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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

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A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Revue de Web Ecolo Nouara

 

le 23.08.14 | 10h00 

 

 

La forêt de Bouchaoui attend son projet de réhabilitation

 

Grâce à la prise de conscience des responsables, Alger vit aujourd’hui au rythme de plusieurs projets visant à donner plus d’importance aux espaces verts.

 

 

Depuis longtemps, les Algérois font preuve d’un très grand attachement à la nature. Cette forte relation est démontrée à travers leur grande affluence vers les différentes forêts que recèle la capitale. La plus importante reste celle de Bouchaoui qui, selon les derniers chiffres, accueille chaque week-end près de 8000 visiteurs venus profiter de l’atmosphère paisible qu’elle offre.

 

A Alger, il n’y a pas que la forêt de Bouchaoui. Il existe près de 113 sites forestiers, dont seuls 25 sont aménagés en lieu de détente et de loisirs. Un nombre considéré comme très faible pour satisfaire la demande de la population algéroise qui n’a que ces espaces pour passer ses week-ends et jours de congés.

 

«Nous n’avons pas où aller, s’exclame Hafidha, mère de 3 enfants rencontrée à la forêt de Bouchaoui. Je préfère amener mes enfants ici, au lieu d’aller à la plage en ces week-ends où nos côtes sont bondées de monde». A la forêt de Baïnem, l’affluence n’est pas des moindres. Des milliers de familles y viennent pique-niquer chaque week-end. En plus d’être le lieu de détente, elle est l’eden des sportifs, des photographes, des artistes, des paysagistes et des amoureux de la nature. Même si elle est bien mieux aménagée que celle de Bouchaoui ou celle de Ben Aknoun, la forêt de Baïnem n’arrive toujours pas à supporter la pression des visiteurs.

 

Manquant souvent de civisme, ces derniers, sans aucun scrupule, laissent derrière eux des milliers de déchets. En outre, le peu d’infrastructures d’accueil dont disposent ces forêts récréatives sont en-deçà des attentes des visiteurs désirant se procurer des moments de repos et de liberté au milieu de la nature.

 

Le repos, la liberté et la sécurité qu’offre la forêt algéroise ont attiré plusieurs familles fuyant les affres du terrorisme. Elles s’y sont réfugiées et ont construit des baraques dans l’espoir de bénéficier, un jour, d’un logement. D’après le conservateur des forêts de la wilaya d’Alger, leur nombre dépasse les 400. Grâce à la prise de conscience des responsables, Alger vit aujourd’hui au rythme de plusieurs projets visant à donner plus d’importance à ces espaces verts et surtout à ce patrimoine forestier en continuelle dégradation.

 

La capitale veut changer de look et d’allure en lançant des plans portant plusieurs couleurs : blanc, lumière et surtout vert. Ce plan vise à promouvoir ce patrimoine forestier, à le consolider en aménageant d’autres espaces similaires et à favoriser la plantation d’arbres. Parmi les premiers résultats de ce plan stratégique, la transformation d’Alger en une grande palmeraie. Quelque 8000 palmiers ont été plantés sur les axes routiers internes de la capitale.

 

Ces arbres, qui n’ont rien à voir avec le style architectural de la capitale, ont l’air de trouver du mal à s’intégrer et à s’adapter dans ce milieu où la pollution sous toutes ses formes et le béton font bon ménage. N’aurait-il pas été judicieux de se concentrer sur la réhabilitation des 5000 ha de forêts en déperdition ? «Pour le faire, il nous faut des moyens», déclare un responsable à la Conservation des forêts. Une déclaration confirmée par le conservateur des forêts de la wilaya d’Alger, qui confie que le manque de moyens est leur souci majeur.

 

«Nous ne sommes que 145 forestiers, tous corps confondus, à veiller sur les 113 sites forestiers à travers la capitale. Notre nombre est très insuffisant. Idem pour les moyens matériels. Nous avons mis au courant notre tutelle et normalement il y a des échos favorables pour le renforcement de nos effectifs. Des recrutements sont prévus pour les prochaines semaines», conclut-il. Qui vivra verra !

 

 

Asma Bersali

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