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Ecologie et environnement en Algérie, en Afrique du Nord, en Méditérranée et dans le reste du Monde...
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L’Algérie est un des pays de la zone "Euro-Med" qui dispose encore d’espaces naturels quasiment vierges. C’est un capital exceptionnel qui ne manque pas d’être reconnu par les grandes institutions internationales pour la préservation de la Nature, telles que la WWF et la convention de Ramsar pour ne citer qu’elles.
Cela est, à mon humble avis, essentiellement du à deux facteurs.
Le premier est un développement industriel plus tardif que celui de pays comme la France qui ont amorcé cette étape juste après la seconde guerre mondiale soit à partir de 1947. Alors que « El Djazair » de son vrai nom n’a vraiment entamé cette « révolution » qu’après son indépendance, c’est-à-dire dans les années soixante dix.Deplus, cette industrie a été rapidement neutralisée et ne se développe que très lentement.
Le second, me parait être du au fait que les institutions algériennes ont eut l’intelligence, mais aussi le luxe , notamment grâce à des revenus pétroles conséquents, de ne pas avoir livrée cette Nature en pâture à un tourisme international de masse qui a eut sur les écosystèmes de certaines nations voisines, les impacts et dérives que nous connaissons tous. Bien entendu, il y a sûrement dû exister d'autres raisons à cette "négligence" pour le tourisme étranger.
Il faut ajouter à cela un des rare effet "positif" de la décennie noire: suite à un éxode rural massif beaucoups de sites naturels ont été abandonnés par les civils et de ce fait mis à l'abri d'une action anthropique . Ainsi, ils ont pu se régéner au point que certains même ont retrouvé leur état originel ("climax").
Bref, malgré les exploitations outrancières des nombreux envahisseurs qui ont occupé ce territoire au fil des siècles, malgré, notamment des centaines de milliers d'hectares de forêts brûlées lors de la sanglante occupation française et malgré bien d'autres facteurs "corrosifs", après dix ans de guerre fratricide , la Nature Algérienne est certes en danger, mais reste encore riche en variété; mais , surtout, elle est encore capable de se régénérer.
Cependant, au jour d’aujourd’hui, cette nature est mise en péril par les algériens eux-mêmes et certains projets industriels dans le pays, un plan national de
construction d'infrastructures (certes nécessaire) ainsi que la prolifération des déchets domestiques et industriels . L’Écologie en Algérie, si elle commence à solliciter l’intérêt d’un
nombre grandissant d’internautes, de membre d'associations, de scientifiques et de journalistes, n’est pas encore un sujet qui touche la majeure partie de la population.
Tout au plus, chacun en Algérie, semble accuser son voisin d'être un pollueur sans vergogne, sans remettre en question ses propres comportements. Il y a aussi un rapport à l'espace publique
qui n'est pas aussi développé qu'en Europe, par exemple.Il me semble en effet , que les algériens, sortis des limites de leur domicile, ont, pour leur majorité, vite fait d'oublier les
nombreuse règles de savoir vivre qu'ils s'imposent dans leur sphère privée...
Faut-il pour autant pour cela baisser les bras?
Il faut préciser, à la décharge des algériens, que peu d’entre eux savent quelles réelles conséquences peuvent avoir leur récent statut de « consommateur industriel
» sur la Nature de leur pays. Aussi il semble capital de remédier à ce manque d’information et ce même aux plus hautes sphères décisionnelles en
Algérie.
Je suis, pour ma part, convaincu que les algériens ont une culture ancestrale du respect de la nature très encrée en eux . Il faut leur laisser le
temps de prendre conscience du danger qui les guette et leur proposer des alternatives à leur portée.
Beaucoup trop d'entre eux n'ont pas les moyens financiers de se soucier de la Nature....C'est une réalité qu'il faut intégrer.
Des projets ambitieux, dont la mise en valeur des déchets, le développement de l'agriculture bio, une urbanisation mieux pensée, ainsi qu'une réelle politique
de gestion "durable" (pour ne pas dire vertueuse) de nos espaces naturels seraient vraiment un plus pour ce pays. Trop de sites, à l'instar par exemple du
massif forestier de l'Akfadou (grande Kabylie), pourtant d'une grande importance en ce qui concerne notre patrimoine forestier, tardent à obtenir le statut de parcs
naturels.
D'autant que, je suis persuadé que cette même Nature, peut générer beaucoup d'emplois et de nouvelles vocations, pour peu que l'Algérie s'en donne les moyens.Et l'Algérie est un pays qui a les
moyens....
La pollution est présente en Algérie, elle progresse.
