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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Dossier: le parc national de Tlemcen

 

 

 

Parc national de Tlemcen

Catégorie II de la CMAP (Parc national)

 

 

Emplacement Nord-Ouest de l'Algérie

Ville proche Tlemcen

Coordonnées 34° 53′ 00″ Nord

1° 18′ 00″ Ouest / 34.883333, -1.300000http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/43/0101_GM_Algerian_National_Parks_Tlemcen_National_Park_01.png/280px-0101_GM_Algerian_National_Parks_Tlemcen_National_Park_01.png

Superficie 82,25 km2

Création 1993

 Source: Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

" La végétation du Parc est composée essentiellement de groupements de chênes. La forêt de Hafir représente la plus belle subéraie de la région, elle est également renommée pour la qualité de son liège. La zenaie est présente dans les cuvettes humides avec une strate arborescente de forte densité et un cortège floristique. La forêt de Tlemcen est un peuplement à Pinus Halepensis; Les divers milieux du parc abritent une faune composée de mammifères tels que la mangouste, la genette, et des petits rongeurs rares comme la macroscélide d’Afrique du Nord. L’avifaune est abondante, de nombreux rapaces comme l’aigle royal et la buse nichent dans des falaises. Le barrage d’El Meffrouche abrite un nombre important d’oiseaux d’eau:canard colvert ou souchet et foulque macroule.

- Une diversité climatique caractérisé le territoire du Parc avec une prédominance de l'étage subhumide à hivers frais, accompagnée de zones semi-arides ainsi qu'un micro climat humide concentré dans la suberaie de Haffir.

Les cascades d'EL-Ourit et les Grottes de Béni-Add font parti de ce parc."

Source:
http://citedetlemcen.free.fr/environs4.html

 

 

Date : 26/03/2006

Ecrit par : Amine Bouali

Source : www.quotidien-oran.com

 

 

 

Il est l’une des 10 structures du même genre qui existent dans notre pays (avec les parcs nationaux de Teniet El-Had, de Chréa, du Djurdjura, de Taza (Jijel) de Gouraya (Béjaïa) de Belazma (Batna), d’El-Kalâa et ceux du Tassili et du Hoggar, au Sud). Situé sur la partie nord des monts de Tlemcen, il a une superficie de 8.225,04 ha et s’étend sur les territoires de 7 communes: Tlemcen (731 ha), Mansourah (546 ha), Sabra (1.682 ha), Terny (3.200 ha), Aïn Fezza (1.535 ha), Beni-Mester (189 ha), et Aïn Gheraba (342 ha). Le parc national de Tlemcen couvre et protège un patrimoine forestier, faunastique et floristique très riche mais aussi un ensemble de sites naturels et archéologiques de valeur (comme les grottes de Béni-Add ou les défuntes cascades d’El-Ourit, le mausolée de Lalla Setti ou le cimetière de Beni-Boublène). Le patrimoine forestier de ce parc est essentiellement constitué de chênaies (chêne-liège, chêne-vert et chêne-zeen) implantées sur une étendue de 2.564 ha. Les forêts de Hafir et de Zarifet (situées dans la commune de Terny) comportent des chênes-liège plus que centenaires ainsi que des peuplements de chênes-zeen dont la sous-espèce dite «Quercus faginea tlemcenienne» n’est présente que dans la seule Oranie. La superbe pinède du plateau de Lalla Setti, qui surplombe Tlemcen, est un boisement artificiel de 286 ha. Elle a été conçue en 1890 pour la protection de cette ville et aurait pu être aujourd’hui un lieu grandiose de loisirs et de détente pour ses habitants si leurs élus successifs avaient su la mettre véritablement en valeur. Trois aires récréatives et 4 km de sentiers pédestres y ont vu le jour, certes, mais était-ce suffisant pour rendre pleinement attractif un site qui est considéré (avec les plages, en été) comme étant la principale destination des Tlemceniens durant leurs jours de repos?

Les monts de Tlemcen offrent une variété de paysages qui bénéficient soit d’une exposition nord et donc d’un apport non négligeable de précipitations, lesquelles permettent le développement plus ou moins luxuriant d’arbres et de forêts, soit d’une exposition sud avec un déficit pluviométrique et une végétation arbustive clairsemée et dégradée.

