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31-07-2006 |
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La faune de la région de Sour El Ghozlane, quoique limitée en nombre d’espèces qui y évoluent, garde cependant en général ce caractère qui est typique à celui de l’Afrique du nord. Il existe certes certaines espèces animales qui trouvent dans la région de Sour El Ghozlane des conditions climatiques plus favorables à leur continuation que dans d’autres régions de l’Algérie, mais il n’est pas aisé d’isoler en soi une espèce animale qui fasse le sceau spécifique à la région de Sour El Ghozlane. Même si le nom de la ville fait allusion à l'existence, certainement dans des temps déjà révolus, de gazelles (« ghozlane » est bien en langue arabe la forme au pluriel du mot « ghazal », singulier de gazelle), cet élégant animal n'existe maintenant que par des spécimens nombrables vers les régions plus au sud de l'Algérie. Il existe outre celà des vestiges témoignant de la prospérité dans la région de Sour El Ghozlane d'une faune bien étendue et variée.
Le climat chaud et sec de Sour El Ghozlane favorise la reproduction et multiplication de plusieurs reptiles parmi lesquels on peut citer plusieurs espèces
de lézards (zermoumiya ou zerzoumiya en dialecte local). Ces animaux sortent
souvent au printemps de leur refuge en quête de soleil, ou cherchant l'humidité des roches pendant l'été.
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Écrit par Admin |
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01-10-2006 |
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De par sa position relativement élevée par rapport au niveau moyen de la mer (832m), le climat de Sour El Ghozlane (SEG) est quelque peu différent de celui des zones cotières de l’Algérie. Étant donc située au nord des deux chaines montagneuses de l’Atlas, le Tellien et le Saharien, SEG bénéficie du souffle des vents septentrionaux doux et humides de la Mitidja (BaHri) et celui des vents chauds et secs venant du désert (Ch’heïli). L’hiver à SEG est le plus souvent quelque peu rude s’ensuivant d’un printemps marqué par un gel matinal assez inconfortable pour ceux qui n’en sont pas habitués. L’été est chaud et sec, marqué vers sa fin de périodes orageuses avec des pluies parfois torrentielles. Ce climat fait donc que certaines espèces végétales qu’on trouve plus au nord de l’Algérie ne trouvent pas les conditions favorables à leur croissance, voire même parfois leur survie, dans la région de SEG. Par contre d’autres espèces du règne végétal y trouvent un milieu idéal pour leur épanouissement et leur multiplication. Des espèces d’arbres assez fréquentes aux environs de SEG on trouve divers conifères, ces arbres aux feuilles aiguillées, une particularité leur évitant une évaporation rapide de l’eau qu’elles contiennent pendant la saison chaude. De ces espèces d’arbres, celles qu’on trouve les plus répandues sont le pin commun (snawbar) ainsi que le pin de la Méditerranée, mais aussi celui d’Alep et le cèdre de l’Atlas. On trouve aussi du sapin, mais assez rarement, puisque les étés chauds et secs font à ce type de coniferes un environnement non favorable à leur croissement. Outre celà la région de SEG a vu durant les quelques dernières décennies des essais de plantations de diverses autres espèces d’arbres en particulier celle du cèdre du Liban.
Parmi les autres espèces d’arbres à présence assez fréquente dans la region de SEG et poussant plutôt
Aux bords de l’oued Lekhal, ainsi que de ses affluents et de ceux d’autres cours d’eau il est aisé d’observer la présence du peuplier
(Populus, en arabe “safsaaf”), surtout le blanc, au tronc mince, et qui peut s’élever remarquablement haut, ainsi que le tremble (tremulus) aux feuilles légères et qui
s’agitent à la moindre brise. On trouve aussi bordant ces cours d’eau des exemplaires de saule pleureur, ainsi que l’arbuste du laurier rose, égayant de ses fleurs une grande période
des saisons du printemps et de l’été. Les feuilles persistantes de cet arbuste au goût extremement amèr (un dicton du terroir utilise cette plante pour décrire l’amertume d’un fruit ou
d’un met) sont venimeuses (il est dit qu’une seule feuille suffirait pour empoisonner une personne adulte). Dans l’antiquité, le laurier (pas le rose !, ran’d en arabe) était utilisé
comme symbole de la victoire, et les Romains décoraient d’une couronne de feuilles de cette plante la tête de leurs chefs militaires au retour d’une expedition victorieuse. L’arbre
quant à lui orne les trottoirs de plusieurs des rues de la ville, notamment l’avenue principale, et a pour fonction majeure d’abriter de son ombrage les passants ou les habitués des
terrasses des cafés durant la saison chaude. Cet arbre, surtout commun en Europe occidentale, fut probablement planté par les Français lors de leur présence en temps de colonisation.
