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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Les plans solaires en Méditerranée : Une mosaïque de projets" par l'IPEMED

INSTITUT DE PROSPECTIVE ECONOMIQUE DU MONDE MEDITERRANEN.

 

« Rien de nouveau sous le soleil » se serait exclamé le roi Salomon. Peut-être se sentirait-il obligé de se rétracter en assistant à l’agitation qui accompagne aujourd’hui le développement des énergies renouvelables dans le bassin méditerranéen. Un point particulier de l’émergence des énergies propres concerne les divers projets solaires initiés par les gouvernements ou les industriels dans les pays du domaine Saharien jusqu’au Moyen-Orient.

 

 

Pour mémoire on rappellera que ces préoccupations ne sont pas nouvelles, puisqu’elles s’inscrivent dans la continuité du projet MEDRING (boucle électrique de la Méditerranée) proposé en 2007 sous l’égide de l’IMME (l’Intégration progressive des marchés maghrébins de l’électricité dans le marché européen). Le projet de la boucle électrique euro-méditerranéenne prévoyait notamment d’accroître les échanges énergétiques entre les pays d’Afrique du Nord, producteurs, et des pays du Sud de l’Europe, consommateurs insatiables d’énergie .

Le Plan Solaire Méditerranéen :
Un projet phare de l’Union pour la Méditerrané.

Tel qu’il est présenté dans le dossier de presse du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer, le Plan Solaire Méditerranéen (PSM) se définit comme l’un des six grands projets d’intérêt régional annoncés par l’UPM dès sa création en juillet 2008. Il vise officiellement à « accroître l’utilisation des énergies renouvelables et à renforcer l’efficacité énergétique de la région », permettant ainsi « de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de réduire la vulnérabilité du système énergétique de chaque pays et de la région dans son ensemble ». En effet, non seulement le développement des énergies renouvelables contribue à la lutte contre le réchauffement climatique, mais il procure aussi « des avantages financiers liés aux économies de CO2 ».

Le Plan Solaire Méditerranéen vise à produire 20 GW d’électricité « propre » à l’horizon 2020 à partir de centrales fonctionnant avec des sources d’énergies renouvelables. Ces centrales, principalement solaires, seraient basées sur les rives Sud et Est de la Méditerranée . Une part de l’électricité ainsi produite serait acheminée vers l’Union Européenne qu’elle alimenterait en partie « afin de garantir la rentabilité des projets ». L’autre partie serait destinée à la consommation locale.

Lors de la présentation du Plan Solaire Méditerranéen, le calendrier fut fixé selon trois étapes successives :

- 2008 : définition des objectifs et préparation du PSM

- 2009/2010 : phase pilote avec un « plan d’action immédiat »

- 2011/2020 : phase de déploiement à grande échelle des projets d’énergies renouvelables

La Banque mondiale a annoncé qu’elle appuyait le développement de l’énergie solaire dans les pays du bassin méditerranéen, entérinant ainsi la démarche initiée par l’Union pour la Méditerranée dans le domaine. Déjà au début du mois de Décembre 2009, l’institution avait déclaré qu’elle investirait lourdement dans la construction de centrales thermodynamiques dans cinq pays du Sud de la Méditerranée (Algérie, Egypte, Jordanie, Maroc et Tunisie) dans les prochaines années. Bénéficiant du concours conséquent d’autres investisseurs, le montant des fonds alloués au renforcement du programme solaire sur les rives de mare nostrum s’élèverait à plus de 5,5 milliards de dollars.

D’ores et déjà, il règne une certaine effervescence autour du PSM, et de multiples évènements naissent en vue de s’y greffer. On évoquera à titre d’exemple le salon GENERA, qui se tiendra à Madrid du 19 au 21 mai 2010. Ce salon, organisé par les sociétés UBIFRANCE et son homologue espagnole ICEX, vise la promotion des échanges commerciaux entre les entreprises françaises et espagnoles (particulièrement les PME) dans le domaine des énergies renouvelables. Cette mobilisation francoespagnole s’inscrit ainsi dans le cadre du Projet Solaire Méditerranéen.

