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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Atelier Rameve sur le gaz de schiste" Compte rendu et commentaire de Karim Tedjani

 

RAMEVE 4 

« M. Nazim ZOUIOUECHE, ancien PDG de Sonatrach intervient à propos du gaz de schiste lors d’un atelier de formation proposé à une vingtaine de journalistes algériens sous l’initiative du Réseau Algérien des Medias pour l’Economie Verte et l’Environnement ».

Synthèse et commentaires de Karim Tedjani (Nouara, le portail de l’Ecologie en Algérie).

 

Hier matin s’est déroulé  à Alger un atelier didactique concernant le gaz de schiste destiné aux médias algériens désirant approfondir leurs connaissances  sur un sujet très controversé en Algérie. Sous l’initiative du réseau Rameve, une vingtaine de journalistes algérois ont été  conviés  à un « petit déjeuner  de formation »  dont M.Zouiaoueche, ancien dirigeant de Sonatrach fut l’invité référant.

 

Pourquoi avoir choisi d’inviter un ancien dirigeant de Sonatrach pour aborder ce sujet ?

Il est facile de deviner d’avance de la part de certains  les réticences ainsi que les réserves sur l’objectivité que pourrait avoir à ce propos un homme issu du monde de l’industrie pétrochimique qui a été un des acteurs de la politique algérienne dans ce domaine   et soupçonner , de ce fait,  cet atelier de n’avoir eût pour seul dessein  que de répondre aux besoins de nos politiques de justifier leur détermination à  s’engager dans l’exploitation de ses « shale gas » dont les impacts néfastes sur l’environnement ne doivent pas être occultés à la faveur des intérêts purement économiques  à l’égard  desquelles certains experts financiers algériens   tels que  M. Ferhat Aït Ali  demeurent encore sceptiques.

Si l’on fait abstraction d’un manichéisme peu constructif car interdisant l’ouverture au dialogue et la curiosité d’esprit, si, comme moi on considère que militer pour la préservation de l’environnement en Algérie ne doit pas empêcher d’aborder les choses avec le cœur autant que la raison -même si il parait que « le cœur a ces raisons que la raison n’a pas » (Molière), le choix d’un tel conférencier n’est pas exempt de pertinence-, alors on peut considérer que l'avis de M.Zouiouéche peut être une contribution pertinente au débat sur le sujet.

Premièrement, il est à déplorer le fait que, pour l’instant,  seuls les Etats-Unis disposent d’une  réelle expertise et expérience dans l’exploitation de ces « gaz d’argile » ; d’autant que l’Amérique du Nord  n’a commencé à la  divulguer au reste du monde qu’à partir de 2008 seulement.  L’Algérie n’échappe pas à cette crise d’expertise et les personnes capables de traiter du sujet avec un minimum de connaissances techniques  ne sont pas légions. Or, les journalistes doivent disposer d’informations purement techniques et récolter un maximum d’avis sur un sujet pour se faire leur propre avis. Plusieurs conférences ont récemment évoqué ce sujet en Algérie, parfois le ton fut alarmiste, souvent il fut apologique.  Rarement l’aspect didactique a pris le pas sur la subjectivité. En complément à tout ce qui a pu être dit et écrit sur le sujet, la nécessité d’une approche à la fois mesurée et réaliste , n’occultant aucuns aspects du problème est apparue importante

 En second lieu, au regard du caractère passionné de ce débat dans le discours social et politique de ce pays, où l’on  entend dire  tout et son contraire,  selon les inclinaisons  politiques, environnementales ou économiques  des personnes discourant sur le sujet, il me semble que donner la parole à un homme qui a participé à l’aventure du pétrole et du gaz algérien et qui connait les aspects autant logistiques, financiers et géopolitiques de l’exploitation des hydrocarbures, pour peu qu’il soit capable d’objectivité, n’est pas une si mauvaise idée.

Puisque les critiques les plus récurrentes à propos du gaz de schiste  concernent les procédés peu écologiques  de forages utilisés pour extraire ce type de ressource, il me parait important de profiter de l’expertise d’un professionnel de l’industrie des énergies fossiles ne serait-ce que pour se faire son propre avis. De plus, M.Zouiaoueche, sans récuser fondamentalement la pertinence de cette exploitation  dans ses déclarations préalables à la presse, a ouvertement affirmé sa préférence pour les énergies renouvelables, dont particulièrement le solaire quant aux orientations de l’Algérie dans son programme énergétique pour les décennies à venir.   Enfin, les organisateurs de cet atelier ont pris le soin de baliser  son exposé à l’aide d’un questionnaire  qui lui a été transmis préalablement en prenant soin de privilégier l’aspect didactique à la subjectivité. 

