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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Cet or liquide que l'Algérie jette par les toits...

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L'eau est et sera toujours plus précieuse que l'or, ou  bien même le pétrole; ne serait-ce parce qu'il en faut pour en produire et que notre corps en est constitué à plus de 70%.
 
Si notre pays est une des nations parmi les plus menacées par un manque cuisant d'eau, et cela dès 2025, ce n'est pas seulement à cause d'une pluviométrie insuffisante, ainsi qu'un des effets les plus corollaires au rechauffement climatique;  qui semble s'installer un peu partout dans la zone du Maghreb. Non, la réalité  d'où  s'est   forgée telle épée de Damoclès est essentiellement à incomber à une gestion de nos ressources quotidienne  si peu incline à  lutter efficacement  contre  un gaspillage conséquant et récurrent de cette ressource vitale à bien des égards. Que dire  de l'exposition quotidienne à maintes  pollutions de trop de nos richesses hydriques naturelles...
 
Le premier pas de la quantité, ainsi que  de la régularité de livraison a indéniablement été franchi par la gouvernance algérienne;  notamment grâce à une large politique de construction de méga barrages, mais aussi le recours au déssalement de l'eau de mer. 
Celui de la répartition, c'est à dire de l'équité entre les 48 wilayas d'Algérie est  beaucoup moins évident à admettre comme atteint. Il serait même possible, à mon très humble avis, de  qualifier sans exagération  de "ghetto hydrique"  nombre de quartiers populaires et villages enclavés  de la capitale ou de toute autre grande ville algérienne.
 
De plus,  et c'est le sujet principal de ce billet, il semblerait que les mesures engagées pour répondre à une  autre prérogative de taille ne soit qu'un lointain objectif à atteindre dans notre pays:  la  légitime aspiration de l'ensemble de la population à un confort hydrique. J'ajouterais qu'il devrait être  soutenable, et pour l'environnement, et pour la myriades de secteurs économiques où l'eau joue un rôle primordial; tels que l'industrie, le tourisme, ainsi que l'agriculture, mais aussi, rapellons-le avec insistance, le secteur du pétrole, du gaz, et cela même de manière conventionnelle.
 
Il faut comprendre par là que ce confort doit forcement être celui qui inclue santé, salubrité et équipements capables de favoriser une sobriété - de mise- grâce à une politique d'efficacité autant que de bonne gestion.  Plutôt qu'un rationnement ou bien une pénalisation de la surconsommation par un tarif  de l'eau qui seraient  plus contraignants pour la société algérienne, dans son ensemble. 
 
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En cette période hivernale, la pluie est tombé de manière très irrégulière, dans le temps, comme au regard du débit par période d'averse,et, bien entendu de la géographie. Il est cependant plus qu'évident que trop de cette manne hydrique n'est pas exploitée à sa juste mesure. Les trombes d'eau qui s'abattent sur notre territoire  se perdent et se tarissent dans des mares polluantes, saturent les égouts de bien des communes, rejoignent la mer chargées de déchets et autres souillures nocives pour la santé de l'humanité et des milieux naturels qui l'entourent et l'influencent.
 
Ajouter à cela le triste état de la plupart des canalisations hydrauliques en Algérie, qui accusent des taux alarmants de fuites, le fait que n'importe qui dans ce pays peut s'improviser plombier et accentuer cette problématique chaque jour un peu plus; de même que le peu de cas que font la plupart des particuliers, entrepreneurs, et administrateurs locaux d'un tel état de fait...
 
On pourrait également accuser un nombre trop important d'agriculteurs, de commerçants , d'industriels,  mais aussi de consommateurs qui  rechignent à adopter  un comportement prompt à une consomation rationnelle  et responsable de l'eau qu'ils consomment au quotidien.
 
Toute cette eau se gâche, pollue notre environnement, lave nos sols de leurs richesse minérale et bactériologique, souille nos oueds, accentue la pollution de la mer médittérannée, cycle de l'eau oblige. Un toit de cent mètre carré peu permettre d'accumuler en un hiver pas moins de 50m3 d'eau de pluie, utile pour laver le linge, arroser un jardin, alimenter la chasse d'eau de nos wc, nettoyer la maison et tant d'autres activités, pour peu qu'elle soit stockée et traitée de manière convenable.
 
Eviter la pollution, c'est traiter le problème à sa source et, de ce fait, réaliser aussi de sérieuses économies d'énergie pour pomper, distribuer ainsi que traiter les eaux grises et polluées qui transiprent de nos villes, jusque  dans nos campagnes.
 
Pour conclure, je dirais que construire des méga barrages qui consomment une quantité phénémonale d'énergie-pour le désenvasement,  leur constructionn -, d'eau - pour le ciment notamment-  ne sert pas à grand chose si nos canalisations sont des tuyaux perçés gorgés de calacaire et je ne sais quelle autre mauvaise substance pour notre santé. L'eau de mer déssalée? Entreprise fortement énergivore dont les impacts environnementaux ne sont pas encore avérés, faute de recul dans le temps, mais sérieusement envisagés par de nombreux experts de l'environnement...
 
Parfois, de petits gestes bien placés peuvent être plus efficaces et redoutables que de grands coups de massues lancés dans l'air...Avis à bon(ne)s entendeurs!
Karim Tedjani (Photos et article)
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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