un environnement collectif.

Il ne peut donc y avoir de politique écologique qui divise, ni les gens, ni les domaines d’activité humaine. Elle  ne doit  pas seulement être  en orbite avec l’économie, comme elle se pratique  actuellement de manière systématique, mais,  au contraire,   être sa planète mère. Aucune économie ne peut-être durable si elle n’est pas responsable vis-à-vis de son environnement.Tout ce qui pourrait  fragmenter  la cohérence d'une société ne peut être utile à l’écologie  quand elle se veut  politique, c’est-à-dire  influente sur la gestion  de ce qu’elle considère comme un bien commun.Ce n'est pas une économie de gouvernance, mais plutôt d'harmonisation. 

Il ne peut y avoir de militantisme écologique sans fondements  scientifiques.

Sinon, c’est une écologie d’opinion qui, certes, peut   être  parfois un bon outil de sensibilisation, mais aussi dans le pire des cas, un média  de  propagande et d’intox. L’écologie qui se nourrit de rumeurs, ne peut être  que politiquement correcte. Du point de vue de la science, elle est écologiquement fausse donc potentiellement nuisible à l'environnement. 

De même qu’il serait difficile à bien des hommes d’affaires, aux militaires, aux agriculteurs et tant de catégories  sociales d’entreprendre avec succès sans l’aide de la statistique et de la recherche scientifique.  Les Alphas  d’un écosystème sont  généralement ceux  qui ont sû le mieux cerner leur environnement et produire ainsi  la stratégie  collective d’existence  la mieux adaptée à relever ses défis.

Mais qu’est-ce que l’esprit sans l’âme ?

Parce qu’elle est intime avec la vie, qu’elle soulève de nombreuses interrogations d’ordre  éthique, l’écologie se doit d’intéresser les philosophes. Comme, dans la sphère des écologues, celles des sciences de l’écologie, il y a des chercheurs de laboratoire et des biologistes de terrain, le militantisme de l’écologie a besoin de personnes qui  analysent et d’autres qui agissent.  Qu’est-ce qu’une information collectée sur le terrain sans un bon traitement en aval ?

Le langage commun de tous ceux qui se soucient de leur environnement doit être à la fois scientifique, économique et démocratique. Sans des termes appropriés, compris de tous et de toutes les parties de l’écologie,  il ne leur sera pas facile de s’entendre pour agir ensemble.  La maîtrise sémantique est une des clefs d’un bon message écologique. L’écologie en tant que science ou bien politique, a besoin d’écrivains, de publications, de revues, de sites web, de médias. Elle étudie, gère, mais sensibilise aussi…

Lutter contre ou activer pour...

Enfin, on pourrait se demander si elle se doit d’être seulement  une écologie de conservation et de protection dans un environnement global qui est sans cesse en mouvement. Même s’il se fait à la vitesse des siècles et des millénaires, au rythme de l’Evolution, il n’en reste pas moins un mouvement durable et  inéluctable. Le changement climatique est un très bon exemple d’un concept que l’on doit appréhender sous l’angle à la fois de l’atténuation mais aussi de l’adaptation.  

Tout garder en état, indéfiniment, ce  n’est pas forcement naturel. Même la géographie des continents  évolue au fil du Temps universel. Beaucoup de choses  échappent encore  à notre emprise scientifique sur la Vie . Nous, l’espèce humaine,  ne sommes pas les maîtres de ce monde, mais son plus turbulent locataire. Nous avons  certes été déconnectés  de notre nature sauvage. Mais cela ne fait  pas de nous pour autant  des extraterrestres  sur cette planète vivante.

Tout est question d’équilibre en écologie

Nous sommes  l’environnement de la biodiversité autant qu’elle est le notre. Puisque nous en faisons partie. S’adapter plutôt que de  forcement  chercher  à adapter, tel le roseau de Confucius. C’est un exercice  qui  n’est  d’autant pas évident à réaliser quand la science, la politique, l’armée,  la société civile,  ainsi que le monde des affaires,  ne sont pas réunis autour d’une économie équilibrée  par des intérêts  et des gains collectifs.   

Ainsi, parfois,  pour les uns et les autres, il  a un intérêt intime utile  à nuire à l’environnement  commun. Alors se crée un déséquilibre au sein de ce dernier qui peut être la crise écologique provoquée par ceux  qui auront la solution et donc le brevet . Le secteur de l’eau et des semences  sont  à travers le monde entier les laboratoires des plus machiavéliques  entreprises  visant à faire   du besoin commun une source de bénéfice privé. L'égologie est le pire énemie de l'écologie en tant qu'état d'esprit  social. 

Pour d'autres simples citoyens,  il ne peut y avoir de bonheur intime qu'au sein d'un environnement sain et équilibré. S'ils sont sur la bonne  piste écologique, il me semble  qu'ils n'auront pas toujours forcement la  légitimité ou bien les outils pour définir ce qu'est un environnement sain et équilibré dans son intégrité.

La principale difficulté, en Ecologie, comme en Economie, c'est de décider à la place des autres espéces, au delà de  le faire pour ses concitoyens. L'environnement sain  du rat n'est pas forcement le nôtre, pourtant nous vivons en symbiose avec lui. Celui du singe magot, lui, n'est pas  du tout  celui de nos parcs nationaux censés nous permettre de découvrir la nature avec toutes les commodités du confort moderne...Une abérration...

vivre et laisser  vivre...Tout simplement...

Tout est affaire de conscencus entre les divers acteurs d'un écosystème, sachant qu'aucun n'est vraiment indéfiniment utile  à la nature, si il ne s'adapte pas à ses changements cycliques millénaires. Il ne suffit pas de dominer un écosytème pour y persister. Il s'agit plutôt de lui être utile autant qu'il peut  nous être bénéfique. La nature aime les deal "gagnant-gagant". Elle ne perd jamais sur  la durée. Elle combat avant tout ceux qui veulent prendre sans donner en échange...

Le soucis écologique  de l'Homme devrait toujours être de  se préserver lui-même  et  de  veiller à protéger son prochain. Car  pour cela, il doit r forcement respecter ce et ceux qui l'entourent et l'influencent qu'ils soient d'origine animale, végétale, minérale, ou humaine: son environnement, celui qui l'entoure et qu'il crée autour de lui. 

Nous devons apprendre à nous adapter à toutes les péripéties imposées par les lois impénétrables de la nature.  Avant de chercher à la protéger la nature , car protéger c'est aussi un acte de domination. Le Roi  Homme veillant  sur son vassal Nature est un mythe des plus pathétique qu'il soit dans la littérature écologique. Il ne faudrait pas se tromper de place, au risque d'un jour disparaître comme ces colonies de fourmies intoxiquées volontairement pas leur  propre habitat , l'accacia,  parce qu'elles  ne respectent plus les régles de son hospitalité en ne se contentant pas de jouer leur rôle écologique. 

Ce devrait d'ailleurs être  la principale question de l'Ecologie: quelle est le rôle écologique de l'Humanité au sein de l'écosystème Terre...

Préserver l'utile ou l'agréable? Parfois l'agréable, toujours l'utile. Mais pas pour nous seuls. Pour le bon équilibre de cette économie planétaire qu'est l'écosystème Terre. Une Maison vivante qui se gère déjà très bien elle-même toute seule...

Telle  pourrait bien être la nature  idéale des hommes et des femmes qui assureront un avenir durable et serein  à leurs  descendants. Mais pour un cycle seulement. Chaque générations doit faire sa part...

 

Karim Tedjani.  

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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