Expliquer « le gaz d’argile »

Dès le début de son intervention qui dura deux heures et demi environ, l’invité de cet atelier remet en question le terme de « gaz de schiste » proposé par les experts français en lui préférant la définition anglo-saxonne « Shale Gas »  qui signifie « gaz d’argile ».  Ce gaz a été en effet emprisonné par l’imperméabilité  de  roches argileuses  très compactes et d’aspects feuilleté lors de sa migration vers les  roches mères, matrices de tous les hydrocarbures qu’ils soient d’aspect gazeux ou liquide.  Les critères essentiels concernant la prospection du shale gas sont le T.O.C (Total Organic Contain), c’est-à-dire la contenance en matière organique pouvant varier de 2 à 20% ainsi que la température qui, sous l’effet de la pression, influe sur la nature gazeuse ou liquide  des hydrocarbures. On parle également de facteur de « non argile » des roches mères déterminant le degré de difficulté pour extraire ce gaz.  Pour M.Zouiaoueche, il est plus question de géochimie que de géologie quand on aborde l’exploitation du gaz d’argile au regard du facteur déterminant du taux de matière organique contenu dans les roches mères  pour obtenir du shale gas, mais aussi des huiles de schiste dont il tient à rappeler l’existence.

Jusqu’à récemment, bien que l’on connait depuis fort longtemps son existence,  il était quasi impossible de produire ce genre de gaz au regard de la faible perméabilité et porosité des  roches mères les contenant. Ce sont les progrès technologiques qui ont été réalisés dans le domaine des forages horizontaux et de la fracture hydraulique qui ont permis de faire du postulat de l’exploitation de ce gaz de schiste une réalité. Cependant, l’expert algérien tient à souligner le fait que ces procédés ne sont pas à proprement parlé nouveaux, qu’ils ont déjà été utilisés dans certains cas, même en Algérie. Lui-même, lors de sa carrière, a participé à une  fracturation hydraulique en 1969 …

C’est avant tout le perfectionnement de ces méthodes  qui s’est développé depuis. De nos jours, on effectue ses opérations avec beaucoup plus d’efficacité et de rapidité à des coûts apparemment moindres.

Une des grandes innovations, dans le domaine des forages de schiste est la technique dite « multi stage » permettant de forer la même zone par strates ou étages. Ainsi, pour un périmètre de 500 à 600 mètres, rayon habituel pour un forage horizontal, il est possible de faire jusqu’à une cinquantaine de fractures par puits.  Pour l’invité de Rameve, ces forages ne nécessitent pas un « know how » particulier si ce n’est dans la composition des fluides de fracturation dont certains produits chimiques sont  de véritables secrets de fabrication.

 

Le  forage horizontal et la fracturation hydraulique : ces chiffres qui  parlent d’eux-mêmes

Pour ma part, plusieurs chiffres annoncés par cet intervenant ont confirmé, sans les dénoncer directement, les risques majeurs de ces techniques d’exploitation  pour l’environnement algérien.  

Dans un premier temps, M.Zouiaoueche  explique à son auditoire qu’un des principaux soucis des exploitants de ce gaz est d’anticiper le déclin de production des puits de forage, qui  peut perdre jusqu’à 40% de leur productivité dès la première année. Cette donne  implique  leur renouvellement constant. Pour exemple, si l’Algérie, selon les estimations de cet expert, à effectué entre  4000 à 5000 puits en plus de quarante ans pour extraire du gaz et du pétrole, les Etats Unis  en ont réalisé près de 55 000  en moins de vingt ans afin d’extraire du shale gas. C’est  près de  dix mille fois plus en deux fois moins de temps !

Le caractère horizontal des forages dédié à cette exploitation en Algérie  impliquerait  donc de monopoliser un grand nombre d’espace dans, certes, un désert, mais qui commence également à être considéré comme une niche non négligeable pour l’agriculture et le tourisme vert. C’est donc l’autonomie alimentaire du pays ainsi que la diversification des activités  économiques qui risquent fortement d’être entravés à cause d’une telle quantité de forages. Quant on sait les aspects bénéfiques que pourraient avoir le développement d’une agriculture « verte » sur l’avancée du désert,  la possibilité de créer des emplois dans cette zone du territoire  pourrait éventuellement  inciter une certaine partie de la population algérienne à quitter le Tell pour investir le Sahara, on ne peut que s’inquiéter sur la légitimité de tels procédés en Algérie.

 M.Zouiaoueche a d’ailleurs évoqué  qu’un des « grands malheurs » de notre pays réside dans le fait que  80% de la population est concentrée sur 20% à peine du territoire et cité l’exemple de Houston, en Amérique, qui, bien que située en plein désert,  n’en  pas moins devenue  la deuxième ville la plus importante de ce pays continent. Cette concentration démographique algérienne  n’est pas sans impacts néfastes pour l’environnement en Algérie.

