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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Algérie-« L’Ecologie incomprise ou de l'Economie oubliée...» Par Karim Tedjani.

                  http://a398.idata.over-blog.com/500x401/5/21/92/52/Energies-renouvelables/Tracteur-a-hydrogene-new-holland-4.jpg                Ce tracteur fonctionnant   à l'hydrogène annonce peut-être la fin du règne du pétrole

 

Est-il  vraiment possible  dissocier l’Environnement de  l’Economie ?

La recrudescence des mouvements civiques dédiés à la protection de la Nature, sous toutes ses formes, ne cessent de croître à travers la planète. Ce monde doit  en grande partie son développement à l’Industrie ainsi qu’à  l’Agriculture, les deux  secteurs  les plus polluants et  dont les connivences ont causé bien des torts à la biodiversité mondiale. Parce qu’elle  fini souvent dans  la composition de nos assiettes, nos médicaments  ou de  nos vêtements, cette  biodiversité dont il n’est pas si évident de nous extraire est donc un élément garantissant un certain bien-être que de plus en plus de gens s’attèlent à défendre ou à promouvoir. Un mot a fait progressivement  son apparition dans le quotidien de nos sociétés : l’écologie.

Beaucoup d’entre nous ne peuvent s’empêcher de voir dans ce terme une connotation contestataire, surtout quand elle prend la forme d’un nom qui lui est généralement associé. L’« Ecologiste »,  appelé hier encore « alter mondialiste »a fait irruption sur la scène médiatique et politique ;  il est vu tantôt par les uns comme un « héros des temps modernes », un sauveur de la planète,  ou bien encore, pour d’autres, comme un  véritable empêcheur de « développer  en rond », un ingénu qui n’a pas été initié aux enjeux géopolitiques qui régissent le quotidien de plusieurs milliards d’être humains.

Il semblerait qu’un profond antagonisme sépare les adeptes de deux visions  globales diamétralement opposées. Que chacune d’elles aimerait  l'imposer à  tout le  grand reste des suiveurs que constitue l’Humanité. Du moins, c’est ce que l’actualité de ces dernières décennies ne cesse de nous suggérer. Les nombreux sommets mondiaux  qui l’ont rythmée furent à chaque fois  le théâtre de  cuisants affrontements physiques et politiques entre les protecteurs du Capital d’un côté, ceux de la Nature de l’autre. L’opinion publique  se retrouve souvent tiraillée au milieu,  entre sa bonne conscience et sa relation quasi symbiotique avec  la société de consommation qui s’alimente presque systématiquement grâce à une exploitation abusive des richesses naturelles et humaines de « notre si belle planète ». 

D’ « écologistes »,  seront  ainsi qualifiées,  toutes personnes concernées par l’Ecologie et  qui auront une activité sociale qui fera de l’environnement son  principal champ d’action. Tous ceux et celles qui se battront pour éviter que leur terre ne devienne une autoroute ou bien  une usine, de même   ceux qui ne voudront pas accepter de manger n’importe quoi ou qu’on empoisonne à petit feux l’air qu’ils respirent. Et bien d’autres encore… Il suffira que l’un d’entre eux élève la voix sur la scène publique pour risquer d’être affilié à un mouvement « écologiste ».

De même, tous ceux qui auront envie d’entreprendre et de profiter des bienfaits matériels que la Vie peut leur offrir devront s’habituer à calmer leur soif de croissance au risque de croiser sur leur route une forêt ou bien on ne sait quel site protégé et  d’être accusé de crimes  contre la Nature ; ce qui peut paraître même pour certains « puristes »  aussi dégradant que ceux commis contre l’Humanité. Les gens qui n’auront pas forcément assimilé l’importance d’une telle prise de conscience environnementale globale passeront pour des mauvais « éco citoyens » alors que la plupart du temps ils n’ont tout simplement pas des moyens financiers ainsi que des infrastructures sociales suffisantes pour se soucier d'écologie. Alors qu’au fond ils sont  le plus souvent à considérer comme des réfugiés écologiques  reconnus  ou  en puissance. 

A en croire ce genre de postulat, entre l’écologie et l’économie, le divorce ne peut être que consumé.  Les dernières tentatives « d’arrangement à l’amiable » que semblent être le développement durable et l’économie vert risque de  ne paraître que des leurres tant l’antinomie entre ces deux concepts est considérée flagrante.

