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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de Web Nouara

  •   Sunniva Rose
  • mardi 15 octobre 2013 16:05

 AJIE

 

De gauche à droite: Hadjera Idjeri, Mokrane Khalfoun, Nabil Slahdji, Fatiha Boussadia, Hassan Aboud (de l’association partenaire Aada), Ourida Ibrahim, Fariza Lamrous. (Ph Sunniva Rose)

 L’indignation face à la hideuse accumulation des déchets dans la nature a poussé à la création de l’Association pour la Jeunesse Innovatrice et l’Environnement (AJIE), basé à Tizi-Ouzou. Mais après l’indignation, il faut construire (*). C’est ce qu’a fait l’association en aidant les jeunes à lancer leur micro-entreprise dans le domaine de l’environnement et de l’économie sociale et solidaire.

  A l’origine, c’est un sentiment de révolte contre les montagnes de déchets s’accumulant dans les rues qui a poussé Fariza Lamrous et une dizaine d’autres personnes à fonder l’AJIE. « La majorité de la population est pour le tri des déchets. Nous le savons grâce à un sondage que nous avons mené il y a dix ans auprès de plus de 10.000 foyers. Le problème, c’est que l’Etat n’a pas suivi », regrette Fariza Lamrous, présidente de l’AJIE.   Aujourd’hui, l’association a réussi à convaincre l’APC de Tizi-Ouzou à s’allier avec elle afin de répliquer sa campagne de recyclage de 2003. Les deux parties travaillent ensemble sur la mise en place d’un projet pilote dans une ou deux cités de la région, sur une durée d’un an. Le but de ce projet est aussi d’impliquer les jeunes, en leur offrant des formations liées à des métiers de l’environnement.

Des jeunes auto-entrepreneurs

Ces formations intéressent les habitants de la région, dont le taux de chômage est officiellement de 11.8%, et officieusement entre 20 et 30%. A notre arrivée dans les bureaux de l’AJIE, Fariza Lamrous est en pleine discussion avec quatre hommes, du comité de village de Sidi Ali Bounab. Ils cherchent à prodiguer un nouvel élan économique à leur village, qui a beaucoup souffert du terrorisme. Ils s’enquièrent aujourd’hui, avec un peu de retard, du séminaire organisé par l’AJIE fin septembre sur le recyclage et la valorisation des déchets. Fariza Lamrous leur donne des exemples concrets de métiers liés au recyclage, en montrant des photos de tables de jardin réalisés à partir de sacs en plastique. Ou encore, elle mentionne la formation d’un jeune dans le recyclage du grignon d’olive et des margines (issus de l’extraction de l’huile d’olive, NDLR). Très nocifs lorsqu’ils sont rejetés dans la nature sans traitement préalable, ils peuvent être transformés en engrais ou en alimentation pour le bétail.  Depuis 2010, l’association a aidé à la création de 135 micro-entreprises et a formé plus de 240 jeunes dans les domaines de l’agriculture, de l’artisanat, du tourisme solidaire et de la gestion de la micro-entreprise. « Il faut que les jeunes créent leur propre emploi, afin d’en finir avec la dépendance de l’Etat ! » s’exclame la présidente de l’AJIE.

Une association portée par des jeunes

L’association s’appuie sur une équipe jeune, essentiellement féminine. L’une des employées, Hadjira Idjeri, va mettre en place un projet pilote de recyclage de sacs en plastique en pavés de voirie, financé par l’ambassade de France. 10 jeunes bénéficieront d’une formation aux techniques de fabrications des pavés. L’AJIE bénéficie aussi du travail de ses volontaires, tels que Nabil Slahdji. Lauréat 2012 du concours LG Global Challenger destiné aux étudiants algériens dans le domaine de la création des entreprises, ce jeune homme de 24 ans se spécialise dans la valorisation des déchets. Si sa demande de visa aboutit, c’est lui qui ira en France représenter l’AJIE au Festival Algérie en mouvement, en novembre prochain.

  (*) Maghreb Emergent vous propose une série de portraits des participants au Festival Algérie en mouvement, qui aura lieu du 12 au 16 novembre prochain en France, à Paris, Montreuil, Nanterre et Aubervilliers. Plus d’informations sur leur site web.

 

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