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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Cultiver sans labourer?! Est-si c'était possible?"

Pourquoi se priver du fabuleux travail des verres de terres?

 

 

Une vidéo pour les petits et les grands

 
 
 
 
Source: les forum du site http://www.onpeutlefaire.com/forum/
 
 
                         par l'internaute nomade
Ecrit le : Jeudi 21 Octobre 2004 à 08h48 
PNI
Oui Non
 

"Pas de Labour"

Quand on parle de travail du sol, immédiatement l'image du travail mécanique ou manuel du sol vient à l'esprit. Cependant, le travail du sol c'est aussi le travail des racines des plantes, le travail des micro organismes qui décomposent la matière organique, le travail des vers de terre qui sur une parcelle d'un hectare représentent en masse le poids de deux boeufs qui retournent la terre et participent à sa structuration en permanence.

Les labours profonds, en retournant l'horizon superficiel, perturbent l'activité des micro organismes anaérobies (ceux résidant en profondeur et ne consommant pas d'oxygène) et aérobies (ceux de la superficie qui doivent disposer d'oxygène pour vivre). De plus ces labours provoquent une minéralisation rapide de l'humus stocké en profondeur.

Bien sûr, on s'imagine mal un semis 'nu' à même le sol. L'absence de labour s'accompagne de deux mesures :

- Une nécessité de conserver une couverture permanente du sol, qu'il s'agisse d'engrais vert ou de mulch (matériau végétal mort constituant un 'tapis' protecteur)

- Le semis de graines 'protégées' : les graines sont enrobées dans de la poudre d'argile avant 'semis direct', ce qui les protège de l'extérieur. Cet enrobage peut même se faire de façon calibrée, ce qui permettra d'utiliser un semoir classique

Pas d'engrais

La terre n'est pas un support minéral, inerte. Elle abrite des centaines de millions de micro organismes qui ne sont pas là sans raison. Ceux cis peuvent travailler de manière optimale et enrichir la terre s'il ne sont pas perturbés par des apport extérieurs. Les engrais possèdent de nombreux effets pervers, et ne respectent pas la physiologie et la vitesse de croissance des végétaux. Si on augmente leur vitesse de croissance, ils se trouvent fragilisés et donc plus sensibles aux maladies et insectes, d'où la nécessité de recourir à une protection extérieure artificielle. En effet, si l'on tient compte de la notion de 'terrain' qui prévaut en médecine comme en agriculture, seuls les végétaux affaiblis et déséquilibrés offrent un terrain favorable au développement des maladies et aux attaques de ravageurs.

Par ailleurs, les engrais ne se contentent souvent que d'apporter des composants majeurs (NPK) en négligeant les éléments secondaires (oligo éléments) qui sont pourtant nécessaires à la plante. Pour cultiver sans engrais, il faut toutefois pratiquer le retour à la terre des parties de la plante inutilisées après la récolte. En effet la plante s'insère dans un cycle et si celui ci est rompu par une exportation intégrale de la plante, le terre finira par se fatiguer et des carences appaîtront. Il est certain qu'une phase de 'reconversion' est nécessaire et que ce type d'agriculture ne peut pas s'envisager derrière plusieurs décénnies de travail classique de la terre.

Pas de pesticides

Les pesticides chimiques posent de nombreux problèmes, mis en lumière depuis de nombreuses années : bioaccumulation et concentration des résidus le long de la chaine alimentaire, induction d'une sélection d'insectes résistants aux traitements nécessitant des épandages toujours plus fréquents, pollution de l'eau et de l'air...

En réalité les déséquilibres induits par les grandes monocultures intensives sont une aubaine pour les ravageurs qui trouvent là les conditions optimales pour leur reproduction et leur alimentation. Dans les système agricoles moins intensifs de polyculture, respecteux des ecosystèmes, un certain équilibre s'établit, et la population de ravageurs est auto régulée car ces ravageurs ne sont que le maillon de la chaine alimentaire, qui est respectée dans ce type de système. Les haies, mares et autres refuge permettent aux auxiliaires (les 'prédateurs' des ravageurs) de jouer leur rôle. Une rotation judicieuse des cultures et une association intelligente des cultures dans le temps permet bien souvent à la population de ravageurs de rester sous le seuil de nuisance réél tolérable (si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la lutte).