D’une façon générale, la flore du parc national de Tlemcen représente, avec 904 espèces inventoriées à ce jour, 29% du patrimoine national. Elle compte 22 espèces protégées, soit 9,7% de la flore nationale protégée, 31 espèces endémiques dont 4 sont propres aux monts de Tlemcen, 38 sont considérées comme rares, 27 comme très rares ainsi que 54 champignons.

L’avifaune du parc de Tlemcen (l’ensemble des oiseaux qui y nichent) recèle quelque 100 espèces, ce qui correspond à 29% de l’avifaune nationale. Un nombre de 38 d’entre elles sont protégées, soit plus de 34% du patrimoine avifaunistique national protégé. Certaines espèces comme la bécasse des bois, la huppe fasciée ou la tourterelle turque, absentes durant des années du parc de Tlemcen, y sont réapparues. Ce parc compte 18 espèces de reptiles (dont une seule est protégée), soit un peu plus de 25% du patrimoine national reptilien. En ce qui concerne sa population d’insectes, l’unique base de données disponible contient une liste de 33 espèces d’insectes dont 2 sont protégées. Le parc national de Tlemcen possède une hydrographie assez importante représentée par environ 36 sources d’eau et des oueds dont le plus important est l’oued Nechaf qui alimente le barrage du Mefrouch. Le patrimoine faunastique (soit la faune) du parc s’élève à quelque 174 espèces dont 49 sont protégées (soit plus de 19% des espèces protégées à l’échelon national). Les faucons, les buses et les chacals y sont plus nombreux qu’il y a 20 ou 30 ans, suite à l’absence (durant les années 90, particulièrement) d’activités humaines dans certaines de ses zones reculées. La rareté des espèces prédatrices y a favorisé également une prolifération du sanglier. Les mammifères du parc de Tlemcen comptent 16 espèces (dont 8 sont protégées) soit un peu plus de 17% de la faune mammalienne nationale. Des témoignages, datant des années 60, ont fait état d’observations faites au niveau de ce parc, d’un écureuil de Barbarie. La présence du macroscélide de l’Afrique du Nord (un petit mammifère insectivore) y est très rarement signalée. Un caracal (une variété de lynx) aurait été écrasé par un véhicule sur la route d’El-Ourit, en 1998.

Cependant la loutre qui a existé dans la région de Tlemcen jusqu’en 1990, a totalement disparu. M. Kazi-Tani Saïd, directeur du parc national de Tlemcen, apporte une touche finale à cette esquisse (à grands traits) de la «structure verte» qu’il chapeaute, en signalant que «l’un de ses buts essentiels est de mettre en place une politique de proximité, en direction des riverains pour assurer un développement durable des espèces protégées.

 

Tlemcen-Les grottes de Beni Add : Un site datant de 65 000 ans

Parmi les endroits les plus prisés, durant cette période estivale dans la wilaya de Tlemcen, les grottes de Beni Add qui figurent en très bonne position grâce au charme et à la beauté que procure ce site féerique, outre la fraîcheur que retrouvent les visiteurs en son enceinte.

