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Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

Maroc: "La Direction régionale de la Santé de Kénitra a organisé plusieurs rencontres, à l'occasion de la célébration de la Journée de la Terre." par Driss Lyakoubi | LE MATIN

 
Environnement et santé : deux faces d'une même monnaie
   
 
 
La qualité de l'environnement a un impact majeur sur la santé de l'Homme. A cet égard, trois sujets occupent une place majeure dans les préoccupations des habitants de la ville de Kénitra: le traitement des déchets hospitaliers, la situation sanitaire post-inondations et l'état actuel de la plage de Mehdia à l'approche de la saison estivale.
 
Ce n'est, d'ailleurs, pas un hasard si la Direction régionale de la Santé de Kénitra a organisé plusieurs rencontres, à l'occasion de la célébration de la Journée de la Terre, à ces sujets qui alimentent les discussions à la place publique. La nature des thèmes abordés a suscité un débat franc témoignant d'une prise de conscience de l'importance de la préservation de l'environnement. Ainsi, les différents intervenants lors d'un débat sur les déchets hospitaliers ont été unanimes quant à la nécessité d'apporter des solutions urgentes à un problème qui constitue un véritable cauchemar pour la population de la ville de Kénitra.

Consciente du danger que représentent les déchets hospitaliers et médicaux sur la santé des populations, la société civile locale avait déjà pris le problème en considération et a essayé d'apporter sa contribution pour sa résolution. En 2005, l'Association du Gharb pour la protection de l'environnement (AGPE) avait organisé, en collaboration de la délégation du ministère de la Santé, une table ronde sur la collecte et le traitement des déchets hospitaliers. Cette manifestation a eu le mérite d'attirer l'attention sur une problématique longtemps occultée. Le constat dressé par les différents intervenants était des plus inquiétants. Il en ressort que la santé des populations est gravement menacée par le déversement des déchets hospitaliers dans les décharges publiques. Certains spécialistes n'ont pas hésité à affirmer que la fréquence de certains types de cancers et de maladies, en particulier l'asthme et l'hépatite C, ne cesse de croître.

Et si l'on sait que chaque lit de malade produit par jour l'équivalent de 1,5 kilogrammes de déchets hospitaliers, l'on peut se rendre compte de l'ampleur de la menace qui pèse sur la santé et sur l'environnement. Cette rencontre avait suscité en son temps beaucoup d'espoir puisqu'elle a été couronnée par la signature d'un accord de partenariat signé entre l'AGPE, la délégation provinciale du ministère de la Santé et des acteurs du monde médical pour le traitement des déchets hospitaliers. Malheureusement, ''l'espoir n'a duré que le temps que durent les roses'' et la situation est actuellement préoccupante de l'aveu même des responsables de la santé. D'ailleurs, l'hôpital régional Al Idrissi de Kénitra dispose d'un stérilisateur-broyeur.

Un procédé qui offre toutes les mesures d'hygiène et de sécurité pour le traitement des déchets hospitaliers. Selon le docteur Samir Hamama, responsable du CLIN (Comité de lutte contre les infections nosocomiales) au sein du même hôpital, cette technique est sous-utilisée puisque la capacité d'exploitation de cette machine est de 6000 kilogrammes par jour et ne traite que 600 kilogrammes de déchets, soit seulement 10% de sa capacité. Il a, par ailleurs, révélé que les déchets traités proviennent uniquement des hôpitaux publics et des centres de santé de la région bien que le stérilisateur-broyeur de l'hôpital Al Idrissi soit à la disposition de l'ensemble des secteurs de la santé, public et privé. La propreté des plages a été aussi inscrite à l'ordre du jour de ces rencontres consacrées à l'environnement. Rappelons à cet égard que la province de Kénitra dispose de 140 kilomètres de côtes. En ce qui concerne la plage de Mehdia, quels que soient les efforts entrepris, ils resteront toujours limités tant qu'il n'y a pas une vision claire et cohérente. Les actions menées actuellement revêtent un caractère ponctuel, faute d'un projet de valorisation de l'une des plus belles stations balnéaires du Maroc.

L'après-inondations...

La situation sanitaire dans la région du Gharb après les dernières inondations a été l'autre sujet ayant été traité lors de ces journées organisées par la Direction régionale de la Santé. Grâce aux efforts déployés par le personnel de la santé et les autres intervenants concernés, le pire a pu être évité. Aucune épidémie n'a été signalée alors que les conditions étaient propices pour la prolifération des bactéries. A cet effet, les autorités sanitaires ont procédé à 418 analyses au laboratoire de la qualité de l'eau potable, à 2.517 opérations d'analyse de chlore, à l'inspection de 254 ouvrages hydrauliques, au traitement de 5.219 points noirs et à 120 opérations de lutte contre les insectes et les rongeurs.
   
 
   
 
 Repères
Prise en charge des sinistrés
  Les 12 centres d'accueil des sinistrés des inondations ont été équipés d'unités médicales disposant de personnel de santé, d'équipements médicaux et de médicaments.
  Près de 41.400 personnes ont bénéficié de visites médicales, 5.423 d'entre elles ont eu droit à des soins médicaux, 225 ont été orientées vers les services spécialisés, 30 ont été alitées et 2.095 autres ont profité de séances de sensibilisation.
 
  Par Driss Lyakoubi | LE MATIN
   
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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