Pas de sarclage

Existe il vraiment des mauvaises herbes ? Une couverture du sol est toujours bénéfique. Les mauvaises herbes possèdent des racines qui pénètrent le sol, l'aèrent, l'ameublissent et l'enrichissent. L'observation est de mise : les mauvaises herbes peuvent être d'excellents indiacateurs à différents titres (état du sol, type de culture favorable sur cette parcelle...). Lorsque les mauvaises herbes posent des problèmes réels, il convient de les éliminer grâce à d'autres herbes qui les concurrencent plutôt que de gaspiller de l'énergie à les arracher à la main. Comme pour les ravageurs, les équilibres entre les différentes espèces viennent réguler les débordements.

Conclusion

Ces quatre grands principes sont pour le moins révolutionnaires. Masanobu Fukuoka a expérimenté des techniques pendant près d'un demi siècle. Au bout de plusieurs dizaines d'années, il cultivait une espèce de riz qui était devenue très robuste à force de séléction naturelles et il obtenait des rendements identiques à ceux de la riziculture classique au Japon. A la fin des années 80, alors qu'il envisageait d'envoyer des semences de ce riz très performant dans les pays en voie de développement, ses activités ont connu une fin très brutale lorsque l'armée japonaise a saisi et détruit l'intégralité de sa récolte et de ses semences.

La pratique de la permaculture a été reprise à la fin des années 70 par Bil Molisson en Australie ou elle connait un essor certain.

permaculture, culture sans labour."

 

 

 

 

 

 

Un entretien avec Masanobu Fukuoka [1986], par Robert et Diane Gilman

Traduction française : Michel Dussandier Nov. 1997

[ version originale ]

Masanobu Fukuoka est un autre de ces pionniers de l'agriculture "du long terme" (sustainable) qui se sont rendus à là 2ème conférence internationale de PermaCulture.. Nous nous sommes entretenus avec lui alors qu'il visitait la "Abundant Life Seed Foundation" de Port Townsend à Washington, quelques jours avant qu'il ne présente sa conférence.

Il aime dire de lui qu'il n'a aucune connaissance hormis celle contenue dans ses livres, dont La révolution d'un seul brin de paille (Chez Trédaniel - Editions de la Maisnie, 1983) et The Natural Way of Farming, démontrant ainsi qu'il ne manque pas de sagesse.. Sa méthode d'agriculture ne nécessite pas de labour, pas de fertilisants ni de pesticides, pas de désherbage ni d'élagage ainsi que très peu de travail! Il accomplit tout cela (y compris des rendements élevés) grâce à une extrème précaution dans la détermination de la période de semis tout comme dans le choix des combinaisons de plantes (polyculture). En résumé, il a élevé l'art du travail avec la nature à un très haut degré de raffinement..

Il décrit comment on peut appliquer ses méthodes d'agriculture naturelle aux zones désertiques de la planète, et ceci sur la base de son expérience en Afrique en 1985. Katsuyuki Shibata et Hizuru Aoyama ont aidé à la traduction [anglaise] de cet entretien.

Robert: Qu'avez-vous appris durant ces 50 ans de travail sur ce que les gens peuvent faire avec leur agriculture?