Mais il existe des modes de consommation, de production, de construction qui peuvent remédier à cela. Dans un pays qui se construit, il semble logique, qu'au fond, cela soit plus facile d'instaurer dès le début de telles "évolutions". La notion de "modernité" semble devoir évoluer pour ce millénaire. De nos jours, elle devrait largement rimer avec Harmonie . Celle entre l'Homme et la Nature est une des fondamentales d'un bien-être un peu plus universel et moins consumériste.
La Nature n'est pas qu'une somme de ressources à exploiter.
Les algériens doivent prendre conscience que cette pollution met gravement en péril une richesse qui n'est pas impérissable. Le pétrole et le gaz ne dureront pas éternellement. La générosité de la Terre Algérienne a nourri les habitants de cette contrée depuis des millénaires... Pour ce que je connais de ce peuple, qui est semblable, je suis sûr, en bien des points à celui d'autres pays en voie d'émergence , il me parait évident qu'il sera bientôt capable de trouver des solutions originales et rentables pour faire de la qualité de son environnement un pilier du bien-être.
Il y a des mouvements écologiques qui naissent un peu partout sur le territoire. De nombreux jeunes étudiants ont choisi les métiers de l'environnement et du développement durable. Le Ministère de l'environnement et de l'aménagement du territoire semble prolifique en projets innovants. Certes, les choses sont loin d'être parfaites, mais, il me semble, elle évoluent.
Il y a en Algérie, une tradition de solidarité qui, à l'instar de la Touizza (travaux agricoles collectifs)peut générer un réel changement dans les rapports entre la société algérienne et la nature. Le monde associatif algérien, pour peu qu'il soit correctement "managé" (c'est à dire que les algériens apprennent à travailler en équipe à l'échelle nationale), a les moyens d'encadrer cette solidarité pour un réel changement bénéfique à toute la société algérienne.
A l’heure où l’image de marque de l'Algérie souffre d’une double stigmatisation de vivier du terrorisme et de pays mal géré, il serait temps à la société algérienne de s’ouvrir au monde et de montrer au grand jour sa vraie richesse: ses habitants et une Nature parmi les plus belle d’Afrique du Nord. Quand la beauté du pays, la culture algérienne seront aussi considérés comme des valeurs ajoutées pour l'économie nationale et le rayonnement politique du pays, quand une bonne gestion de ce patrimoine améliorera le pouvoir d'achat des algériens par la créations d'emplois et de richesses, quand on fera la guerre aux emballages inutiles au lieu de chercher des moyens pour les stocker, alors la pollution sera peut-être un peu moins dure à endiguer en Algérie.
Non, la pollution ne doit pas être une fatalité en Algérie!
Certains, pessimistes maladifs me rétorquerons que mon optimisme n'est qu'une "vue de l'esprit" qui n'a pas sa place dans la "réalité du terrain".
J'ai parcouru, ça et là, "ce terrain" , dont beaucoup semblent se revendiquer dans la sphère des écologistes algériens. J'y ai vu des gens motivés, près à s'investir pour endiguer le fléau des déchets en Algérie. Le plus souvent, cependant, ils ne sont pas assez organisés et leurs actions n'ont pas toujours la portée de leurs nobles ambitions. A l'échelle nationale, la réunion des bonnes volontés autour de grands pôles régionaux de réflexions et de coordination est à établir rapidement. Le gouvernement semble faire quelques efforts, depuis peu, pour donner la parole aux associations quand il s'agit d'écologie. Mais, c'est encore trop timide, selon les intéressés qui se sentent isolés de la prise de certaines décisions qui concerne pourtant leur environnement quotidien. Pour moi, la réalité est une vue de l'esprit, tout est possible, il suffit de bien penser ces rêves pour qu'ils deviennent réalité.
Des jeunes diplômés, des cadres engagés , des chomeurs responsables, des travailleurs solidaires, des retraités dont la vitalité et le savoir faire est une grande richesse, des agriculteurs , il y a tous ces gens et biens d'autres encore qui désirent que la pollution ne soit plus un danger pour la santé de l'Algérie et des algériens.
A mon très humble avis, la lutte contre la pollution est un des grands défis de cette nation qui est, quoique pourront en dire ses
détracteurs, un pays d'avenir...
Article rédigé par Karim Tedjani.Karim Tedjani a crée un portail sur la région de Guerbès-Sanhadja et travail sur le projet de ferme d'accueil "Nouara" dont vous pourrez consulter
prochainement une synthèse en ligne sur http://www.guerbes-algerie.com
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Cette rubrique à été conçue afin de contribuer à établir une chronologie
de l'écologie et la protection de la Nature en Algérie à travers des articles publiés sur le net.
la Nature en Algérie et ce depuis au moins l'année 2000.
Bonnes lectures à toutes et à tous!