Quand le désert éclairera le monde…
Focus sur le projet Desertec Industrial Initiative (DII)

Le PSM a ouvert la brèche du marché photovaoltaïque euroméditerranéen, et l’un des premiers à s’y être engouffré est le programme d’initiative allemande Desertec. Le projet, initié par Desertec Foundation et mis en place en Juillet 2009, est ambitieux : il s’agit de relier le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe via un gigantesque réseau d’installations éoliennes et de centrales solaires. En effet, chaque kilomètre carré de désert reçoit annuellement une énergie solaire équivalant à 1,5 millions de barils de pétrole. Le prix Nobel de physique Carlo Rubbia aura à ce propos cette formule imagée : « il pleut chaque année dans le désert du Sahara l’équivalent d’une tonne de pétrole par mètre carré ».

Gerhard Knies, président de la fondation, résume encore plus clairement la situation : « Les déserts de notre planète reçoivent en six heures plus d’énergie solaire que n’en consomme l’humanité en une année ». On aura compris l’enjeu : le soleil dispense quotidiennement une quantité considérable d’énergie qu’il convient d’exploiter en vue d’alimenter proprement les pays de l’EUMENA (Europe, Middle East, North Africa). L’électricité, produite par une trentaine de centrales thermiques dans le Sahara, pourrait être acheminée vers l’Europe grâce à la technologie des lignes de transmission en CCTH (courant continu haute tension), qui limite les pertes de courant électrique à moins de 3% pour 1000 km.

Dans sa lettre d’information, Ipemed News, IPEMED présente le projet DII, ses ambitions, ses enjeux, ses défis. Produire de l’électricité « propre » pour couvrir au moins 15% des besoins énergétiques européens à l’horizon 2050, ce n’est pas une mince affaire. Selon la presse allemande, 400 milliards d’euros seraient nécessaires à la réalisation du projet et à la construction des coûteuses centrales thermodynamiques. Pour ce faire, le projet cherche des financements auprès d’investisseurs privés ou de gouvernements. Il est même possible de faire des dons en ligne sur le site Internet du projet. Tous les jours, de nouveaux partenaires -industriels ou gouvernements- intègrent Desertec.

Récemment le Ministre israélien de l’Infrastructure Uzi Landau a rencontré des chefs d’entreprises lors de réunions ayant trait aux énergies renouvelables en Allemagne, dont le représentant de Desertec, à qui il a manifesté son désir de voir Israël participer au projet. En février 2010, le Desertec Industrial Initiative comptait, outre la fondation Desertec, 12 sociétés, dont dix allemandes. Le 22 mars, quatre entreprises les ont rejointes : l’Italien Enel Green Power, l’espagnol Red Eléctrica Espana, le marocain Nareva Holding, le français Saint-Gobain Solar, permettant à Desertec de franchir « un pas important dans l’internationalisation réelle de [son] initiative industrielle », aux dires du directeur de DII, Paul van Son. Depuis, d’autres sociétés se sont récemment intégrées au programme : First Solar Inc., Nur Energie, etc. De nombreux investisseurs potentiels – tels le français EDF ou la banque allemande Commerzbankont en outre manifesté leur intérêt et/ou leur volonté de rejoindre le projet. Par ailleurs, le programme Desertec bénéficie également de l’appui du gouvernement Allemand, de l’Union Européenne et de Greenpeace. L’entreprise Red Electrica est quant à elle convaincue que cette initiative « favorisera le développement de tous les pays méditerranéens et contribuera à une prospérité croissante tant au Nord qu’au Sud ».

Néanmoins, d’autres projets fleurissent dans l’élan du Plan Solaire Méditerranéen, et il n’est pas évident, dans le flou médiatique qui les entoure souvent, de savoir s’ils oeuvrent de concert ou s’ils se font concurrence. Le projet Transgreen, qui semble avoir les mêmes objectifs que Desertec, est l’un d’eux.

Concurrent ou complémentaire ?
Le point sur le projet Transgreen.

