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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de web écolo "Nouara"

(APS) mardi 23 juillet 2013 17 : 38//

M’SILA - Difficile en temps normal, le métier de berger, exercé depuis des temps immémoriaux sur les vastes steppes du Hodna, à M’sila, est particulièrement ardu durant l’été et frise l’insupportable durant le ramadhan qui, depuis quatre années, coïncide avec la saison chaude.

Pasteur de père en fils, Rabah, qui vit dans la localité de Khebana, affirme qu’un petit coin ombragé, lorsque le soleil dessèche la peau et les lèvres, et quand les températures atteignent les 50 degrés, ressemble à un éden.

"Un paradis très fugace que l’on doit quitter très rapidement, le troupeau se déplaçant sans cesse et se souciant moins du repos du berger que de trouver de l’herbe à brouter", souligne, fataliste, Rabah qui, lorsqu’il arpente les vastes étendues steppiques, n’a pour seule compagnie, en dehors de ses moutons, que sa flûte.

Un autre berger, Ali Hafidhi d’Ain Erriche, un solide gaillard à la peau tannée, soutient que le "luxe ultime", que recherche un pasteur "matraqué" par les rayons d’un soleil de plomb, est un simple lieu ombragé où il pourra profiter de la fraîcheur car, ajoute-t-il, "pour nous, quelques degrés en moins c’est déjà de la fraîcheur".

Ces conditions difficiles conduisent les familles propriétaires de troupeaux à mobiliser plusieurs de leurs membres pour emmener paître les bêtes afin que les bergers puissent se reposer à l’ombre, à tour de rôle, et réduire de la sorte le temps d’exposition au soleil.

Emmener pacager le bétail "oblige à parcourir quotidiennement pas moins de 20 km derrière le troupeau tout en restant constamment sur le qui-vive de crainte de tomber sur des chacals qui, eux, ne jeûnent pas", souligne de son côté, avec un brin d’humour, Ali Slim. Un berger de la région de Zarzour.

"Au moment de rompre le jeune, je ressens que tous mes membres sont désassemblés et j’arrive à peine à accomplir la prière", confesse ce pâtre qui assure que même lorsqu’il se fait aider par un autre, la distance parcourue reste la même, l’impérative quête des herbes oblige.

Sortir les troupeaux de leurs enclos dès les premières heures du jour, les y reconduire à midi puis ressortir vers 16H00 et ne retourner ensuite que le soir "est loin, très loin d’être une sinécure tant la tâche est pénible sous les effets conjugués de la chaleur, du jeûne et de la contrainte d’arpenter la steppe à pied", note encore Ali qui estime, toujours avec humour, que c’est dans ces conditions, lorsqu’il s’agit de ramener une brebis qui s’est éloignée du troupeau, que la locution "le chien est l’ami de l’homme" prend tout son sens.

L’autre risque pour les bergers du Hodna est lié à d’éventuelles mauvaises rencontres avec une vipère à cornes dont la taille réduite lui permet de se cacher sous une pierre, sous une touffe d’herbe, à côté d’un point d’eau et même dans les hangars des bêtes.

Plus dangereux encore est le scorpion qui se faufile aisément à l’intérieur d’une chaussure ou dans les plis d’un vêtement. Tous les bergers rencontrés affirment avoir été piqués, au moins une fois, par un scorpion et souvent durant le ramadan. Ils ne doivent dans ce cas leur salut qu’aux soins traditionnels avant qu’ils ne puissent rejoindre une unité sanitaire pour y recevoir le sérum anti-venin.

Selon ces bergers, remplacer le pacage par les aliments de bétail ne peut être une solution pour les gros propriétaires en raison des grandes quantités requises.

Elle n’est pas non plus une solution pour les bergers qui ne possèdent pas de troupeaux et ne peuvent exercer d’autre activité que celle de garder les moutons.

Si les plus "traditionnels" parmi les bergers solitaires se suffisent de leur flûte pour tromper l’ennui, d’autres utilisent un téléphone portable ou un lecteur MP3 pour briser la monotonie et atténuer la difficulté de ce métier. Mais tous se surprennent quelquefois à entonner ces chants sahariens ponctués de "Yey Yey", comme pour se rappeler que nombre de grands maîtres de cet art furent d’abord des bergers.

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