Il n’a pas été question dans son intervention, par contre, de  la fragilisation de la croute terrestre qu’incombe une telle intensité de forages à des profondeurs  souvent importantes. Des risques d’incidents sismiques récurrents sont à envisager de ce fait dans les régions où ces forages seront effectués. 

Puis, il nous a informés que chaque fracturation hydraulique nécessitait entre 5000 et 20 000 m3 d’eau. Pour un pays accusant un stress hydrique qui a atteint le seuil critique de 600m3 par habitant et par année,  cette information n’est pas sans annoncer une atteinte conséquente à la nappe albienne qui est la principale source de ressources hydriques dans la région. Sans entrer dans les détails, il a également rappelé que d’importantes  quantités de « poudre à perlimpinpin » (dixit cet intervenant), c’est-à-dire des produits chimiques  hautement toxiques mélangées  à du sable et de l’eau projetée à très haute pression, qui risquent de  s’infiltrer dans les sols et  de rejoindre ainsi  cette nappe phréatique. L’exploitation intensive de la nappe albienne, dont le taux de renouvellement n’excède pas les cinq pour cent par ans, favorisera également  la salinisation des terres et, une fois de plus, c’est la possibilité de faire du Sahara une zone agricole qui sera fortement compromise par l’exploitation du gaz de schiste.

Cet ancien PDG de Sonatrach admet que les américains n’ont pas été très regardants sur les impacts écologiques de ce type d’exploitation et ne remet pas en question le fait qu’ils devront un jour en subir les conséquences et de ce fait prendre de coûteuses mesures pour y remédier.

Le shale gas n’est pas un gaz si peu coûteux et rentable que l’on voudrait bien le prétendre

M.Zouiaoueche reconnait que les volumes potentiels de gaz d’argile sont considérables en Algérie, il serait possible de les compter en trillions de m3 ; cependant il nous invite à relativiser sur ces chiffres car, l’expérience américaine a prouvé qu’il n’est possible d’en extraire qu’entre 5 et 8% maximum des quantités identifiées.

De plus, alors que sur le marché mondial (hormis celui de l’Asie),  le MBTU  de gaz conventionnel et  estimé à environ 6 à 8  dollars; celui du gaz de schiste n’est pas beaucoup moins cher au Etats Unis (5 à 7 dollars ) et avoisine les 13 dollars pour l’instant en Pologne qui semble s’annoncer comme le prochain grand producteur mondial en la matière. Les prix risquent, comme cela fut le cas pour les  débuts pétrole certes d’aller vers la baisse, mais il faut ajouter à ce facteur que la grande quantité de forages incombe une grande dépense d’énergie de même que la mise aux normes écologique des procédés d’extraction, sous la pression des opinions publiques, risque aussi  de faire également augmenter le prix de cette ressource.

J’aimerais ajouter, à titre personnel  que le gaz de schiste émet plus de Co2 que le gaz conventionnel ; il risque donc d’être  plus assujetti à la taxe carbone que ce dernier, ce qui aura également une influence non négligeable  sur son prix de revient.

Les méthodes d’extraction utilisées pour le gaz de schiste sont également appliquées pour extraire des puits dont la porosité n’était jusque là  pas altérable

M.Zouiaoueche nous explique  que si la production américaine a progressé de 7% entre 2010 et 2011, si les Etas Unis annoncent leur autonomie pétrolière pour 2020 au point de devenir même des exportateurs, c’est parce que les procédés développés pour l’extraction du Shale Gas ont permis également  d’envisager le forage de certains puits d’hydrocarbures conventionnels. La porosité de leurs  roches mères, ou,  si vous préférez,  la difficulté à les pénétrer,  avait relégué au second plan l’exploitation de  certains  puits. Avec les nouveaux progrès technologiques, ces «  tight oil » offrent de nouvelles perspectives d’exploitations notamment pour les Etats Unis mais aussi en Algérie. Cela veut malheureusement dire que même si les gaz de schiste n’étaient pas exploités en Algérie, fort est à parier que des forages horizontaux ainsi que des fracturations hydrauliques se feront…

Ce qui est valable pour l’Amérique, ne le sera pas forcement pour la Pologne ou l’Algérie

L’expert algérien n’a eu de cesse de nous signaler durant son intervention, que l’expérience américaine, seule référence à l’heure actuelle, devait être abordée avec une grande prudence et intégrer le fait que les intérêts de cette nation à développer ce type de gaz sont  largement liés à une volonté de pérenniser son hégémonie sur le reste du monde.  Au siècle des peak oil prophétisés un peu partout sur la planète, avouez qu’être autosuffisant en énergie est un atout de taille pour rester la première puissance mondiale…

Elle a été prête à payer le prix de cette faible rentabilité ainsi que des impacts néfastes sur l’environnement afin d’afficher son autonomie énergétique et de relocaliser son industrie grâce à un prix de l’énergie devenue attractif pour les entreprises américaines de retour sur le sol étasunien. Ajoutons à cela le fait que les américains disposent d’une importante quantité d’eau de surface, ce qui n’est malheureusement  pas le cas, rappelons-le, de l’Algérie.