Situées à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya et à mi-distance de la commune de Aïn Fezza qui les gère, ces grottes se font remarquer par l’extrême élégance des dessins naturels, fruits des mélanges entre stalactites et stalagmites. Datant d’environ 65 000 ans, selon les techniciens du Parc national de Tlemcen, celles-ci ont été découvertes par les Berbères entre la période de la 1re ère et la 2e ère, rappelle-t-on. En route pour ce site, l’on découvre de hautes falaises encadrant un ravin profond par l’oued Mefrouch, nom donné au barrage surplombant la ville de Tlemcen. Les escarpements roses et rouges de l’oued ont donné naissance aux célèbres Cascades d’El Ourit, qui ont fait la fierté de Tlemcen un certain temps pour disparaître depuis la construction du barrage. La route sinueuse qui monte aux grottes offre, pour sa part, des paysages magnifiques allant jusqu’aux plaines de Ouled Mimoun (33 km de Tlemcen). Sur place, les visiteurs découvrent une importante cavité creusée dans la roche calcaire du massif de Tlemcen, comportant une galerie et plusieurs salles bien aménagées et disposant d’un éclairage suffisant. Les concrétions calcaires dessinent des stalactites et stalagmites aux formes les plus variées et de toute beauté. Dans son ensemble, la galerie est sensiblement rectiligne avec deux élargissements importants qui constituent les salles, auxquelles s’adjoignent de nombreuses niches. Le tout est d’un charme qui satisfait les plus exigeants. Ces merveilleuses grottes qui ont servi, un certain temps, d’entrepôt pour les agriculteurs de la région, pour la conservation de leurs produits, notamment, la pomme de terre, les oignons, la tomate et les fruits, ont été rouvertes en juillet 2006, après leur fermeture durant la dernière décennie. Entièrement rénovées, les grottes de Beni Add font l’objet, depuis, de visites guidées, notamment les week-ends et les jours fériés. Les visiteurs, venant des quatre coins du pays, pour admirer cette curiosité géologique, découvrent un site de toute beauté, dont la galerie et plusieurs salles et ou une variété de configurations de toute beauté, à l’instar d’animaux et de fruits et légumes, s’offrent à leurs regards. On peut, aussi, admirer une relique de la statue de la Liberté, le désert, le chameau, le chimpanzé. L’imagination faisant le reste, le visiteur contemple, à sa guise, toute forme qui émerveille son esprit dans l’énorme trou creusé dans la roche calcaire du massif de Aïn Fezza, sur plus de 700 m. En cette période de grosses chaleurs, les admirateurs traversent la galerie et les salles à une température « fixe » de 13°C, ce qui leur donne la sensation d’être au bout du monde, certains mêmes, « frileux », tentent de se réchauffer dans cet espace de fraîcheur et de froid « rigoureux ». Durant les autres saisons, la température est modérée, selon les connaisseurs. Situées à 1143 m d’altitude, les grottes s’incrustent dans un ensemble du jurassique supérieur donnant une gamme de formes karstiques. Cet ensemble, réparti en trois galeries menant à des salles, a été utilisé par les moudjahidine comme refuge, durant la guerre de Libération nationale. Ils y accédaient par une faille pour aboutir à la troisième salle des grottes. Selon certaines sources, ces grottes aboutissaient à Ghar Boumaza (40 km plus loin), un système hydrologique souterrain qui constitue, selon des spécialistes, le plus grand réseau caverneux souterrain connu en Algérie. Une fois au courant de ce passage, l’armée coloniale bloqua le chemin, précise-t-on.

Par APS

Source el Watan 16 juillet 2007




Dans l'Ouest algérien, le sort des formations végétales n'a pas échappé à l'action dévastatrice de l'homme. Les écosystèmes forestiers et préforestiers voire steppiques de la région de Tlemcen ont subi d'énormes modifications, dues principalement à l'impact conjugué de l'homme et du climat. Sur le plan floristique, les facteurs de régression favorisent l'installation des matorrals à Chamaerops humilis ou à Calycotome spinosa ou sein desquels persistent à l'état de reliques, certains taxons tels que Quercus ilex, Daphne gnidium, Ceratonia siliqua... etc. Ces éléments de dégradation s'amplifient sans cesse, perturbant ainsi l'équilibre écologique déjà affecté dans ces zones et traduisent une régression visible et parfois irréversible de ces écosystèmes extrêmement fragiles et de leurs constituants. D'où la préoccupation des chercheurs du Laboratoire d'écologie végétale et botanique à mettre sur pied un programme pour les taxons menacés, dans le but de préserver le patrimoine phyto-génétique dans la région de Tlemcen. Un bilan est proposé en ce qui concerne les espèces les plus vulnérables de la région. Il constitue un passage obligé avant de proposer un programme visant à la protection des taxons menacés afin de préserver le patrimoine phytogénétique de la région de Tlemcen.

source: http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1101501

 

téléphérique de Tlemcen


Inauguration du téléphérique

Amar Tou, le ministre des Transports, en visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tlemcen, jeudi 2 avril 2009, procèdera à l’inauguration du téléphérique. Les essais techniques, qui ont duré plusieurs semaines, se sont avérés concluants. Désormais, les habitants de Tlemcen, en quête d’un moment de détente, peuvent rejoindre le plateau de Lalla Setti en 7 minutes.