Masanobu: Je suis un petit homme, comme vous pouvez le voir, mais je suis venu aux Etats-Unis avec un grand but. Ce petit homme devient de plus en plus petit, et ne va pas durer très longtemps, et je voudrais donc partager mes idées de 50 ans. Mon rêve et comme un ballon. Il peut devenir de plus en plus petit, ou il peut devenir de plus en plus gros. Si cela pouvait être dit d'une manière brève,Cela se dirait comme le mot "néant". Mais cela pourrait secouer la terre entière

Je vis sur une petite montagne, faisant ma ferme. Je n'ai aucune connaissance. Je ne fais rien. Ma façon de faire de l'agriculture est de ne pas cultiver, de ne pas fertiliser, et de pas utiliser de produits chimiques. Il y a dix ans, mon livre One Straw Revolution [La révolution d'un seul brin de paille], a été publié aux USA par Rodale Press. De ce moment je ne suis plus parvenu à simplement dormir dans les montagnes. J'ai pris un avion pour la première fois de ma vie il y a sept ans et je suis venu à Boston, en Californie, à New York City. J'ai été surpris parce que je pensais que les Etats-Unis étaient un pays très vert, mais il m'est apparu comme une terre morte.

J'ai ensuite parlé de mon agriculture naturelle au responsable du département des désert des Nations Unies. Il m'a demandé si mon agriculture naturelle pouvait changer le désert d'Irak. Il m'a dit de déveloper un moyen pour faire reverdir le désert. J'ai pensé à ce moment que je n'étais qu'un pauvre fermier sans pouvoir ni connaissances, et je lui ai dit que cela m'était impossible. Mais à partir de ce moment j'ai commencé à penser que ma tâche est de travailler sur le désert.

J'ai voyagé à travers l'Europe il y a quelques années. Il m'a semblé que l'Europe était très belle, et avait beaucoup de zones naturelles préservées. Mais à cinquante centimètres sous la surface, j'ai senti le désert arriver lentement. Je me suis demandé pourquoi. J'ai réalisé que c'était dû à l'erreur qu'ils faisaient dans l'agriculture. Les débuts de cette erreur sont dans l'élevage de la viande pour les rois et du vin pour l'eglise. A l'entour, ce ne sont que troupeaux, troupeaux, troupeaux, vigne, vigne, vigne. L'agriculture Européenne et Americaine a commencé avec des troupeaux qui paturent et des vignes qui poussent pour les rois et l'église. Ils ont changé la nature en faisant cela, tout particulièrement sur les flancs des collines.L'érosion des sols apparaît alors. Seuls les 20% du sol des vallées restent sains, et 80% de la terre est épuisé. Puisque cette terre est épuisée, ils ont besoin de fertilisants et de pesticides chimiques. L'agriculture des Etats-Unis, de l'Europe, et même du Japon, a commencé en retournant la terre. Cultiver est aussi lié à la civilisation, et c'est là que commence l'erreur. Dans la vraie agriculture naturelle, on ne cultive pas, on ne laboure pas. L'utilisation de tracteurs et d'outils détruit la vraie nature. Les plus grands ennemis des arbres sont la scie et la hache. Les plus grands ennemis du sol sont la culture et le labour. Si les gens n'avaient pas ces outils, ce serait meilleur pour tout le monde.

Puisque ma ferme n'est pas cultivée, n'utilise pas de fertilisants ou de produits chimiques, de nombreux animaux et insectes y vivent. Ils utilisent les pesticides pour tuer un certain type de nuisibles, ce qui détruit l'équilibre de la nature. Si nous parvenons à nous en passer, une nature parfaite reviendra.

Robert: Comment avez-vous appliqué votre méthode aux déserts?

Masanobu: L'agriculture chimique ne peut changer le désert. Ils ne peuvent le faire même avec un tracteur et un gros système d'irrigation. J'ai réalisé que l'agriculture naturelle est indispensable pour que le désert retourne à la verdure. La méthode est très simple. Semez simplement quelques graines dans le désert. Voici la photo d'une expérience en Ethiopie. Cette zone était très belle il y a 90 ans, et elle ressemble maintenant au désert du Colorado. J'ai donné les semences pour 100 variétés de plantes aux gens en Ethiopie et en Somalie. Les enfants ont planté les graines, et les ont arrosées pendant trois jours. La température élevée et l'abscence d'eau ont fait que les racines ont rapidement plongé dans le sol. Les radis Daikon poussent maintenant à cet endroit. Les gens pensent qu'il n'y a pas d'eau dans le désert, mais même en Somalie et en Ethiopie, ils ont une grande rivière. Ce n'est pas qu'il n'y a pas d'eau. Cette eau se trouve juste sous la terre. On trouve l'eau entre 2 et 4 mètres de profondeur.