Des arbres géants il faut aussi nommer le frêne (fraxinus), la hauteur duquel peut atteindre les 40 m, ainsi que l’eucalyptus (globulus). Cet arbre, originaire
d’Australie, a besoin de quantités d’eau immenses pour sa croissance, et est ainsi réputé pour son efficacité dans l’assèchement des terres marécageuses. C’est aussi aux Français que
revient la reconnaissance pour l’introduction à grande échelle de cet arbre en Algérie, une enterprise qu’ils entamèrent déjà dès les premières décennies de leur installation. Bien que
dans son milieu d’origine l’eucalyptus peut atteindre des hauteurs avoisinant les 100 m, il est très rare que les espèces croissant en Algérie dépassent la limite d’autour 40 m environ
de hauteur.
Fiche supplémentaire sur l'eucalyptus L'eucalyptus est
un arbre originaire d'Australie où l'on commença sa
production commerciale en 1860 dans l'état de Victoria. Les aborigènes L'eucalyptus entre dans la composition de nombreux produits contre les rhumes, les problèmes respiratoires et musculaires: c'est un antiseptique général. L'huile essentielle d'eucalyptus est très utilisée comme antiseptique respiratoire car elle agit sur les bactéries (streptocoques, pneumocoques, colibacille...), éloigne les moustiques et est un excellent stimulant immunitaire.
Il y’a aussi de l’acacia (sant, donnant du mimosa) et on trouve de l’olivier (famille des oléacées), mais surtout de son espèce sauvage. Des
études sur les vestiges datant de l’époque romaine témoignent cependant de l’existence d’oliveraies bien prospères dans les champs avoisinant l’ancienne cité d’Auzia avec des presses
(maâsra) pour presser le fruit de l’olivier et en extraire l’huile d’olive au goût exquis. Ceci atteste de la prévalence en ces temps-là de conditions climatiques plus douces que celles
qui règnent de notre temps. Cet arbre, bien spécifique au bassin méditerranéen, peut vivre plus de mille ans et le rameau d'olivier était dans l’antiquité l’emblème de la fécondité et
symbolisait la paix et la gloire.
Des plantes odoriférantes on trouve le thym (zaâtar) tant sous ses diverses formes domestiques que celle sauvage (serpolet), l’absinthe (chiiH), le
romarin (rosmarinus, rosée de la mer, en arabe “marramiya” ou “klil ledjbel”), l’aubépine (zaârour) et l’églantier (nisrin), ces arbrisseaux épineux de la
famille des rosacées aux fleurs de couleur le plus souvent blanche (d’où aubépine composé d’alba, “blanche”) mais parfois aussi rose, ainsi que le genêt (wazzaal). Le
long des cours d’eau pousse naturellement une forme de menthe forte, le pouliot (fliou), utilisé comme condiment dans les sauces à base surtout de pommes de terre, ainsi que la timersat
très apprécié pour son gout en mixture avec la pâte de pain de galette (khoubz f’tir).
Fiche supplémentaire sur le thym. On
dénombre près de 350 espèces différentes de thym
De par sa situation élevée par rapport au niveau de la mer et la rigueur de ses hivers, la région de SEG ne peut être idéale pour la culture de la
vigne. A ceci il faut ajouter le gel matinal du tôt printemps qui peut endommager les bourgeons fragiles de la vignoble. Toutefois, si la vigne donne des fruits d’assez bonne qualité
mais en faible quantité, ce n’est que dans les régions en cuve ou celles situées à l’abri du vent. |
Sour El-Ghozlane (en arabe : سور الغزلان) est une ville du nord de l'Algérie, faisant partie de la Wilaya de Bouira.
Située sur le versant nord du Djebel Dirah du sud de la Kabylie, au temps de la présence romaine en Afrique, la ville portait le nom de Auzia. Sour El-Ghozlane servit, sous la période française, de poste militaire à partir de 1845 et reçut le nom d'Aumale, en l'honneur du duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe.
Les poètes Djamel Amrani (1935-2005), Messaour Boulanouar (1933), Kaddour M'Hamsadji (1933) et Arezki Metref sont natifs de Sour El-Ghozlane. L'acteur français Jean-Claude Brialy (1933-2007) y est également né.
Un texte de Jean Sénac intitulé Poésie de Sour-El-Ghozlane a été publié en 1981 par "L'Orycte" en 1981 et repris dans Jean Sénac, Pour une terre possible, Paris, Marsa, 1999.
Conrad Detrez et Vital Lahaye ont enseigné au début des années 1970 au Lycée El-Ghazali de Sour El-Ghozlane.
La ville compte une cimenterie appartenant au groupe italien Buzzi Unicem.
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