source: http://hamitl13.blogspot.com/2009/04/telepherique-de-tlemcen.html



 



Les grottes de Beni Add-Tlemcen

Un site datant de 65 000 ans

Parmi les endroits les plus prisés, durant cette période estivale dans la wilaya de Tlemcen, les grottes de Beni Add qui figurent en très bonne position grâce au charme et à la beauté que procure ce site féerique, outre la fraîcheur que retrouvent les visiteurs en son enceinte. Situées à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya et à mi-distance de la commune de Aïn Fezza qui les gère, ces grottes se font remarquer par l’extrême élégance des dessins naturels, fruits des mélanges entre stalactites et stalagmites. Datant d’environ 65 000 ans, selon les techniciens du Parc national de Tlemcen, celles-ci ont été découvertes par les Berbères entre la période de la 1re ère et la 2e ère, rappelle-t-on. En route pour ce site, l’on découvre de hautes falaises encadrant un ravin profond par l’oued Mefrouch, nom donné au barrage surplombant la ville de Tlemcen. Les escarpements roses et rouges de l’oued ont donné naissance aux célèbres Cascades d’El Ourit, qui ont fait la fierté de Tlemcen un certain temps pour disparaître depuis la construction du barrage. La route sinueuse qui monte aux grottes offre, pour sa part, des paysages magnifiques allant jusqu’aux plaines de Ouled Mimoun (33 km de Tlemcen). Sur place, les visiteurs découvrent une importante cavité creusée dans la roche calcaire du massif de Tlemcen, comportant une galerie et plusieurs salles bien aménagées et disposant d’un éclairage suffisant. Les concrétions calcaires dessinent des stalactites et stalagmites aux formes les plus variées et de toute beauté. Dans son ensemble, la galerie est sensiblement rectiligne avec deux élargissements importants qui constituent les salles, auxquelles s’adjoignent de nombreuses niches. Le tout est d’un charme qui satisfait les plus exigeants. Ces merveilleuses grottes qui ont servi, un certain temps, d’entrepôt pour les agriculteurs de la région, pour la conservation de leurs produits, notamment, la pomme de terre, les oignons, la tomate et les fruits, ont été rouvertes en juillet 2006, après leur fermeture durant la dernière décennie. Entièrement rénovées, les grottes de Beni Add font l’objet, depuis, de visites guidées, notamment les week-ends et les jours fériés. Les visiteurs, venant des quatre coins du pays, pour admirer cette curiosité géologique, découvrent un site de toute beauté, dont la galerie et plusieurs salles et ou une variété de configurations de toute beauté, à l’instar d’animaux et de fruits et légumes, s’offrent à leurs regards. On peut, aussi, admirer une relique de la statue de la Liberté, le désert, le chameau, le chimpanzé. L’imagination faisant le reste, le visiteur contemple, à sa guise, toute forme qui émerveille son esprit dans l’énorme trou creusé dans la roche calcaire du massif de Aïn Fezza, sur plus de 700 m. En cette période de grosses chaleurs, les admirateurs traversent la galerie et les salles à une température « fixe » de 13°C, ce qui leur donne la sensation d’être au bout du monde, certains mêmes, « frileux », tentent de se réchauffer dans cet espace de fraîcheur et de froid « rigoureux ». Durant les autres saisons, la température est modérée, selon les connaisseurs. Situées à 1143 m d’altitude, les grottes s’incrustent dans un ensemble du jurassique supérieur donnant une gamme de formes karstiques. Cet ensemble, réparti en trois galeries menant à des salles, a été utilisé par les moudjahidine comme refuge, durant la guerre de Libération nationale. Ils y accédaient par une faille pour aboutir à la troisième salle des grottes. Selon certaines sources, ces grottes aboutissaient à Ghar Boumaza (40 km plus loin), un système hydrologique souterrain qui constitue, selon des spécialistes, le plus grand réseau caverneux souterrain connu en Algérie. Une fois au courant de ce passage, l’armée coloniale bloqua le chemin, précise-t-on.(APS-15.07.2007)

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**LES GROTTES MAGIQUES DE BENI-ADD À AÏN FEZZA À TLEMCEN Pour un meilleur développement du tourisme dans la région.

