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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Ces organismes budgétivores" Par Liberté

 

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Dimanche, 03 Mars 2013 09:50
 

Leur efficacité sur le terrain n’a jamais été démontrée

Par : Souhila HAMMADI

Il est extrêmement laborieux de dire combien de hauts conseils ou autres organismes existent exactement en Algérie, tant nombreux sont ceux qui ont été créés pour un effet d’annonce sans que l’on se soucie de leur opérationnalité ou de leur efficacité dans leur domaine.

Qui se souvient de l’existence du Haut-Commissariat au développement de la steppe, un établissement public à caractère administratif, à vocation technique et scientifique créé par décret en décembre 1981 ? Et qui connaît l’Observatoire national de l’environnement & développement durable ou le Conseil national de la comptabilité, hormis quelques initiés ? La liste est si longue qu’il est très difficile de la donner complète sans omissions. À chaque fois que le besoin, souvent politique, apparaît, les autorités n’hésitent pas à mettre en place un organisme spécifique avec statuts, organigramme et surtout financement. Souvent dès que l’effet d’annonce s’estompe, l’institution s’enlise dans l’immobilisme jusqu’à se faire oublier de l’opinion publique et peut-être même de ses promoteurs. À ce titre, chacune des deux langues, constitutionnalisée officielle et nationale ou uniquement nationale, prévaut d’un organisme qui lui est dédié. Il s’agit évidemment du Haut-Conseil à l’arabité, présidé jusqu’aux élections législatives du 17 mai 2012 par Larbi Ould Khalifa, actuellement président de l’APN et du Haut-Commissariat à l’amazighité.
La religion d’État a aussi son institution sous l’égide du Haut-Conseil islamique. Ces trois institutions font dans l’absolu la promotion de l’arabité, de l’amazighité et de l’islam, comme leurs appellations respectives le sous-entendent. Dans les faits, elles se limitent à organiser, de temps à autre, des conférences publiques et à financer sporadiquement des ouvrages que peu de gens liront. À croire que ces activités suffisent à justifier l’existence de ces organismes. Il en est de même pour l’Observatoire algérien de la femme. L’on se demande à quoi sert-il du moment que la condition féminine, n’est améliorée — dans les lois du moins — que par une volonté politique elle-même dictée par une conjoncture favorable comme ce fut le cas pour le code de la famille et celui de la nationalité en 2005 et la loi portant amélioration de la représentativité des femmes dans les assemblées élues promulguée en décembre 2011. Pour les droits de l’Homme, les autorités algériennes ont pensé trop bien faire en créant deux organismes dont les prérogatives chevauchent étrangement : l’Observatoire national des droits de l’Homme, présidé par Rezzag Bara et le Conseil national consultatif de défense et de promotion des droits de l’Homme, porté par Me Farouk Ksentini. Les droits humains sont-ils mieux consacrés pour autant en Algérie ? Les droits des ressortissants algériens, établis à l’étranger, sont-ils mieux protégés ? Des exemples édifiants, comme les détenus algériens à Guantanamo ou encore l’affaire du pilote-instructeur Lotfi Raïssi, injustement accusé par le gouvernement britannique d’avoir participé aux attentats du 11 septembre 2001 ou encore les Algériens spoliés de leurs biens immobiliers en Tunisie et au Maroc, donnent une partie de la réponse. A contrario, des institutions vitales pour la bonne marche des affaires de l’État, comme le Conseil d’État, le Conseil supérieur de la magistrature, le Conseil d’État à l’énergie… fonctionnent au ralenti ou pas du tout.


S. H.

 

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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