Diane: Vous utilisez l'eau juste pour la germination, puis vous laissez les plantes se débrouiller?

Masanobu: Dix jours ou un mois après, elles ont encore besoin d'eau, mais il ne faut pas trop les arroser, pour que les racines descendent profondément. Il y a des gens en Somalie qui ont maintenant un jardin personnel. Le projet a démarré avec l'aide de l'UNESCO et beaucoup d'argent, mais il n'y a aujourd'hui(1986) qu'un couple de personnes qui s'occupe de l'expérience. Ces jeunes gens de Tokyo ne connaissent pas grand chose à l'agriculture. Je pense qu'il est mieux d'envoyer des graines aux gens de Somalie et d'Ethiopie, plutôt que leur envoyer du lait et de la farine, mais il n'y a pas de moyen de leur en envoyer. Les gens de Somalie et d'Ethiopie peuvent semer des graines, ce dont même les enfants sont capables, mais les gouvernements Africains, les Etats-Unis, l'Italie, la France n'envoient pas de graines, mais seulement de la nourriture et des vêtements. Les gouvernements Africains découragent les jardins personnels et la petite agriculture. Les graines pour jardin sont devenues rares durant les 100 dernières années.

Diane: Pourquoi ces gouvernements font-ils ainsi?

Masanobu: Les gouvernements Africains et le gouvernement des Etats Unis veulent que les gens ne fassent pousser que cinq ou six variétés de café, de thé, de coton, pour l'exportation et pour faire de l'argent. Les légumes ne sont que de la nourriture, ils ne rapportent pas d'argent. Ils disent qu'ils vont fournir le maîs et le blé pour que les gens n'aient pas besoin de faire pousser leurs propres légumes.

Robert: Avons-nous aux Etats-Unis le type de graines qui pourrait correctement s'acclimater à ces régions d'Afrique?

Masanobu: De fait, j'ai vu ce matin dans cette ville (Port Townsend) de nombreuses plantes dont des légumes, des plantes ornementales et des céréales qui pousseraient dans le désert. Des plantes comme les radis Daikon, ou d'autres variétés comme l'amarante (amaranth ndt) ou des plantes grasses poussent même mieux là-bas que dans mes champs.

Robert: Donc si les gens aux Etats-Unis, au Japon et en Europe veulent aider les gens en Afrique, et réduire le désert, suggèreriez-vous qu'ils y envoient des graines?

Masanobu: Quand j'étais en Somalie, j'ai pensé que s'il y avait 10 fermiers, un camion et des semences, il serait alors très facile d'aider les gens de l'endroit. Il n'ont pas d'herbe pendant la moitié de l'année, ils n'ont pas de vitamines, et tombent évidemment malades. Ils ont même oublié comment manger les légumes. Ils mangent juste les feuilles mais pas la partie comestible des racines.

Je suis allé à l'Olympic National Park hier. J'ai été très surpris et j'en ai presque pleuré. Là, Le sol était vivant! La montagne ressemblait au lit de Dieu. La forêt semblait vivante, ce que vous ne trouvez même pas en Europe.. Les arbres de Californie et les prairies Françaises sont superbes mais c'était bien le plus beau! Les gens qui vivent par ici ont de l'eau, du bois de chauffage et des des arbres. C'est comme le Jardin d'Eden. Si les gens sont vraiment heureux, cet endroit est une vraie Utopie.