Dire que Tlemcen est une ville d'art et d'histoire ne relève guère d'une pure fantaisie car au vu de sa grande richesse sur les plans historique et culturel, cette appellation est loin d'être usurpée. Des hommes prestigieux ont fait la grandeur de la « perle du Maghreb », et la topographie de la ville et de ses alentours n'est pas étrangère également à cette réputation enviable. Les sites naturels d'une beauté exquise ne manquent pas dans l'ancienne Pomaria et sa région. On citera à titre d'exemple la zone humide d'importance mondiale « Dayet El Ferd », située au coeur d'une zone steppique, à quelque 60 km au Sud du chef-lieu de la wilaya. Cet endroit est le point de convergence saisonnier de milliers d'oiseaux migrateurs, témoins d'une riche biodiversité. Il y a également « Ghar Boumaza », la source de la Tafna, à 1100 m d'altitude dans la partie Sud des monts de Tlemcen, site classé zone humide d'importance internationale en juin 2003. Les grottes de Beni-Add, objet de notre reportage, constituent un autre site naturel touristique vers lequel convergent, en familles, de nombreux visiteurs durant les weekends, jours fériés et autres vacances. Et autres curiosités.

UNE DESTINATION PRISEE PAR LES AMATEURS DE NATURE ET DE DETENTE

Les grottes de Beni-Add, à 1143 m d'altitude, sont situées à 7 km de Aïn Fezza et à 18km du chef-lieu de la wilaya. Elles font partie de ces endroits majestueux qui font rêver les amateurs de beauté à l'état naturel. Le site est fréquenté par les gens de la région mais aussi par des visiteurs qui viennent d'Oran, de Aïn Sefra et des quatre coins du pays. Il est également la destination d'un certain nombre d'étrangers qui commencent timidement à programmer la visite de l'Algérie dans leur agenda après que notre pays ait figuré sur la liste noire pendant de longues années, suite aux troubles de la décennie noire. Ils étaient 22 700 visiteurs à avoir choisi ce site pour leurs sorties de détente durant la saison touristique écoulée. Ibrahim Abdelhak, le responsable des lieux table sur plus de 30 000 pour la saison en cours à la suite des travaux d'aménagement des lieux entrepris à l'intérieur et à l'extérieur des grottes pour rendre le cadre plus accueillant. Les grottes de Aïn Fezza, découvertes par les Berbères, remontent à des temps immémoriaux : quelque 65 000 ans, dit-on. Sitôt à l'intérieur de cette grande cavité creusée dans la roche calcaire du massif de Tlemcen, le visiteur est subjugué par la magnificence des lieux qui ne ressemblent en rien à ce qu'il a l'habitude de voir. Au cours de la visite, qui peut être guidée, il se retrouvera dans une première salle, la plus grande, elle atteint 18 m de hauteur ; puis dans une seconde, appelée la salle du roi et enfin une troisième dénommée la salle des épées ou des Moudjahidine pour avoir abrité ces derniers durant la Révolution. Les grottes, ou du moins celles qui sont ouvertes aux visites, s'étalent sur 700 m, avec une profondeur atteignant 57 m. En fait, les galeries souterraines vont beaucoup plus loin, « elles atteignent 145 km de long et passent par « Ghar Boumaza avant de déboucher sur le Maroc», nous précisera Ibrahim. Durant la guerre de libération, les forces de l'occupation ont obstrué le passage avec pas moins de 60 m3 de béton armé pour empêcher tout mouvement des Moudjahidine à partir de et vers Tlemcen.

