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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Les ressources hydrauliques en débat à Alger" par Par Youcef Salami (www.latribune-online.com)

Pluviométrie aléatoire, fuite d’eau et barrages qui déversent

 

 

 

 

 

Débat fort intéressant sur «La sécurité alimentaire et l’eau», organisé samedi, 28 mai, à Alger, par le cabinet Emergy et le quotidien Liberté.

Il y a plus d’eau en Algérie qu’en Libye ou en Mauritanie, pour l’exemple. Est-ce pour autant que le pays est à l’abri du problème d’eau ? Le fait est qu’en Algérie la pluviométrie est aléatoire; l’est et le centre du pays sont bien arrosés, l’Ouest l’est moins. Le volume des précipitations enregistrées dans l’ouest du pays a baissé de trente pour cent, comparées à celles enregistrés au milieu des années 1970.

En outre, les ressources hydrauliques dont dispose le pays sont mal gérées, pas bien exploitées, ainsi que l’explique Abdelmadjid Attar, ancien ministre des Ressources en eau, présent à cette rencontre. Celui-ci a relevé que les barrages de Taksabet, à Tizi Ouzou, de Keddara à Boumerdès et de Béni Haroun dans la wilaya de Mila déversent actuellement leur trop-plein, une perdition sèche. Attar estime que ces volumes d’eau pourraient être récupérés, s’ils y avaient des systèmes de transfert d’eau. S’y ajoute le problème des fuites d’eau. Celles-ci représentent 50% des quantités d’eau distribuées. La réhabilitation du réseau AEP est en cours depuis déjà plusieurs années, mais elle n’est pas encore achevée. L’eau ne manquait pas ces dernières années, par la grâce du Ciel.

L’Algérien consomme en moyenne 600 m3 d’eau par an, la norme internationale est de 1 000 m3/personne/an. Le potentiel hydrique de l’Algérie tourne autour de 17 milliards de m3 par an, dont 70% sont orientés vers le secteur agricole, des données intéressantes fournies par Tahar Aïchaoui, directeur d’études au niveau du ministère des Ressources en eau, présent également à ce débat. L’agriculture et l’irrigation, deux points à l’ordre jour, ont été mises en relief par des spécialistes présents à cette rencontre.

Des représentants de Benamor, un groupe opérant dans l’agroalimentaire, ont fait deux exposés sur les systèmes d’irrigation et sur la filière de la tomate industrielle, une branche très développée dans la région Est. Les deux intervenants ont mis en évidence deux éléments essentiels : le secteur agricole a besoin de bras, parce que les jeunes ne s’intéressent pas au travail de la terre, et le prix du mètre cube d’eau distribué aux agriculteurs n’incite pas à l’économie de cette ressource. Ils ont en outre souligné que les méthodes d’irrigation et la fertilisation demeurent classiques et archaïques. Et cela ne peut qu’influer sur le rendement.

A l’échelle planétaire, les ressources hydrauliques sont différentes d’un continent à un autre, d’une sous-région à une autre. Les spécialistes de la question se sont accordés à dire, à la faveur du débat de samedi dernier, qu’il n’est pas exclu que des conflits armés éclatent, à cause de l’eau.

 

 

31-05-2011 -- Par Youcef Salami

www.latribune-online.com
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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