 

  Abdelhouab desherbe son terrain

 De simples gestes répétés à grande échelle  peuvent influer sur la bonne santé des hommes et de la Nature dont ils font partie. (Constantine) 

 

Gare aux « mots pièges »…

Mais, si de pareilles confusions persistent dans l’esprit de nombreux citoyens du monde, c’est peut-être parce que l’on ne s’attarde pas assez sur la définition des termes que la société nous  impose d’utiliser.

L’Ecologie est-elle bien celle que l’on croit ? La définition actuelle de l’Economie parait-elle vraiment fidèle avec celle  de ses ambitions originelles ? Peut-on se suffire, pour le long terme, de ces appellations  aussi peu appropriées et insidieuses  que  celle du « développement durable » et  de « l’économie verte » ?   Alors qu’elles défendent officiellement  certains postulats pourtant  si proches de ce que l’Economie devrait apporter aux citoyens de chaque pays du Monde sont-elles toujours des politiques aussi vertueuses pour des pays en voie de développement si  peu enclins à  intégrer l’Ecologie dans leur fonctionnement national?

Ces termes une fois redéfinis et distillés de tous préjugés parasitaires, ne semblent à vrai dire pas du tout incompatibles. Bien au contraire, c’est peut-être en voyant l’Economie d’un autre œil que l’on pourra peut-être mieux s’apercevoir de la place importante que peut jouer l’Ecologie scientifique , sociale  et pourquoi pas politique dans le bon fonctionnement d’une Société moderne.

 

La bonne « gestion du foyer ». 

L’Economie est un terme qui prend ses origines dans la Grèce antique où il signifiait  « la gestion d’un foyer » (oikonomia). A cette époque, un grand nom de la Pensée Helléniste, Aristote, suggérait déjà que cette définition ne pouvait impliquer qu’une intime corrélation avec l’Ethique. Pour lui, ceux qui en ont les clefs, ne peuvent user d’un tel outil qu’avec seul un esprit de  « bons pères » bienveillants envers  tous les membres de leur  foyer. Une telle ambition devrait donc  impliquer une approche globale de l’activité humaine, puisque dans le  « grand foyer »  qu’est la Société, elle s’exprime par de nombreux biais. La Culture, l’Art, les Sciences, les Métiers, et l’Industrie ainsi que la Religion sont autant de domaines qui influent plus particulièrement  sur le fonctionnement d’une collectivité humaine. Il en existe beaucoup trop pour toutes les évoquer.

Pourtant, si j’ouvre mon vieux dictionnaire « Larousse en couleurs » voilà ce que je peux lire  sur ce qu’on disait  encore en 1989  à propos du mot « économie » : « Réduire les dépenses dans la gestion de ses biens, de ses revenus. Son sens de l’économie frise l’avarice (…)». Plus loin, je lis également : « Ensemble des activités d’une collectivité humaine relatives à la production, la distribution et la consommation des richesses »… A part quelques mots consacrés à « l’économie sociale », la longue rubrique dédiée à ce terme n’est qu’une succession d’allusions à  la richesse pécuniaire. La richesse sociale, elle semble être éludée par un ouvrage faisant pourtant grande référence dans les sociétés  d’expression francophone. Pire encore, « foyer » est d’abord évoqué comme « Lieu où l’on fait le feu » avant d’être « le lieu où habite une famille ».

« Gérer le foyer », en prenant compte des définitions de  Larousse, cela peut également signifier   « bien entretenir le Feu »…celui qui n’a pas encore trouvé de meilleure nourriture que le gaz et le pétrole. Le feu des torcher qui brûle dans les chaudrons des usines et qui circule dans les  gazinières…Celui qui, dans le feu du développement industriel, peut semer la pollution des écosystèmes ainsi que celle des esprits au son des canons de la guerre. Le foyer c’est  aussi le feu qui réunit les gens, les plats toujours chauds pour les invités de toute heure, la convivialité, le lit douillet que l’on propose au voyageur de passage. C’est la forge qui sculpte le métal de l’artisan, la bougie qui permet au poète de poser sur papiers ses insomnies. Parfois, c’est  la flamme qui cicatrice les plaies et rafraichis les forêts.