LES GROTTES, UN PAYSAGE KARSTIQUE FASCINANT

Dans les différentes salles ouvertes à la visite, le spectacle offert par dame Nature est grandiose. L'architecture façonnée des siècles durant, oeuvre d'une chimie naturelle particulière, est tout simplement éblouissante. La « construction », d'une durée séculaire, commence par de fines gouttelettes qui s'infiltrent lentement à travers de petites fissures, parviennent dans la cavité et se transforment progressivement en petites concrétions par suite de la perte d'une partie du dioxyde de carbone (dégazage) ou de l'évaporation d'une partie de l'eau. « Dans le cas de ces grottes, les concrétions grandissent d'un centimètre par siècle », nous révèlera Ibrahim. Au fil des siècles, les petits blocs de calcaire se sont entassés les uns sur les autres. Façonnées par les agents atmosphériques, les stalactites, concrétions calcaires formées par ces gouttelettes tombant de la voûte des grottes, s'allongent, à certains endroits, jusqu'à donner l'impression de frôler un peu les stalagmites qui s'élèvent du sol. Dans d'autres coins, ces concrétions, parfois longues de plusieurs mètres - vont jusqu'à s'entremêler pour donner des dessins et des formes qui feraient pâlir d'envie les mains humaines les plus expertes en la matière. Ces concrétions ont, en effet, pris diverses formes impressionnantes allant du chameau au visage de Socrate en passant par la statue de la liberté ou l'orgue africain et tant d'autres curiosités. Les visiteurs éblouis par un paysage renversant de beauté ne manquent pas de faire crépiter leurs appareils photos ou laisser tourner leurs caméras à chaque coin illuminé pour figer sur cliché ou immortaliser dans un film des formes d'une étrangeté ahurissante ou encore des moments d'une rare intensité.

L'ACCES DIFFICILE TEMPERE UN PEU CERTAINES ARDEURS

Pour accéder à ce site fabuleux à partir de la RN 7, au niveau de la localité de Aïn Fezza, il n'y a qu'une seule piste carrossable d'une distance de 7 km. L'état de cette route constitue, peut-être, son talon d'Achille dans la mesure où cela freine, quelque peu, le rayonnement de ce site naturel de toute beauté. Cette voie publique étroite permet très difficilement le passage de deux voitures venant en sens inverse ; elle est, de plus, dans un état de dégradation tel que les automobilistes doivent se montrer attentifs, d'autant plus qu'il s'agit d'une route montagneuse qui peut être dangereuse dans la descente lorsque l'on sait qu'aucune protection n'est érigée dans les endroits présentant le plus de risques. À une question se rapportant à l'état déplorable de cette route, Abdelkrim Medjdoub, P/APC de Aïn Fezza, souvent présent sur les lieux, répliquera : « Il est vrai que l'état de la route constitue un handicap pour les visiteurs, c'est ce qui empêche, d'ailleurs le site de recevoir plus de touristes ; mais le problème est sur le point d'être réglé puisque l'APC a bénéficié d'un programme visant la réhabilitation de la route d'accès. En fait, en plus de la réfection de la voie existante, une autre, dont l'étude est déjà faite, sera aménagée de façon à créer un circuit touristique doté de deux routes l'une réservée aux arrivées et l'autre aux départs. Une fois les travaux achevés, la circulation sera aisée et cela ne manquera certainement pas de drainer un plus grand nombre de visiteurs».

DES EFFORTS POUR RENDRE LE CADRE PLUS ACCUEILLANT

Dans le cadre de la promotion du tourisme dans la région, le P/APC nous informera que sa municipalité a bénéficié de plusieurs autres projets relevant du programme communal de développement (PCD) en dehors de celui destiné à faciliter l'accès au site. Ainsi, en collaboration avec le Parc national de Tlemcen (PNT), la commune de Aïn Fezza a planté d'arbres un hectare et projette le reboisement de quatre autres, au courant de cette année 2010, pour atteindre une superficie globale de 5 ha. Par ailleurs, le site est alimenté en eau potable depuis l'année précédente, et on envisage maintenant l'extension, avant la saison estivale, des installations sanitaires publiques et des aires de stationnement pour faire face au rush attendu des visiteurs. Après avoir aménagé un espace où les visiteurs peuvent s'asseoir pour prendre leurs repas, déguster un thé ou tout simplement se reposer et un autre où ont été installés des équipements de jeux pour permettre aux enfants de passer des moments agréables, on compte lancer la construction de locaux afin de valoriser le travail artisanal, notamment la poterie, l'une des spécialités de la région. Le P/APC évoque également la volonté des autorités d'installer un camp pour jeunes destiné à accueillir des associations sportives et/ou culturelles qui veulent séjourner dans les lieux. Comme on peut le constater, l'ambition et la volonté de dynamiser davantage ce coin naturel et promouvoir encore plus le tourisme dans la région sont réelles comme est réel aussi l'appel suivant lancé aux investisseurs par le chef de l'exécutif communal : « Des terrains peuvent êtres mis à la disposition des investisseurs qui se sentent capables de contribuer à l'essor touristique du site. Ceux qui s'y intéressent peuvent se rapprocher de nos services, ils seront les bienvenus ». Il faut mentionner que la revalorisation des grottes de Aïn Fezza entre dans le cadre d'un projet ambitieux initié, depuis quelques années, par le wali de Tlemcen qui, il faut le reconnaître, ne ménage aucun effort pour l'embellissement de Tlemcen et ses environs.Voici à la fin, les mots par lesquels a voulu terminer Abdelkrim Medjdoub, le P/APC de Aïn Fezza : « Chers lecteurs du journal « Le Courrier d'Algérie », je vous invite à faire une virée du côté des grottes de Beni-Add. N'hésitez pas à le faire, vous ne le regretterez pas !» (Le Courrier d'Algérie-07.01.2010.)



