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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de web écologique Nouara

La chaîne détritique

« Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme »

Lavoisier

 

Dans la nature, le recyclage est aussi important que la production. Sinon, la surface terrestre serait recouverte d’une énorme épaisseur de cadavres animaux et végétaux. La photosynthèse est le mode principal de production, mais le recyclage de cette production créé une ressource alimentaire quasi équivalente. Pour que la société humaine vive en harmonie avec son environnement, il faudrait qu’elle suive ce modèle, et consacre a minima autant de moyens et d’énergie a recycler qu’a produire. Cette comparaison permet de mesurer les efforts à faire, mais également le potentiel de ce qu’il est convenu d’appeler la croissance verte.

lavois

L’observation et la gestion d’un milieu aquatique, rappellent en permanence cette règle, et elle s’illustre aussi bien dans un aquarium, un bassin, un étang, une station d’épuration…Or, notre conception de la nature, et probablement, notre vision « hygiénique » de ses éléments, nous font souvent minorer le rôle des décomposeurs et détritivores. Si, là encore, nous devions ramener cela a notre société humaine, êtes vous vraiment certain que l’ingénieur qui conçoit des produits rigoureusement inutiles, afin qu’il deviennent pour vous foncièrement indispensables, soit plus utile que l’homme qui va ramasser vos poubelles ?

 

            En aquaculture, il est souvent plus facile, plus efficace et moins risqué d’agir sur la chaîne détritique : le recyclage, que sur la production : la photosynthèse. Ainsi, en pisciculture d’étang, la fertilisation minérale, qui va agir sur la production de phytoplancton, engendrera une amplification des variations nycthémérales (entre le jour et la nuit) de l’oxygène et du PH. Si cette fertilisation est mal maîtrisée, cela peut conduire à des variations extrêmes, pouvant compromettre la survie des poissons. (Cela est particulièrement le cas en petits bassins d’alevinage). La fertilisation organique, conduit elle a une consommation d’oxygène par la chaîne détritique, mais celle-ci est plus homogène dans le temps que la respiration des plantes, car non influencé par les cycles jours/nuit. La minéralisation de la matière organique engendrera ensuite une hausse de la production primaire, mais plus étalée dans le temps.L’oxygène étant plus limité et en quantité variable dans les milieux aquatiques, par rapport au milieu terrestre, la photosynthèse influencera également la chaîne détritique, grosse consommatrice d’oxygène.

réseautroph

L’interdépendance des deux chaînes (détritique et photosynthèse) est également augmenté par le partage de maillons communs, comme le zooplancton filtreur .Une daphnie par exemple, filtre, elle ne regarde pas si elle consomme des bactéries ou des algues. Le réseau trophique d’un milieu aquatique, dépend donc à part quasi égale des deux chaînes alimentaires principales.

 En pisciculture d’étang, en dehors de carences particulières, d’une substance minérale, ou d’un déséquilibre entre l’azote et le phosphore c’est la fertilisation organique qui est privilégiée.  Ce qui permet avec poésie de faire la description suivante de cette activité :

« La pisciculture d’étang, c’est l’art de transformer de la merde en poissons » E. Maréchal

Mais les aquariophiles ne sont pas en reste en matière d’utilisation de la chaîne détritique, le coté scatologique en moins. En effet, en dehors du fait d’utiliser le travail des bactéries, décomposeurs ultimes, pour la filtration, ils utilisent depuis longtemps la chaîne détritique pour nourrir les alevins. La technique dite des infusoires, qui consiste à faire pourrir un bout de n’importe quoi (navet, banane…) dans l’eau pour provoquer un développement de protozoaires est un des grands classiques de l’élevage d’alevins. Cette technique est beaucoup plus courante et accessible que la culture de rotifères à partir de cultures d’algues.

Image 002Image 013Image 015

Mes amis les rotifères

La compréhension de ces deux chaînes alimentaires (détritique et bloom planctonique) est essentielle pour comprendre les réseaux trophiques des écosystèmes aquatiques. Mais elle influence également l’utilisation que l’on en fait, que ce soit pour l’aquaculture, l’aquariophilie, les bassins de jardins, ou l’épuration de l’eau. La photosynthèse et la production qui en découle, est souvent mise en avant au dépend de l’importance de la chaîne détritique. Ainsi l’oxygénation en amont d’un filtre, est souvent négligée en comparaison de l’oxygénation en amont d’un bassin ou d’un aquarium. Or elles sont d’importance égale. Cette négligence est peut-être caractéristique d’une société ou la production de biens, est prépondérante par rapport à leur recyclage.  Pourrons nous éviter d’étouffer sous la masse des biens que nous nous acharnons à produire et à acquérir ?

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electricien paris 25/03/2015 18:19

J'apprécie votre blog, n'hésitez pas a visiter le mien.
Cordialement