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Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

ORAN : "La pollution a fait disparaître 200 000 oiseaux !" par Noureddine Benabbou (Liberté)

ORAN : La pollution a fait disparaître 200 000 oiseaux ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par NOUREDDINE BENABBOU   
Dimanche, 06 Février 2011 00:00
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ORAN - La pollutionÀ Oran, la pollution  a fait disparaître  200 000 oiseaux (300 espèces sont recensées), soit les 4/5 de la totalité qui trouvaient refuge dans les zones humides “protégées” de la wilaya.

Notre pays vit en effet une crise sévère de son environnement. Nous savons tous combien celui-ci court le risque de menaces définitives. Ces menaces deviennent graves et se généralisent.” Ce constat accablant du ministre de l’environnement, Cherif Rahmani, illustre parfaitement la détérioration du cadre de vie, de la pollution de l’eau potable, de l’épuisement des ressources forestières, de l’extinction d’espèces végétales et animales, des accumulations de produits chimiques qui empoisonnent les sols, de la désertification gagnant chaque jour plus de terrain, de l’émanation de gaz toxiques altérant gravement l’air que nous respirons… Devant cette catastrophe écologique, la sonnette d’alarme est tirée.

À Oran, la pollution a fait disparaître 200 000 oiseaux (300 espèces sont recensées), soit les 4/5 de la totalité qui trouvaient refuge dans les zones humides “protégées” de la wilaya. La zone humide d’Oum El-Ghellaz, située à 25 kilomètres de la ville d’Oran, est la parfaite illustration d’une catastrophe écologique minutieusement préparée. Déversement des eaux usées industrielles polluées, des eaux usées des ménages, de produits toxiques, installation d’une décharge d’ordures ménagères à proximité du site… La zone humide, qui est un lieu de transit pour les oiseaux migrateurs, est connue par ses flamands roses et le barbeau de son lac. Mais aujourd’hui, point de barbeau et point de flamand rose. Les amoureux de la nature n’en reviennent pas : “Nous avons tenté de sauver le lieu mais sans résultat. Nos appels ont été vains”, affirme un membre d’une association de protection de l’environnement qui a saisi les autorités de wilaya, il y a plusieurs années pour dénoncer la catastrophe.

De leur côté, les services des forêts tentent tant bien que mal de protéger le site des visiteurs malveillants mais ne peuvent rien contre les pollueurs. Des industriels qui renflouent les caisses de la commune en millions de dinars de fiscalité. On croit savoir que 15 hectares d’Oum El-Ghellaz seront boisés afin de renforcer la flore. “Investir dans le développement durable est une nécessité. Valoriser le patrimoine naturel et culturel riche et diversifié, retrouver un meilleur équilibre de ses écosystèmes et de préserver les droits et l’accès des générations futures aux ressources naturelles. Sont autant de devoirs à concrétiser”, insiste un universitaire. En plus du sac en plastique, les eaux usées, la désertification, l’atteinte aux nappes phréatiques par des industriels de boissons gazeuses et la culture du melon, l’Oranais devra en attendant se contenter des journées de célébration annuelles (2 février) des zones humides à travers la wilaya. À noter qu’en Algérie, il existe 784 zones humides naturelles dont 42 sont des sites internationales. 30 espèces de poissons d’eau douce et 784 espèces végétales aquatiques sont répertoriées.

LIBERTÉ
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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