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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

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A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Karim Tedjani

ORAN : La pollution a fait disparaître 200 000 oiseaux ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par NOUREDDINE BENABBOU   
Dimanche, 06 Février 2011 00:00
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ORAN - La pollutionÀ Oran, la pollution  a fait disparaître  200 000 oiseaux (300 espèces sont recensées), soit les 4/5 de la totalité qui trouvaient refuge dans les zones humides “protégées” de la wilaya.

Notre pays vit en effet une crise sévère de son environnement. Nous savons tous combien celui-ci court le risque de menaces définitives. Ces menaces deviennent graves et se généralisent.” Ce constat accablant du ministre de l’environnement, Cherif Rahmani, illustre parfaitement la détérioration du cadre de vie, de la pollution de l’eau potable, de l’épuisement des ressources forestières, de l’extinction d’espèces végétales et animales, des accumulations de produits chimiques qui empoisonnent les sols, de la désertification gagnant chaque jour plus de terrain, de l’émanation de gaz toxiques altérant gravement l’air que nous respirons… Devant cette catastrophe écologique, la sonnette d’alarme est tirée.

À Oran, la pollution a fait disparaître 200 000 oiseaux (300 espèces sont recensées), soit les 4/5 de la totalité qui trouvaient refuge dans les zones humides “protégées” de la wilaya. La zone humide d’Oum El-Ghellaz, située à 25 kilomètres de la ville d’Oran, est la parfaite illustration d’une catastrophe écologique minutieusement préparée. Déversement des eaux usées industrielles polluées, des eaux usées des ménages, de produits toxiques, installation d’une décharge d’ordures ménagères à proximité du site… La zone humide, qui est un lieu de transit pour les oiseaux migrateurs, est connue par ses flamands roses et le barbeau de son lac. Mais aujourd’hui, point de barbeau et point de flamand rose. Les amoureux de la nature n’en reviennent pas : “Nous avons tenté de sauver le lieu mais sans résultat. Nos appels ont été vains”, affirme un membre d’une association de protection de l’environnement qui a saisi les autorités de wilaya, il y a plusieurs années pour dénoncer la catastrophe.

De leur côté, les services des forêts tentent tant bien que mal de protéger le site des visiteurs malveillants mais ne peuvent rien contre les pollueurs. Des industriels qui renflouent les caisses de la commune en millions de dinars de fiscalité. On croit savoir que 15 hectares d’Oum El-Ghellaz seront boisés afin de renforcer la flore. “Investir dans le développement durable est une nécessité. Valoriser le patrimoine naturel et culturel riche et diversifié, retrouver un meilleur équilibre de ses écosystèmes et de préserver les droits et l’accès des générations futures aux ressources naturelles. Sont autant de devoirs à concrétiser”, insiste un universitaire. En plus du sac en plastique, les eaux usées, la désertification, l’atteinte aux nappes phréatiques par des industriels de boissons gazeuses et la culture du melon, l’Oranais devra en attendant se contenter des journées de célébration annuelles (2 février) des zones humides à travers la wilaya. À noter qu’en Algérie, il existe 784 zones humides naturelles dont 42 sont des sites internationales. 30 espèces de poissons d’eau douce et 784 espèces végétales aquatiques sont répertoriées.

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