Peut-être que c’est à cause  l’Histoire des hommes, de  la nature de  ceux  qui les gouvernent.  Mais c’est assurément avec le consentement   de la « plèbe »   qui leur a été  malgré tout toujours soumise en échange de la  satisfaction  instantanée de ses   désirs reptiliens.  Peut-être que c’est parce que la richesse matérielle  a pris une telle place dans la  vie des êtres humains, que l’Economie et les économistes  se sont éloignés de leur principale mission : assurer un foyer stable et viable à toute une Humanité. Et  non pas  la pérennité du système monstrueux qu’ils ont engendré.

Si je suis prolixe à vanter les bienfaits de la Nature sur celle des gens qui l'aiment comme moi , c’est avant tout  au grand défendant de la Raison. Pour moi un être humain aura toujours plus de valeur qu’un arbre tant qu’il ne se gardera de le couper juste par avidité.  Que vaut le développement sans un environnement pour  qu’il puisse s’exprimer ? Nous n’aurions pas besoin de jambes pour courir  sur le sol si l’on vivait  en perpétuelle apesanteur. Notre environnement est inscrit jusque dans nos gènes. L’Homme, organisé en Sociétés a donné libre cours à ses énormes potentiels de construction, mais également de destruction. La plupart des limites de ce Monde, ou plus précisément de la planète Terre,  nous sont connues et révélées. Pourtant notre système économique global  n’arrive pas  accepter celles de la  sa sacro sainte et vénérée Croissance Continue.   

L’Economie, dans un monde en pleine révolution industrielle depuis maintenant plus de deux siècles  a été  laissée aux mains des hommes d’affaires ainsi qu’à des mathématiciens  qui ont forgé son histoire ; et cela peut-être parce que ce sont eux qui s’y  sont  confronté et intéressé les premiers.  Ils en ont fait  un monde à part,  une sphère qui s’est construite autour d’éminents chercheurs, de brillants hommes d’affaires, d’obscurs idéalistes,  et même de certains hommes de religion  influents. Leur langage est souvent complexe, leurs calculs hermétiques au commun des citoyens, ils n’en demeurent pas moins encore, en ce début de deuxième millénaire judéo-chrétien  des oracles d’un  Veau d’Or  incarné de nos jours par l’argent. La grande majorité des  politiques et des citoyens, eux ne font que suivre leurs prophéties les plus en vogue…Sans l’aide de ces  nouveaux sorciers manitous, le monde des hommes  ne tournerait plus à plusieurs fois la vitesse du son, aussi  et même aussi vite que les ondes électriques et magnétiques. C’est un monde basé sur l’accumulation des  richesses matérielles que ces même  docteurs ont crée. Parfois on dirait même qu’ils veulent nous persuader qu’ils sont les seuls à pouvoir  également nous guérir du Frankenstein environnemental que notre système global a engendré. Une aberration…

L’Economie est donc un terme large qui aurait été réduit à sa plus primaire fonction, celle de s’occuper essentiellement de monnaies courantes et sonnantes. Jadis, quand la Pensée Humaine n’était pas si compartimentée qu’aujourd’hui, les philosophes, les politiques, les artistes et  les économistes ne se différenciaient pas facilement. Beaucoup de ceux et celles qui en ont écrit les plus illustres pages ont eût des destins hors du commun.  Il y a dans ce domaine tellement de choses qui ont été dites, tentés avec plus ou moins de succès. Une chose est sûre, c’est une discipline qui, quand elle est portée à son plus noble niveau, ne peut considérer autrement le Monde des être humains  et la Nature  que comme des systèmes interdépendants. D’autres ont pourtant réussit à justifier la dérégulation  du système financier mondial  ainsi que ses tendances prédatrices  par son incarnation  des lois  darwiniennes qui sont censées régir cette même Nature qu’ils détruisent pour faire fructifier  leurs affaires.

Il faudrait  donc  veiller à redéfinir les champs de l’Economie dans le quotidien des gens, puis ensuite, s’appliquer  à  rétablir le sens du mot « Ecologie » aux yeux du grand public. Peut-être qu’alors d’autres écologistes ainsi que d’autres économistes  pourront participer plus sereinement aux débats publiques de nos pays et faire admettre que  l’Economie est un produit de la nature humaine elle-même indissociable  du reste des écosystèmes terrestres.

