Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"En prévision du mois de ramadhan:Les agriculteurs contre l’importation de viande" par Aomar F..(Le jour d'Algérie)

 

 

 

«L’Etat peut ne pas importer la viande». C’est du moins ce que pense le président de la Chambre nationale de l’agriculture, Mohamed Chérif Ould El Hocine. Selon lui, «la viande est disponible» et le problème réside plutôt dans l’organisation et la régulation de la mise sur le marché des produits. Il affirme respecter le choix des autorités publiques de recourir à l’importation pour faire face à tout risque de pénurie ou de spéculation durant le mois de ramadhan. Mais, «cette option ne va pas régler le problème de la consommation en Algérie» a soutenu M. Ould El Hocine lors de son passage sur les ondes de la Chaîne II. Le gouvernement, faut-il le rappeler, a pris la décision d’importer 5 000 tonnes de viande congelée ovine et bovine, 1 000 tonnes de citron, et l’octroi d’autorisations aux importateurs pour l’importation de 10 000 tonnes de viandes fraîches ovines, en prévision du mois de ramadhan. Une mesure à travers laquelle l’on compte faire face à la demande grandissante et l’augmentation vertigineuse que connaissent les prix durant le mois sacré. Pour le président de la Chambre nationale de commerce, la solution réside ailleurs, notamment le changement des habitudes des producteurs, des consommateurs et l’implication des autorités dans l’organisation du marché. Tout en se félicitant de la création d’une Société de gestion publique des abattoirs, l’orateur dira que «les vrais bénéficiaires de la situation actuelle sont occultés». Ainsi, il préconisera la création d’agences de régulation pour tous les produits. Concernant le système du Syrpalac, il dira que c’est une «excellente chose» même si des insuffisances y ont été enregistrées. «Le Syrpalac est destiné à aider à la fois les agriculteurs et les consommateurs, en faisant en sorte que les prix ne baissent pas en cas d’excédent et n’augmentent pas en cas de manque ou de spéculation».  Concernant la pomme de terre,

M. Ould El Hocine expliquera qu’actuellement le problème d’augmentation des prix est réglé grâce à la généralisation de sa production dans plusieurs wilayas et sa récolte tous les deux mois. Le seul problème qui se pose est celui des moyens de stockage. «L’Algérie enregistre un manque de 1 million de mètres cubes d’espace de stockage» a-t-il indiqué. Toutefois, des solutions palliatives existent, tel que les hangars froids, les tunnels souterrains. Le président de la Chambre nationale de commerce a proposé également aux privés d’investir dans ce domaine pour combler le manque enregistré. Sur un autre plan, M. Ould El Hocine dira qu’il est temps de passer à la phase de la production de consommation à celle d’industrialisation. Il affirme, à cet effet, que des rencontres avec le ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement ainsi que le Forum des chefs d’entreprise (FCE) ont été tenues afin d’étudier les possibilités d’utilisation de la pomme de terre, notamment dans le secteur de l’agroalimentaire. L’orateur a par ailleurs insisté sur la nécessité du retour au système de coopératives pour une meilleure gestion de l’agriculture et son développement, tout en assurant la disponibilité des produits et la protection des intérêts des paysans.            

Aomar F..

 

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
Voir le profil de Karim Tedjani sur le portail Overblog

Commenter cet article