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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Gestion des déchets hospitaliers en Algérie : La situation est grave" Par El Watan

 

 

 

 

 

   

 le 12.09.12 | 

 Le président de la Fondation nationale pour la  promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), Dr Mustapha  Khiati a affirmé que des hôpitaux et des cliniques publiques et privées ne respectent  pas les règles de tri des déchets hospitaliers qui sont jetés à proximité des  agglomérations ce qui les rend plus dangereux que les déchets domestiques.  

Il s'agit notamment d'instruments de chirurgie porteurs de virus et  des sacs du service obstétrique qui contiennent des produits chimiques dangereux,  un vrai foyer à microbes.   

 

Femmes enceintes et enfants les premiers menacés par les virus           

Selon le Dr Khiati, les enfants et les femmes notamment les femmes  enceintes sont les plus exposés à ces "microbes et mauvaises odeurs" émanant  des décharges. Il a précisé que "un sur quatre des habitants à proximité des  décharges sont atteints d'affections allergiques, selon une étude réalisée  en 2007 par un médecin allergologue à l'hôpital Zemirli (El Harrach).         

L'étude, estime le Dr Khiati, montre que 24 pc de la population vivant  à proximité de la décharge de Oued Smar -fermée et transformée en jardin public-  sont atteints d'affections allergiques qualifiant ce taux de "très élevé" par  rapport à celui enregistré dans un environnement normal qui est de 9 à 14 pc  de la population.         

Le même spécialiste a mis en garde contre les maladies nosocomiales,  rappelant qu'on enregistre annuellement en Algérie "5000 cas contre 100 aux  Etats unis", de maladies qui se contractent à cause de la propagation des virus  et des microbes par manque d'hygiène.

Il a par ailleurs mis en garde contre  les dangers qui menacent les agents d'entretien d'autant que certains ne portent  pas de gants hygiéniques et des masques de protection.         

Le président de la Forem a appelé les ministères de la santé et de l'environnement  à imposer aux établissements sanitaires et aux pharmacies de réserver des centres  spécifiques pour la destruction des déchets hospitaliers.         

Le problème, selon lui, n'est pas dans les lois régissant cette question,  mais l'absence de l'élément coercitif pour pénaliser les contrevenants et l'absence  de campagnes de sensibilisation ont poussé les établissements hospitaliers,  les pharmacies et les cliniques privées à ne pas se plier à la législation.  

 

Les spécialistes appellent à la mise en place d'incinérateurs modernes             

Le Dr Khiati a appelé les autorités concernées à trouver des solutions  urgentes et mettre en place des incinérateurs conformes aux normes techniques  modernes dans les hôpitaux en procédant au tri des déchets selon leurs variétés  dans des sacs de différentes couleurs pour faciliter leur traitement.         

Il a en outre appelé à la nécessité d'imposer aux hôpitaux et aux cliniques  privées et autres services de santé d'élaborer un rapport annuel transparent  dans lequel ils confirment la destruction et l'élimination de tous les déchets  auquel cas ils seront interdits de poursuivre leurs activités en cas d'infraction  à la loi.        

Pour sa part, le Dr. Soukehal a préconisé, dans ce contexte, la mise  en place d'une "nouvelle alternative technologique" de destruction des déchets  hospitaliers, dite par "broyage-stérilisation", un procédé adopté en Europe.         

De son côté, le Dr Achour Ikeni a précisé que le "déchet d'activités  de soins (DAS) désigne un déchet issu des activités de diagnostic, de suivi  et de traitement préventif, curatif ou palliatif, dans les domaines de la médecine  humaine et vétérinaire".         

Il a en outre précisé que ces déchets d'activités de soins peuvent  être classés en deux catégories, ceux assimilables aux ordures ménagères, c'est-à-dire  les déchets domestiques et les déchets non contaminés, et, d'un autre côté,  les "déchets à risques infectieux et assimilés" qui sont à éliminer dans des  conditions spécifiques, soulignant le caractère alarmant des dangers liés à  une destruction partielle et très peu organisée des DAS et des DASRI "malgré  les énormes efforts consentis pour l'amélioration des infrastructures sanitaires".         

Des études récentes sur la problématique de l'élimination des déchets  hospitaliers font ressortir que les équipements de traitement des DASRI,  incinérateurs notamment, dont sont dotés les établissements hospitaliers sont  obsolètes, en panne et polluants pour les patients, les personnels, les riverains  et nuisible à l'environnement".         

Les agents en charge de l'incinérateur ou du brûleur ne sont pas équipés  des tenues et des accessoires de sécurité (70% des cas), les déchets imbrûlés  sont tels qu'ils sont encore identifiables (47% des cas) et les imbrûlés sont  mis dans des décharges publiques malgré leur toxicité (60% des cas)", selon  les mêmes études.    

 

Près de 4700 tonnes de déchets hospitaliers au niveau de la wilaya d'Alger          

La quantité de déchets hospitaliers produits au niveau de la wilaya d'Alger  s'élève à près de 4700 tonnes, selon les statistiques avancées par les établissements  hospitaliers et présentées par le directeur de la wilaya d'Alger, M. Messaoud  Tebani.         

Pour l'élimination de ce type de déchets, M. Tebani a recommandé l'usage  d'incinérateurs conformes aux normes de protection de l'environnement.         

Il a rappelé, en outre, que le ministère de l'Aménagement du territoire  et de l'environnement a mis en service un incinérateur destiné à l'élimination  des déchets hospitaliers à l'hôpital de Kouba dans le cadre d'un partenariat  algéro-belge.         

L'hôpital de Kouba, a poursuivi le même responsable, pourrait ainsi  proposer ses services aux établissements hospitaliers avoisinants.

El Watan avec APS
 
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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