Les gens dans les déserts n'ont qu'une tasse, un couteau et une marmite. Certaines familles n'ont même pas un couteau, et doivent couper leur bois à coups de rochers et le transporter sur des kilomètres. J'étais très impressionné par cette belle région, mais j'avais au même moment mal au coeur en pensant aux gens du désert. La différence est la même qu'entre le paradis et l'enfer. Je crois que le monde en arrive à un point très dangereux. Les Etats-Unis ont le pouvoir de détruire le monde, mais aussi d'aider le monde. Je me demande si les gens de ce pays se rendent compte que les Etats-Unis aident les gens en Somalie mais sont aussi en train de les tuer. Ils leurs font cultiver du café, du sucre et leur donnent de la nourriture. Le gouvernent Japonais fait la même chose. Il donne des vêtements et le gouvernement Italien donne des macaroni. Les Etats-Unis veulent en faire des mangeurs de pain. Les gens en Ethiopie cuisinent le riz, l'orge et les légumes. Ils sont heureux en restant des petits agriculteurs. Le gouvernement des Etats-Unis leur dit de travailler, travailler comme des esclaves dans une grande ferme, en cultivant du café. Les Etats-Unis leur disent qu'ils peuvent faire de l'argent et devenir heureux de cette manière. Un professeur japonais, un collègue, a dit après avoir visité la Somalie et l'Ethiopie que c'était l'enfer sur terre. J'ai dit "Non, c'est l'entrée du paradis". Ces gens n'ont pas d'argent, pas de nourriture, mais ils sont très heureux. Ils sont heureux parce qu'ils n'ont pas d'écoles ni de maîtres. Ils sont heureux lorsqu'ils transportent de l'eau, lorsqu'ils coupent du bois. Ce n'est pas une chose, difficile pour eux, ils aiment vraiement faire cela. Il fait très chaud entre midi et trois heures, mais sinon il y a du vent, et il n'y a pas de mouches ou de moustiques.

Les gens aux Etats-Unis, plutôt que d'aller dans l'espace, pourraient ensemencer les déserts depuis la navette spaciale. Il y a beaucoup de compagnies de semences affiliées à des entreprises multi-nationales. Ils pourraient ensemencer à partir d'avions.

Diane: Si l'on jetait les graines ainsi, les pluies seraient-elles suffisantes pour les faire germer?

Masanobu: Non, ce n'est pas assez, donc je sèmerai des graines enrobées pour éviter qu'elles se déssèchent ou qu'elles soient mangées par les animaux. Il y a probablement différentes manières d'enrober les graines. Vous pouvez utiliser de la terre, mais il faut que cela colle, ou utiliser du calcium.

Ma ferme a de tout: des arbres fruitiers, des légumes, des acacia. Comme dans mes champs, il faut tout mélanger et semer au même moment.J'ai pris dans les 100 variétés d'arbres greffés là, deux de chaque, et la plupart, dans les 80%, y poussent maintenant. La raison pour laquelle je dis d'utiliser un avion, c'est que pour tester, vous utilisez juste une petite zone. Mais pour faire reverdir une grande zone, tout ceci doit être fait en une seule fois! Vous devez mélanger les arbres et les légumes; c'est le moyen le plus rapide pour réussir.

J'ai une autre raison pour proposer d'utiliser l'avion: Il faut les semer vite parce que s'il les zones vertes de la planète diminuent encore de 3%, toute la terre va mourrir. Les gens ne seront pas heureux à cause du manque d'oxygène/ Vous vous sentez heureux au printemps grace à l'oxygène des plantes. Nous aspirons l'oxygène et expirons le gaz carbonique, et les plantes font l'inverse. Les êtres humains et les plantes n'ont pas seulement des relation de nourriture, mais ils partagent aussi l'air. Ainsi le manque d'oxygène en Somalie n'est pas seulement un problème à cet endroit, mais aussi un problème ici. Tout le monde va ressentir l'épuisement rapide des sols dans ces régions d'Afrique. Cela arrive très vite. Il n'y a a pas de temps à perdre. Nous devons faire quelque chose maintenant.

Les gens en Ethiopie sont heureux avec le vent et la lumière, le feu et l'eau. Pourquoi les gens ont-ils besoin de plus? Notre tâche est de pratiquer l'agriculture à la manière de Dieu. Ce pourraît être un moyen de commencer à sauver ce monde.

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Publication originale dans IN CONTEXT #14, Automne 1986, Page 37

Copyright (c)1986, 1997 by Context Institute

 

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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