 

                                       Neflier

                                             Protégeons les arbres...pour conserver notre climat 

Ecologie et non Ecologisme

L’écologie est une discipline scientifique à ne pas confondre avec l’écologisme qui est un mouvement de pensée politique. Un adepte de l’écologie, c’est d’abord quelqu’un qui s’intéresse ou qui étudie l’environnement dans sa globalité. De nombreux corps de métiers et de recherches  ou, plus simplement de  vocations naturalistes sont corollaires à cette science. L’Ecologie fait appel à l’observation, la raison ainsi qu’à la rigueur. En cela c’est une pratique qui ne peut s’accommoder avec les Passions et les préjugés identitaires. L’Ecologie peut-être  assimilée à une philosophie quand elle inspire des gens de lettres comme Eric Orsenna ou Pierre Rabhi, d'origine algérienne  pour ne citer que ces deux auteurs et écologistes francophones. Cependant, la confondre avec l’écologisme, mouvance militante à caractère très  politique et altermondialiste, dont les adeptes sont également qualifiés d’ « écologistes », est la meilleure voie pour favoriser de très  malheureuses confusions.

Pour être une science appliquée au quotidien, elle doit être certes forcement soutenue par des forces partisanes. L’Ecologie politique, sous ensemble un brin « sulfureux » d’un vaste domaine, est une des évolutions sociales qui peut aider à atteindre certains objectifs pour les générations présentes et futures. Mais, pour ma part, c’est loin d’être la seule et la plus pertinente ; parce qu’elle peut également mener à toutes les dérives démagogiques et faire même un jour de l’Ecologisme un nid de vipères. N’oublions pas que toutes les plus grandes dictatures totalitaires du siècle dernier se sont servies du culte de la Nature pour enflammer les foules. L’environnement est un des plus puissants radical  commun qui unie les peuples du monde entier.  Aussi puissant que peut l’être une religion dont les plus primordiales ont voué également un culte  millénaire et absolu à la biodiversité. Certains fanatismes malencontreux pourraient faires des « écolos » les terroriste de demain, une fois que celui  de l’Islamisme  ne fera plus  autant bonne presse ou de naïfs adeptes.

Développement durable, croissance continue et néocolonialisme « vert »

Un développement durable sur une Terre aux  ressources limitées ne peut être soutenable dans le temps. La technologie  et les know how  industriels, les fonctionnements du marché international ne peuvent se contenter d’être juste revisités en surface pour continuer à produire une richesse mal répartie et cela au dépend de l’environnement mondial. Tant que les pays du Sud seront relégués à être de simples fournisseurs en ressources naturelles et humaines bons marché pour le Nord, il ne pourra pas y avoir d’Economie verte sincère à travers le monde, aussi prometteuse que puisse être cette formule onusienne.

C’est la notion sacerdotale de « développement » qui doit être remise en question par notre génération, notamment grâce au formidable travail de sensibilisation de nos prédécesseurs. Les bonnes idées peuvent être développées à l’infini dans une société qui s’en donne les moyens. Développer des sociétés polluantes pour l’environnement ne peut mener que forcement l’Humanité à sa perte. Ce n’est pas une rumeur, c’est bien une réalité scientifique. Le problème est que cette réalité risque  aussi d’alimenter bien des mauvaises rumeurs et intoxications.

 

                                   Beni Saf Water Compagny 

                                      Salon des métiers verts en juin 2012  (Ain Temouchent)

 

La Nature des choses 

Il faudra également que les militants écologistes les plus intransigeants  admettent  que tout être vivant influe sur la nature de son environnement aussi sûrement que la pareille que lui rend la biodiversité. Que de tous temps, des écosystèmes ont adapté leur environnement à leur présence.  Même les Indiens d’Amériques, vus comme de véritables symboles écologiques, même ces hommes au discours  si avisés quant il s’agissait notamment d’aborder l’osmose qui existe entre l’Homme et son environnement, n’ont pas été exempts de telles entreprises. Peu de sites naturels ont vraiment eut de stade originel stable à travers le temps. La notion de « climax » n’est apparemment plus  si absolue parmi la communauté des écologistes scientifiques.  

