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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Lutte contre la désertification L’expérience algérienne du barrage vert profitera à l’Afrique".Synthèse de Badiâa Amarni ( La Tribune.com)

 

 http://www.latribune-online.com/

L’expérience algérienne dans la lutte contre la désertification notamment le barrage vert profitera à l’Afrique dans le cadre de la mise en place du projet d’envergure la Grande muraille verte africaine (GMV).

Une ceinture d’arbres de 15 km de largeur allant du Sénégal à Djibouti sur une distance de 7 100 km.

En effet, les initiateurs de ce projet dont l’Algérie est membre vont s’inspirer de l’expérience du barrage vert en tirant les leçons de la réussite, mais aussi des échecs de ce projet algérien.C’est en tous cas ce qu’a indiqué à l’APS (Algérie Presse Service), le Coordonnateur du Programme Afrique du Nord et Coopération Sud-Sud du Mécanisme Mondial de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (Unccd), M. Youssef Brahimi.L’Algérie veut partager cette expérience avec les pays africains et les partenaires internationaux de la GMV, indique encore cet expert, précisant que la lutte contre la désertification «est une lutte pour le développement, en mettant l’homme au cœur de la gestion durable des ressources naturelles». Il regrettera que la GMV soit conçue comme étant un mur d’arbres s’étendant sur 7 100 km de longueur avec 15 km de largeur. «Il ne s’agit pas d’une simple reforestation, mais d’une approche intégrée de gestion durable des terres, en valorisant les bonnes pratiques et en créant les conditions habilitantes au niveau des marchés et en renforçant les capacités des différents acteurs», estime M. Brahimi.

Cette grande muraille verte est initiée «pour promouvoir la coopération sud-sud en s’imposant au niveau régional et mondial en tant que projet intégré pour le développement durable et la lutte contre la pauvreté au sein du continent africain», a expliqué encore cet expert à l’APS. Pour réussir ce projet, l’Unccd qui est partenaire à part entière, a initié une plate-forme de mobilisation des ressources, d’échange de connaissance, de transfert de technologies et de bonnes pratiques sur la gestion durable des terres ainsi qu’un programme de renforcement des capacités des acteurs aux différents niveaux. Le tout est de partager les expériences entre les pays africains. C’est ainsi que des projets intéressants sont mis en place, révèle M. Brahimi. C’est à l’exemple du projet, sur initiative algérienne, d’élaborer une carte globale des parcours sahariens et de suivi des troupeaux, notamment camelins, traversant les frontières des quatre pays, à savoir l’Algérie, le Niger, le Mali, et la Mauritanie. Un autre projet de coopération au niveau des collectivités locales a été identifié par le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Toujours selon M. Brahimi, le grand défi à se lancer aujourd’hui «est d’arriver à intégrer les projets de la GMV dans les programmes nationaux de développement pour qu’ils puissent répondre aux critères de l’ensemble des mécanismes de financement des programmes portant changement climatique, lutte contre la désertification et la protection de la biodiversité». Cette façon de procéder constituera «une base de négociations avec les pays partenaires comme ceux de l’Union européenne, dont la contribution aux attentes du continent noir a été modeste pour la lutte contre les changements climatiques». Pour rappel, le barrage vert a été lancé en 1974. Une sorte de rempart contre l’avancée du désert. Il visait le reboisement d’une superficie de 3 millions d’hectares d’Est en Ouest, sur une longueur de 1 200 km et sur une largeur qui varie de 5 à 20 km. Des dysfonctionnements et des litiges n’ont pas tardé à apparaître dès les années 80. Et les raisons à cela, selon les experts, sont liées à la non-implication des populations locales à la mise en œuvre d’un tel programme. «On ne doit pas planifier ce type d’opération à partir de la capitale. Il faut le faire avec les populations locales», selon les déclarations à l’APS, du directeur de l’Institut algérien de recherche agronomique d’Algérie (Inraa), M. Fouad Chehat. Un travail de communication et de vulgarisation devait accompagner ce projet d’envergure. Pour corriger les erreurs du passé, la nouvelle politique du renouveau rural adoptée par l’Algérie, en 2008, se base sur une approche intégrée. Une stratégie mise en œuvre à travers les Projets de proximité de développement rural intégré (Ppdri).

Synthèse de Badiâa Amarni

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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