Comme Désertec, la démarche de Transgreen est d’acheminer vers l’Europe l’énergie solaire qui devrait être produite dans le Sahara dans les prochaines décennies. L’objectif étant de dérouler des lignes électriques sous la Mer Méditerranée en vue de relier énergétiquement par câbles l’Afrique au Vieux continent. Ce vaste réseau électrique intercontinental est aussi nommé le « supergrid » Méditerranéen. Le plan Transgreen a été impulsé principalement par l’entreprise française EDF (Electricité De France), et accompagné par la suite par RTE (Réseau de Transport d’Electricité). André Merlin, le Président du Conseil international des grands réseaux électriques et Président du Conseil de surveillance de RTE, est d’ores et déjà pressenti pour piloter le consortium Transgreen. Par ailleurs, la structure du plan Transgreen serait opérationnelle vers la fin de l’année 2010. André Merlin précise : « Nous pensons réunir 10 à 15 industriels, hors gestionnaires de réseaux » ; et d’ajouter, pour justifier les coûts d’investissement élevés du projet : « Le rendement très supérieur du solaire dans les pays du sud devrait compenser les coûts de transport trans-méditerranée ». Afin de respecter l’engagement de l’Europe de consommer au moins 20% d’énergie renouvelable à l’horizon 2020, les industriels rivalisent d’ingéniosité. Le projet Transgreen prévoit en effet d’exporter la moitié de l’électricité produite vers les pays de l’Union Européenne pour l’aider à tenir ses promesses en matière de consommation énergétique écologique. Dans ce sens, Patrick Le Berrigaud, consultant auprès de l’UPM, rappelle que le programme en est encore à ses « balbutiements ». Par ailleurs, certains « problèmes » devraient jalonner le parcours du projet : selon le journaliste Yann Le Houelleur, « des difficultés politiques ne manqueront pas d’apparaître ». Alors même que le projet est mû par la volonté de promouvoir les énergies renouvelables, nous pouvons également nous attendre à quelques polémiques avec les organismes et associations écologistes dans les prochaines années. A ce sujet, Patrick Le Berrigaud rappelle en effet que la Méditerranée est un écosystème fragile et qu’il faudra prendre « toutes les précautions environnementales nécessaires pour faire passer autant de câbles sous les eaux ». Articulation des différents projets Si l’on n’observe pas de lien officiellement assumé entre Desertec et l’Union pour la Méditerranée (UPM), le projet Transgreen est quant à lui ancré dans le processus du Plan Solaire Méditerranéen (PSM). Ce projet sera notamment débattu lors du prochain sommet de l’UPM le 25 mai 2010 au Caire. Le projet Transgreen se différencie également de Desertec en ce qu’il est piloté par la France, qui, rappelonsle, est à l’origine du projet de l’UPM.

Pourtant, selon ses promoteurs, le projet Transgreen n’entrerait pas en concurrence avec le projet de la Desertec Foundation Allemande. Le programme Transgreen irait même « de pair avec le projet Desertec », bien qu’« un certain flou entoure les modalités de financement de ce chantier » et que les contours de l’articulation Plan Solaire Méditerranéen/Desertec/Transgreen méritent encore d’être mieux définis.

Les initiatives isolées chez les riverains de la Grande Bleue…
…sont en cohérence avec le Plan Solaire Méditerranéen.

C’est la somme des gouttes d’eau qui fait l’océan. Sur le même modèle, l’ensemble des initiatives nationales concernant le passage au solaire oeuvre à un développement cohérent des énergies renouvelables dans l’ensemble du bassin méditerranéen.

Le Plan Solaire Marocain (PSM)

Le Plan Solaire Marocain repose essentiellement sur la mise en place d’un important réseau de production électrique utilisant l’énergie solaire à hauteur de 2 GW entre 2015 et 2019. Par ailleurs, l’entreprise marocaine Nareva Holding, un acteur important dans le secteur des énergies renouvelables, a assuré qu’elle « partage la vision de Desertec [sus-cité] et participe à ce projet qui est en phase avec le programme ambitieux » du Plan Solaire Marocain. Le PSM représenterait « une initiative majeure pour favoriser le développement des énergies renouvelables ». Abondant dans ce sens, Jean-Louis Borloo, ministre français de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, a déclaré que « la démarche ambitieuse du Maroc témoigne de son engagement dans le développement des énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique ». Pour ce faire, la France et le Maroc prévoient de mettre en place un partenariat institutionnel, technique et financier. Le Maroc prévoit en outre qu’à l’horizon 2020 la part de la puissance électrique provenant des énergies renouvelables (solaire, éolienne, hydraulique) représentera 42% du parc total.