Le climat ainsi que l’activité sismique et cosmique  de notre planète  jouent  un rôle prépondérant dans les perpétuelles dégradations ou transformations que   l’environnement mondial a pu ou du subir. Il y a sûrement d’autres facteurs qui sont inconnus aux  profanes comme moi. Mais il ya des images simples qui semblent parler d’elles même. Imaginez que la démographie des castors ait explosé au point qu’ils se soient emparé de toutes les rivières et fleuves du monde…Quels impacts pourraient avoir des millions de barrages et détournant tous les cours d’eau de la planète ? Ces même castors pour qui en Allemagne ont est capable d’annuler un projet d’infrastructure publique au nom du respect de la biodiversité. Imaginez que ces castors feraient tout de même figure de destructeurs  du dimanche comparés à l’inégalable force de frappe dont, nous, les humains, disposons contre cette Nature qui sait également comment  nous en faire baver malgré toutes nos technologies.   

L’écosystème humain est naturel, technologique, et parce que nous sommes des milliards à ne plus être capables d’assurer par nous même nos besoins les plus essentiels, il est  également  industriel. L’Homme n’est pas un ennemi de la  Nature ; il n’en a  pas encore moins acquis  le statut de maitre d’autant qu’il en est régulièrement la  victime. Il fait partie de la Nature.  Tout ce qu’il entreprend prend source dans  sa nature immuable. Mais la façon dont il abouti  à ses projets, elle, est évolutive, c’est toute la magie du développement humain. L’erreur est humaine, certes, mais c’est également la persévérance à se tromper qui est vraiment  à déplorer nous dit-on.

 

             Un cadavre amputé...   

C'était un Cèdres de l'Atlas un arbre rare et ancien (Takkoucht-Béjaïa). Comment considérer sa coupe illicite alors qu'elle assure des revenus réguliers à des ruraux locaux?Sans  des propositions alternatives, il sera difficile d'endiguer ce genre de fléau...     

Le pétrole vert d'une nouvelle Algérie

Connaissons-nous vraiment la valeur économique de la biodiversité ? Ses bienfaits gracieux pour le grand foyer que nos sociétés devraient être pour la famille de l’Humanité.  Dans tout bon foyer, il y a de l’eau en quantité suffisante et là où elle coule  il y a le plus souvent des arbres dans les parages.  La  biodiversité  inspire à la Nature des climats cléments et propices à l’évolution  de la civilisation humaine. Dans  les déserts de sables ou de glace, elle regorge de biotopes qui  peuvent se révéler même  très généreux quand on sait les mettre en valeur. L’observation, l’imitation de cette biodiversité a permis de stimuler parmi les plus grands esprits humains. Que serait-il advenu de l’Humanité si une pomme n’était pas tombée sur la tête d’un de nos plus grands génies !?

Si je me suis permis de vous rappeler tout cela, ce n’est pas pour faire l’apologie de la Nature, ni de  l’Ecologie et encore moins de l’Ecologisme que je ne connais à vrai dire pas assez. C’est encore moins  inspiré par un sophisme sémantique sans finalité d’actions sur le terrain.  Je suis conscient de mes lacunes, je n’ai appris à parler de la Nature que dans les livres, à la télé et dans les douars de l’Est Algérien. Mais j’ai l’impression que certaines choses doivent être remises au clair dans mon pays d’origine, l’Algérie, au même titre d’ailleurs que dans beaucoup de pays en voie de développement.

 

Les Algériens de demain...

Quand je pense aux enfants de mes frères et de ma sœur, qui sont nés en France et qui n’ont pas encore foulé  le sol de leur autre pays, quand je regarde avec attendrissement grandir ceux de mes cousins et amis  résidant en Algérie, je ne peux m’empêcher de repenser à ma propre enfance et à la chance que j’ai eut de vivre la campagne en Algérie.  Une grande part de  la richesse spirituelle  que j’ai pu tirer de cette Nature Algérienne a permis à beaucoup d’enfants d’immigrés comme moi de développer leur particularité algérienne  au sein de  la diversité française. Cette Nature, si elle m’inspire souvent  une certaine nostalgie, n’en est pas moins pour moi  un formidable le berceau d’activités non seulement rentables, mais également garantes d’un bien-être ainsi que d’une santé publique durables, d’une autonomie énergétique et alimentaire bien gérée, d’un cadre culturel et social favorisant la diversité et protégeant la biodiversité. 