Source: http://niarunblog.unblog.fr/infos-dalgerie/lieux-touristiques-algerie/les-grottes-de-beni-add-tlemcen/





http://a33.idata.over-blog.com/499x333/1/17/68/82/algerie/culture-pr-s-de-tlemcen.jpg

source photo http://a33.idata.over-blog.com/499x333/1/17/68/82/algerie/culture-pr-s-de-tlemcen.jpg

 

 

 














 





15-02-2009

 

Tlemcen-Lalla Setti: Une merveille !

15-02-2009

 

Ce magnifique plateau, qui surplombe majestueusement la ville de Tlemcen (Algérie), attire, au début de l'été, de nombreux touristes et de familles en quête de détente, de calme et d'air frais.

En se rendant à cet endroit, qui culmine à 800 mètres d'altitude, soit par le quartier huppé de Birouana soit par le village de Attar et ses splendides vergers de cerisiers, le visiteur ne peut rester insensible à cette beauté qui s'offre généreusement à la vue.

Cerné d'arbres fruitiers de toutes sortes, le plateau de Lalla Setti, jadis «sauvage» et donc quelque peu isolé, est maintenant plus accessible grâce aux réaménagements routiers et autres infrastructures réalisés, ces derniers temps, sans altérer l'équilibre écologique du site ni son charme naturel si attractif. Munis de tout l'attirail du parfait touriste, provisions et caméras en main, les visiteurs ne semblent pas, en tout cas, mécontents des nouvelles réalisations qui, à leur avis, sont «dignes des grands pôles touristiques» d'Algérie et d'ailleurs. Il y a, entre autres, ce mirador à l'architecture arabo-mauresque qui se dresse au milieu d'une grande esplanade, faisant face à la ville, et qui offre à des visiteurs ébahis une vue panoramique imprenable sur Tlemcen et sa proche périphérie.

En face, le touriste exigeant trouvera la Maison du parc national et le musée de la wilaya V historique.

Voilà deux infrastructures qui, une fois opérationnelles, ne manqueront pas de drainer plus de curieux ou de simples flâneurs mais aussi d'historiens, de biologistes, d'étudiants et de chercheurs, à en croire leurs animateurs.

Avec le parc de loisirs et de détente tout proche, petits et grands, trouvent enfin un lieu de jeu et de repos que suggère et favorise la belle forêt voisine dite du Petit perdreau, véritable poumon de la ville avec ses vieux et imposants chênes-lièges.

Les aménagements multiples effectués dans cet espace, dont un parfait éclairage public, offrent un minimum de confort et un maximum de sécurité qui font que les visiteurs, seuls, par groupes ou par familles entières, restent jusqu'à une heure avancée de la nuit en ces lieux tranquilles et manifestement très accueillants.

Avec l'achèvement programmé d'autres structures d'accueil, dont des restaurants et des cafétérias, ainsi que le projet de téléphérique, le plateau de Lalla Setti deviendrait, selon certains inconditionnels, le «pôle touristique par excellence» de la wilaya de Tlemcen.

Les promeneurs rencontrés s'accordent à dire qu'il serait temps, en tout cas, que la beauté naturelle du site soit mise à profit pour relancer le tourisme dans cette wilaya du nord-ouest.

Source-APS

 

 


 
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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