Parallèlement, de nombreuses initiatives visant à développer l’énergie solaire se développent au Maroc. On citera, pour exemple, la participation d’Evasol – spécialiste français du photovoltaïque – qui s’investit dans le programme d’électrification rurale de l’Office National d’Electricité (ONE). L’objectif est de fournir de l’énergie solaire aux foyers marocains isolés en leur proposant un contrat d’électricité solaire spécifique. Concrètement, cela comprendrait une installation photovoltaïque complète, composée d’un panneau, d’une batterie et d’un régulateur, qui permettraient aux foyers marocains d’avoir accès à l’électricité d’origine solaire. Aux dires de l’entreprise Evasol, « l’équipement est gratuit et la mensualité est avantageuse au regard du coût réel du matériel et du service reçus » .

Le Plan Solaire Tunisien (PST)

Il avait déjà été présenté dans Ipemed News d’Octobre 2009 : le Plan Solaire Tunisien est en route. Le programme annoncé permettrait d’éviter l’émission de 1,3 millions de tonnes par an de CO2, et économiserait par ailleurs 100 millions de Tonnes Equivalent Pétrole à l’horizon 2030. Les répercussions budgétaires seraient colossales, puisqu’il prévoit d’économiser 22% de la consommation globale d’énergie tunisienne en 2016.

En contrepartie, le projet nécessite des installations coûteuses, appuyées par des investissements importants à long terme. Pour y réfléchir, une cinquantaine d’experts s’est réunie le 24 février 2010 à l’initiative de la Chambre Tuniso-Française de Commerce et de l’Industrie (CTFCI) autour du thème : « Le Plan Solaire Tunisien ». Ce programme d’avènement du solaire en Tunisie s’inscrirait lui aussi comme « partie intégrante des deux programmes régionaux : le Plan Solaire Méditerranéen et Desertec », et il constituerait en ce sens « une opportunité avantageuse pour les pays du Sud ».

Concrètement, le Plan Solaire Tunisien coûterait 2 Milliards d’euros. C’est la somme nécessaire pour financer la quarantaine de projets mis en place dans ce cadre. Les différents projets constituant le Plan Solaire Tunisien ne seraient pas exclusivement solaires, mais couvriraient des domaines complémentaires : outre l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’efficacité énergétique, l’interconnexion électrique avec l’Italie, la fabrication de panneaux photovoltaïques, etc. Les projets seraient en grande majorité menés par des entreprises privées et des entreprises publiques sur un mode coopératif, appuyés par des financements issus de la coopération internationale. Le volet principal du Plan Solaire Tunisien (PST) prévoit, en écho au projet du Plan Solaire Méditerranéen, de construire une centrale électrique d’une puissance de 1,2 GW et d’installer une liaison sous-marine de câbles d’une capacité de 1 GW. La centrale exporterait deux tiers de sa production vers l’Italie. Dans ce sens, la Tunisie confirme son implication dans le projet Desertec et ambitionne de « devenir une plateforme internationale de production et d’exportation industrielle et énergétique dans l’énergie solaire ».

De plus, le Plan Solaire Tunisien déboucherait sur la création de postes d’emploi, contribuant ainsi la diminution du chômage dans le pays (le taux de chômage en Tunisie était autour de 14% en 2009). L’ANME (l’Agence Nationale de la Maîtrise de l’Energie), par la bouche de son PDG Ayadi Ben Aissa, a déclaré qu’elle « adhère de manière inconditionnelle à tout projet permettant de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et de recourir aux énergies propres et renouvelables », dans le contexte d’un marché pétrolier peu crédible du fait de son instabilité notoire. Cette rénovation du mode d’approvisionnement énergétique servirait bénéfiquement l’accroissement de la demande en énergie, conséquence naturelle du développement industriel auquel le pays a assisté au cours des dernières décennies.