C’est en parcourant des milliers de kilomètres  à travers l’Algérie  durant ces dernières années que j’ai pu rencontrer  des gens au profil très éclectiques. Ce fut  essentiellement dans la zone tellienne mais aussi aux portes du Sahara   que j’ai réalisé à la fois l’ampleur du défi d’un développement intégrant l’écologie  pour notre pays, mais aussi de son extrême nécessité. Ne serait-ce que pour assurer la santé économique et publique de notre jeune nation et garantir l’autonomie alimentaire et énergétique de notre fier  pays qui pourra ainsi  toujours s’assurer ainsi une place descente dans la communauté mondiale. J’ai pu être témoin d’une sincère mobilisation de la part de la société civile et scientifique,  et même, à vrai dire, parfois de certains politiques, mais,  concernant ces derniers, ce fût rare et  dans  des cas bien précis. Cette mobilisation a répondu à mes propres attentes pour mon pays d’origine et m’a donné  envie d’y consacrer  le plus possible de mon temps et de mon énergie. 

Voilà pourquoi j’ai trouvé bon de vous faire partager mes réflexions à propos de l’Ecologie en Algérie en ce mois de mars où notre pays s’apprête à célébrer une année de  l’Environnement  et que de grand débats et dossiers  écologiques nationaux  risquent d’animer l’actualité avec passion.

 

                        A qui le tour?

                                                                                            Boudouaou.Boumerdès 

                    LES ENFANTS ALGERIENS MERITENT UN AVENIR SAIN ET SEREIN

 

L'Ecologie  des Algériens d'un Grand Maghreb

La conclusion de ce billet me parait simple à déduire : l’Ecologie en Algérie doit s’inventer aux couleurs de l’Algérie et avec le soutien du reste du Monde. C’est avant tout une discipline scientifique, à la rigueur une philosophie mais ce n’est que le support d’un mouvement politique. C’est également une valeur sociale. Il ne faudra sûrement pas la réduire à un mouvement de contestation mais lui donner la dimension d’un média d’émulation nationale et internationale. Ce ne serait pas la meilleure façon insuffler l’Ecologie à l’économie de nos sociétés, surtout si elle doit se limiter d’entraver le développement industriel d’un  pays sans proposer d’alternatives plus bénéfiques à l’homme moderne  ainsi que  pour son environnement contemporain. Pris dans la course du  jeu des  super puissances économiques industrielles qui font la pluie et le beau temps du développement mondial, beaucoup de jeunes nations oublient qu’elles ont toutes les cartes en main pour tenter de proposer au monde, à travers leur développement en cours, la formidable opportunité de vivre autrement demain…

L’écologie, celle qui étudie la Nature et les Hommes comme  un écosystème global, celle qui met le doigt sur des impacts négatifs de l’économie sur l’environnement doit également  être celle qui assiste tous les politiques et les citoyens pour endiguer ces derniers  tout en garantissant une évolution pérenne de l’espèce humaine.

Voilà en tous les cas celle que j’espère pour aider  l’Algérie dans sa marche vers l’accomplissement de son véritable destin. Celui d’être une grande puissance économique et culturelle  dans un Maghreb émergent innovant tout en respectant des traditions   qui se seraient  enfin affranchies de certains de ses démons séculiers. 

J'aimerais que le partage de mes pensées ne paraissent pas prétentieuses car elles ne peuvent en avoir la prétention. Je ne suis ni écologiste confirmé et encore moins un  économiste.  Je ne suis qu'un simple amateur qui a toujours été passionné  par ce qu'il aime ; un citoyen curieux dans les deux sens du terme; né ici, certes,  mais  qui aimerait pourquoi pas envisager l'avenir ailleurs que là où ont vu le jour certaines de ses utopies . Veuillez aussi d'avance  me  pardonner l'éventuelle  naïveté de certains de mes propos. Vos réponses apporteront sûrement plus de richesse à  cette modeste dissertation qui n'a nullement l'ambition d'expliquer l'Ecologie en Algérie mais surtout  de rechercher à en comprendre l' incontestable existence.   

Karim Tedjani créateur du portail "Nouara".

            Photo de couv'

L'enseignement du respect de l'environnement dans le Club Vert de la ville d'Annaba. La sensibilisation des jeunes générations. Une des clés de l'Ecologie en Algérie. 

 

Toutes les photos sauf celle du tracteur son de Tedjani K.

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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