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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Le gouvernement s’apprête à interdire les sachets plastiques au Mali" par maliweb.net.

 A cet effet, un projet de loi a été élaboré par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement et déposé sur la table du gouvernement. En principe, l’exécutif devra adopter le texte au cours de ce mois de mai. Si tout va bien, le texte sera examiné par les députés pendant la session parlementaire en cours.

 

 

Le projet de loi précise qu’on entend par sachet plastique, tout film en polyéthylène (PE) basse densité, utilisé dans l’emballage de l’eau, des denrées alimentaires ou tout autre produit. Les granulées sont les grains qui, par soufflage, donnent du plastique utilisé pour la fabrication de sachets plastiques.

 

 

Le projet de texte stipule : « sont interdites la production, l’importation, la détention, la commercialisation et l’utilisation de granulées servant à la fabrication de sachets plastiques ». De même : « sont interdites la production, la détention, l’importation, la commercialisation et l’utilisation de sachets plastiques ».

 

 

Pourquoi les pouvoirs publics ont pris cette décision radicale ? Il faut dire que depuis quelques années, notre pays est confronté à d’énormes problèmes de gestion des déchets plastiques. La pollution causée par ces déchets ne fait que s’aggraver et est devenue un réel problème de salubrité publique.

 

 

Il est inutile de rappeler qu’aujourd’hui, dans les marchés et les commerces dans les quartiers, tous les produits et articles achetés sont emballés dans des sachets plastiques qui sont abandonnés dans la nature après un usage très souvent unique. Qui d’entre nous n’a pas abandonné des centaines voire des milliers de sachets plastiques dans la nature, après avoir utilisé leur contenu ? Ces sachets vont se disperser dans les rues, les caniveaux, les champs et sur les arbres. Dans certains endroits, le paysage est complètement dégradé à cause de ces déchets.

 

 

L’impact de ces déchets sur le cadre de vie en milieu urbain se manifeste surtout par la pollution visuelle des sols. En milieu rural, on constate la dégradation des terres de culture. Si les déchets plastiques sont brûlés (ce qui est une pratique courante), cela engendre la production de polluants organiques persistants (dioxines et furanes) nocifs pour la santé et l’environnement. De même, la consommation des sachets plastiques par les animaux domestiques constitue un véritable fléau actuellement pour l’élevage en termes de mortalité et de morbidité du cheptel. Chez les plantes vertes, ces déchets peuvent inhiber la photosynthèse qui est essentielle pour la production de matières organiques utiles pour tous les êtres vivants.

 

 

Les déchets plastiques sont à l’origine de l’augmentation du volume de des ordures. Des études ont montré que les pastiques constituent 3% du volume des déchets municipaux au Mali.

 

 

La situation devient de plus en plus préoccupante car les sachets plastiques sont fabriqués à partir d’une matière qui les rend non biodégradables. Rappelons que les sachets plastiques sont des thermoplastiques régénérables en polyéthylène (PE) basse densité utilisés dans l’emballage de l’eau, des denrées alimentaires, ou tout autre produit.

 

 

C’est pourquoi leur récupération et leur recyclage posent d’énormes difficultés car les technologies appropriées sur place à cet effet sont insuffisantes. Devant l’ampleur du phénomène, les opérations de ramassage et la valorisation des déchets plastiques ressemblent à des coups d’épée dans l’eau. Elles sont rares chez nous les usines qui utilisent les déchets plastiques comme matière première. Dans ces conditions, rien d’étonnant que sur les 17 089 tonnes de plastique produites ou importées seulement 1 355 à  1 720 tonnes sont recyclées.

Beaucoup de nos compatriotes se demanderont par quoi va-t-on remplacer les sachets plastiques si on les interdisait. Eh bien la réponse est simple. Avant l’introduction massive des sachets plastiques dans notre pays, les populations utilisaient des emballages à base de matériaux biodégradables facilement absorbés par les sols. Les ménagères utilisaient surtout des instruments comme les tasses, les calebasses, les paniers pour les achats de condiments.

Néanmoins, le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement a pensé à des mesures de substitution aux sachets plastiques. Des modèles de sachets biodégradables sont disponibles et seront vulgarisés avant l’entrée en vigueur de la loi d’interdiction. Il est prévu aussi un vaste programme de sensibilisation et de communication.

 

 

Le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement rappelle que l’interdiction des sachets plastiques et de granulées servant à leur fabrication repose sur les principes fondamentaux de protection de l’environnement, notamment le principe de prévention qui consiste à limiter les impacts de pollution ou de nuisance. Le besoin est pressant aujourd’hui de lutter énergiquement contre ce fléau qui menace dangereusement notre cadre de vie, notre environnement.

 

 

Le Mali n’est pas le premier pays à interdire les sachets plastiques. En Afrique, le Rwanda, le Kenya, l’Erythrée, l’Afrique du Sud et le Gabon ont interdit les sachets plastiques. En Europe, la France et l’Irlande ont fait de même.

 

 

Le projet de loi prévoit des sanctions pécuniaires et des peines d’emprisonnement contre les contrevenants. Les infractions aux dispositions du projet de loi sont recherchées, constatées et poursuivies conformément aux articles 39 et 40 de la loi n° 01-020 du 30 mai 2001 relative aux pollutions et nuisances. Selon l’article 6 du projet de loi, quiconque fait obstacle à l’exercice des fonctions des agents verbalisateurs sera puni d’une amende de 20.000 et 120.000 Fcfa, et d’une peine d’emprisonnement de 11 jours à 3 mois ou d’une de ces deux peines.

 

 

L’article 7 stipule : « sera puni d’une amende de 100.000 à 500.000 Fcfa, et d’une peine d’emprisonnement de 3 mois à 1 an ou de l’une de ces deux peines, quiconque produit, importe, détient, commercialise ou utilise des granulées servant à la fabrication de sachets plastiques ».

 

 

En cas de récidive, les amendes et les durées de la peine seront portées au double en ce qui concerne les articles 6 et 7. L’article 8 précise : « quiconque produit, importe, détient, commercialise ou utilise des sachets plastiques s’expose au paiement de 100 Fcfa par sachet de petit format et de 200 Fcfa par sachet de grand format.

La Rédaction

 http://www.maliweb.net/category.php?NID=60637

 

Le problème de la pollution par les sacs plastiques concerne aussi notre pays l'Algérie...Il faut saluer cette initiative d'un pays africain voisin.

Karim Tedjani.

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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