Les projets solaires en Algérie

Au niveau gouvernemental, l’Algérie cherche elle aussi à développer un programme solaire sur son sol. C’est dans cet élan que la ville d’Oran, au Nord-Ouest du pays, a accueilli les 26 et 27 avril 2010 la première conférence ministérielle sur l’environnement et les énergies renouvelables dans le cadre du sommet informel des "5+5" (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal pour la rive Nord ; Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie pour la rive Sud). Selon le quotidien algérien El Watan, la déclaration d’Oran implique la mise en place d’un comité permanent de suivi des recommandations débattues, ainsi que la recherche de financements auprès des institutions internationales et de l’Union Européenne. La réunion a également débouché sur la résolution d’institutionnaliser la rencontre en tenant une conférence annuelle sur ce thème.

L’Algérie est le pays au plus important potentiel d’ensoleillement de par l’immensité de son territoire. De plus, sa situation géographique est stratégique, géopolitiquement parlant, et elle s’annonce d’ores et déjà comme un interlocuteur incontournable dans la mise en oeuvre des plans solaires transméditerranéens. Le territoire Algérien est de facto le pivot central de ces projets dans le réseau énergétique nord-africain, et le pays attise de nombreuses convoitises. Ainsi, sur le modèle du programme d’électrification rurale marocain, le groupe Sonelgaz (Société Nationale de l’Electricité et du Gaz) a engagé en Algérie un programme d’électrification du Grand Sud Algérien par des installations photovoltaïques. Le coût du programme aura été de 10 millions d’euros. Parallèlement, une usine de fabrication de modules photovoltaïques devrait voir le jour vers la fin de l’année 2012.

Citons également le projet de la société algérienne pour les énergies renouvelables New Energy Algeria (NEAL) qui a mis en place une centrale hybride fonctionnant à l’énergie solaire et au gaz naturel. Cette centrale, d’une puissance de 160 MW, sera installée prochainement près d’Hassi R’mel, à 420 km au sud d’Alger, et serait opérationnelle d’ici la fin de l’année 2010. Sa construction aura coûté 135 millions d’euros.

Cependant, les révolutions, énergétiques et autres, se font aussi (d’abord ?) au sein de la population. Ainsi, le solaire doit non seulement s’installer politiquement dans la pile de projets, mais aussi dans les us de tout un chacun, avec une prise de conscience citoyenne. Dans ce sens, le mois de juin 2010 devrait apporter sa pierre à l’édifice en marquant le lancement dans le commerce de panneaux photovoltaïques à l’usage des particuliers. Leur particularité ? Au contraire de leurs prédécesseurs qui étaient importés, les nouveaux panneaux solaires seront fabriqués en Algérie, et seront ainsi commercialisés à un coût moindre. Cela pourrait contribuer à leur démocratisation sur le territoire.

En Israël

L’énergie solaire a le vent en poupe en Israël, comme dans l’ensemble des pays riverains de la Méditerranée qui sont généreusement baignés de soleil toute l’année, ou peu s’en faut. Le pays bénéficie de « l’un des plus forts taux de radiation solaire au monde », et pour cela l’énergie solaire est sans nul doute « l’énergie renouvelable la plus favorisée en Israël ». En effet, le pays manque de ressources fossiles, et cherche à développer le secteur florissant des énergies vertes afin de gagner en indépendance énergétique. Le pays, dont 60% du territoire est composé de zones désertiques, commence à envisager la construction de centrales thermiques.

La Méditerranée se construit au Soleil !

Le développement de l’énergie solaire, comme les autres initiatives liées aux énergies renouvelables, a le vent en poupe sur les rives de la Grande Bleue. Les projets abondent en EUMENA (l’ensemble des pays d’Europe, Middle-East et North Africa). Légion sont les projets de fermes écolo ; légion encore les centrales solaires thermiques ou PV (photovoltaïques) ; légion enfin les maisons « toutvoltaïque  »… Cet élan unanime du monde Occidental entraîne dans son sillage l’ensemble des pays du bassin méditerranéen, qui ont tout à gagner à « surfer » sur ce « souffle écolo », si tant est qu’ils sachent tirer leur épingles du jeu. En conclusion et ouverture, citons Bertrand Picard, l’explorateur suisse à qui l’on doit l’invention du premier avion solaire, pour qui « notre futur dépend de notre capacité à nous adapter rapidement à ces énergies vertes ». La multiplication des démarches écologistes menées ces dernières années par les industriels et les gouvernements les membres de l’EUMENA prouve qu’il a été entendu ; espérons qu’il soit aussi écouté.

source : ipemed

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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