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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de web NOUARA

Zone humide Guerbès Sanhaja


le 16.01.13 | 10h00 

 

La région est menacée par la déforestation, le surpâturage, l’exploitation anarchique des eaux et le pillage des sables.

Dans une lettre adressée au conservateur des forêts de la wilaya de Skikda, le pôle des associations de Skikda (PAS) a tenu à interpeller les pouvoirs publics quant au «péril quotidien que subit la zone humide Guerbès-Sanhaja» Le PAS, qui représente un regroupement de plusieurs associations, révèle à cet effet que depuis quatre mois «la zone est confrontée à un désastre écologique en plein jour ; à l’aide d’engins tractopelles, les arbres rares comme l’aulne sont arrachés sur des centaines d’hectares pour laisser place à la culture de la pastèque».
La lettre, signée par Tabbouche Mohamed, président du PAS, mentionne également le rôle ravageur de «la mafia du sable qui utilise tous les moyens subterfuges pour piller les richesses, du surpâturage, ainsi que les incendies».

Citant en référence plusieurs lois et décrets en relation avec la protection des richesses naturelles, le PAS  revient dans sa lettre sur les lenteurs de la mise en pratique du plan de gestion de la zone financé en partie par le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Après l’exposition des multiples facteurs valorisant de la zone, le PAS sollicite, dans sa conclusion, le conservateur des forêts pour «arrêter a déforestation, interdire la conversion des forêts en monoculture ou pour l’exploitation du bois, protéger les eaux de l’arrosage pour l’irrigation des terres, protéger le sable des pilleurs, instruire les anciens bénéficiaires des sablières pour la remise en état des sites exploités et protéger la zone humide». Le président du PAS a également tenu, lors d’une virée à la zone humide, à nous exposer in situ les atteintes que subissent les lieux. Sur place, les traces, encore fraîches, des défrichements sont multiples.
Que ce soit à El Djebbara, Safia, Zouaraâ ou d’autres localités encore, des centaines d’hectares sont dénudés de leur couvert végétal. Des habitants des lieux évoquent également l’abattage d’arbres centenaires et citent l’aulne et le chêne-liège.


Vers le classement de la zone humide


Approché, le conservateur des forêts de la wilaya de Skikda a tenu d’abord à relever l’existence de «phases positives dans l’écrit du PAS». Il dira : «Je n’ai pas à interférer dans le travail d’une association qui agit dans l’esprit de ses prérogatives.»
Et de poursuivre: «Les problèmes cités dans la lettre sont connus et c’est justement pour les résoudre que la direction générale des forêts a initié le plan de gestion. Ce dernier a d’ailleurs été validé le 21 mars 2012 par le comité de pilotage. Néanmoins, et pour fructifier au maximum l’apport de ce plan, le comité de pilotage a opté pour la nécessité de classer la zone humide et retenant deux éventualités ; il a décidé de classer la zone soit en parc national, soit en une aire naturelle. Ce classement appuiera davantage les mécanismes de préservation et de gestion harmonieuse et rationnelle de la zone qui, une fois classée, aura à disposer d’un organisme ou d’une entité indépendante avec tous les moyens humains et matériels susceptibles de garantir une préservation plus renforcée.

En attendant, on a convenu avec le PNUD d’enclencher des actions d’urgence afin de préserver l’immense biodiversité que recèlent les Garaâts qui forment cette zone.» Au sujet des atteintes actuelles que subit la zone, le conservateur répondra: «Nos services sont sur le terrain et je reste même disposé à vous communiquer le nombre impressionnant des plaintes que nos services ont déposées contre les citoyens pris en flagrant délit de défrichement ou d’autres délits. Néanmoins, il reste à reconnaître que la surveillance d’une zone de plus de 42 000 ha n’est pas une chose aussi facile et ne peut réellement se faire sans l’implication des citoyens. La meilleur solution pour limiter, voire même faire cesser ces atteintes, reste le classement de cette zone et il ne saura tarder.»


 

Khider Ouahab
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