L’expérience polonaise risque, au regard de la petrophysique de la Pologne, de faire apparaître d’autres aspects de cette exploitation et il n’est donc pas dit que la « réussite américaine » fasse école dans ce pays. Il n’est donc pas possible d’envisager la chose en Algérie sans une expérimentation endémique.

M. Nazim  Zouiaoueche pense que l’option la plus pertinente pour l’Algérie serait en fait le solaire 

Pour cet ancien cadre dirigeant de la Sonatrach, sans une intégration des procédés de production, il n’y a pas d’avantage pour l’Algérie de développer tel ou tel type d’exploitation. Or, il émet de sérieuses réserves quant à la production nationale d’outils de forage et de produits chimiques permettant l’extraction du gaz de schiste. Par contre, il considère que dans le domaine du solaire, et notamment du photovoltaïque, cette intégration est tout à fait envisageable. De plus, il tient à souligner que le taux d’ensoleillement de notre pays est largement un atout de taille pour développer cette énergie. De même, il a évoqué le fait que le gaz conventionnel est un  produit très performant dans le cadre d’un mix énergétique avec le solaire. Or, l’Algérie est loin d’en manquer… Pour lui, une production hybride serait tout à fait possible dans notre pays qui, à vrai dire est le territoire idéal pour développer le solaire. Il propose de passer à cette énergie à raison de 40% de la production nationale en espérant une échéance d’ici  2020, soit dix ans plutôt que celle annoncée par le gouvernement algérien.

Mais, quand cet expert parle de solaire, c’est avant tout à l’échelle nationale et il n’hésite pas à critiquer la légitimité du projet Desertec ambitionnant de faire de l’Algérie un pays exportateur d’énergie solaire vers l’Europe. Il est d’ailleurs également très sévère à propos du fait que, concernant le gaz conventionnel, notre pays avait déjà choisit l’option de fournir le marché extérieur alors que jusqu’à nos jours seuls 40%  des algériens disposent du gaz de ville. C’est donc pour une production  d’abord nationale et domestique que le référant de cet atelier a choisit de se positionner.

Enfin, il aura été de même très critique sur la politique énergétique de notre nation qu’il déplore dépourvue d’une véritable vision sur le long terme. Malgré les nombreuse études qui ont été faites afin d’identifier un programme énergétique  efficient  pour l’Algérie, aucune n’a été jusque là vraiment appliquée. M.Zouiaoueche n’hésite pas d’ailleurs à qualifier nos méthodes de production de désuètes et affirme même  qu’en augmentant de seulement un pour cent la productivité de nos puits, des quantités énormes de pétrole et de gaz pourraient être mis à disposition. Il nous fera aussi remarquer que les transports en communs devraient être encore plus développés dans notre pays en misant avant tout sur les moteurs électriques et hybrides ou GPL. Il déplore également le fait que le prix du diesel soit si peu onéreux en Algérie de même que de nombreux modèles de véhicules ne sont disponibles à l’importation que pour ce type de carburant.

Des mesures incentives doivent être mises donc en place afin d’accélérer cette mutation vers une source d’énergie renouvelable en rappelant que le gaz de schiste n’en est pas une…

Une fois son intervention achevée, M.Zouiaoueche a répondu aux questions des journalistes présents qui n’ont été d’ailleurs plus d’ordre économiques qu’environnementales…

 

Conclusion

Après cet atelier, je suis encore plus convaincu que l'affaire du gaz de schiste est avant tout géopolitique qu'économique. Il n'y a pas besoin d'être sorti de polytechnique pour comprendre que l'Algérie n'a pas de grand intérêt pour l'instant à se lancer dans ce domaine, si ce n'est que d'être le partenaire idéal et docile des Etats Unis afin que les américains puissent expérimenter et améliorer leur technologie au dépend de l'environnement algérien. Peut-être se disent-ils que le Sahara, ce n'est pas vraiment l'Algérie, que dans un désert tout est possible...En tous les cas il ne semble pas y avoir grand monde, aux manettes de notre  pays, pour nous prouver le contraire.

Une autre de mes conclusions est que notre nation ne peut pas continuer à dépendre des énergies pour alimenter son économie, à moins d'être innovante et qu'elle intégre les "know how" dans son système productif si peu éclectique. L'Algérie rentière est une Algérie qui sommeille alors qu'elle dispose de la plus précieuse source d'energie au monde  : 70% de jeunes sur lesquels il faudrait investir avec plus de conviction et de vision à long terme...

 


 

 

 

 

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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