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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Plusieures pistes de partenariat pour les énergies renouvelables en Algérie" par Driss Oulis (Maghreb Emergeant)

    Jeudi, 09 Décembre 2010 18:11    PDF Imprimer Envoyer
Energies renouvelables – Plusieurs options de partenariat pour l’Algérie

 

 

Les projets  « Desertec » (germano-espagnol) et « Apollo » (japonais) pourraient bien trouver matière à une collaboration avec l’Algérie dans son programme de développement des énergies renouvelables dont les détails seront connus prochainement. L’intérêt porté par le président Bouteflika au projet « Desertec » ne ferme pas la porte, à priori, aux autres partenaires étrangers potentiels.

 

 

Ces jours-ci, le ministre japonais des affaires étrangères Seiji Maehara sera à Alger. Outre son homologue, il devrait être reçu par le président Bouteflika. Dans les bagages du haut représentant du pays du Soleil Levant, il y a des dossiers économiques dont le projet d’énergie solaire « Super Apollo ». Classé parmi les pays les plus développés dans le domaine des énergies renouvelables, le Japon veut associer l’Algérie à « Super Apollo ». Selon les informations qui filtrent à ce propos, l’Université des sciences d’Oran (USTO) disposera d’un centre de recherche sur le développement des technologies solaires qui serait intégré dans ce projet. Les japonais auraient également prévus de produire le silicium avec le sable du désert, silicium qui sert à la fabrication des panneaux photovoltaïques.

Pris sous cet angle, le projet « Super Apollo » est attractif. Il correspond à deux des trois conditions exposées récemment par le ministre de l’Energie et des Mines Youcef Yousfi pour pouvoir être impliqué dans le programme de développement des énergies renouvelables qui sera rendu public dans les prochaines semaines. En substance, le ministre avait émis trois conditions : le transfert de technologie, la fabrication locale d’équipements adéquats et l’exportation du surplus de production, notamment vers l’Europe. D’après les informations disponibles pour le moment, le projet Desertec n’est intéressé que par les surfaces ensoleillées du Sahara et du nord du pays. L’Algérie ne serait qu’une assiette foncière solaire. Développé en 2009 sous la houlette des allemandes, le projet Desertec vise à produire de l'électricité solaire dans le désert nord-africain par la construction de plusieurs centrales solaires thermiques reliées entre elles et à l'Europe. Outre le solaire, il prévoit de créer d'ici 40 ans un réseau d'installations éoliennes qui avec les installations solaires devrait fournir jusqu'à 15% de la consommation d'électricité de l'Europe.

En quête d’intérêts mutuels

La commission économique mixte algéro-allemande fraichement créée à Berlin, notamment pour développer le projet d'installations éoliennes et solaires Desertec, va-t-elle trouver des synergies avec le projet algérien? Bouteflika et Merkel ont donné le feu vert politique, il reste aux spécialistes à déterminer les convergences entre les intérêts des deux pays. Le projet Desertec est par ailleurs en concurrence avec Transgreen. Appuyé par la France, Transgreen, appelé également Plan solaire méditerranéen, est présenté comme « un projet-phare » de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Son objectif : collecter des fonds pour construire un réseau sous-marin de transport d'électricité solaire entre l'Afrique et l'Europe. Les promoteurs allemands et français de Desertec et de Transgreen nient qu’ils sont en concurrence et insistent sur leur caractère complémentaire. Pour le moment, Transgreen apparaît comme la dernière roue de ce carrosse qui pourrait contribuer à mener l’Algérie dans l’ère post hydrocarbures. On s’accorde à penser que l’Algérie dispose de nombreux atouts en mesure de convaincre les meilleurs partenaires. Son potentiel énergétique solaire dépasse les 5 milliards GWh/an, avec une moyenne annuelle de la durée d’ensoleillement variant de 2.550 heures dans le Nord à 3.600 heures dans le Sahara avec une capacité respective de 1.700 à 2.650 Kwh/m2/an.

L’option solaire en marche

C’est en connaissance de cause que l’entreprise algérienne New Energy Algeria (Neal) est engagée avec l’espagnol Abener, dans la réalisation pratiquement terminée, d’une centrale électrique à cycle combiné gaz-solaire de 150 mégawatts à Hassi R’mel. Sur ce volume global, la nouvelle centrale à cycle combiné de Hassi R’mel apportera 25 mégawatts en moyenne annuelle d’électricité solaire, par la technologie de concentration solaire par panneaux paraboliques appelée CSP. Les blocs de panneaux paraboliques ont été assemblés dans un atelier sur site par un sous-traitant algérien partenaire d’Abener. On n’est donc pas resté les bras croisés, coté algérien. De son coté, le groupe Sonelgaz, qui a engagé des recherches dans le domaine solaire depuis longtemps, va fabriquer des panneaux photovoltaïques. L’usine de Rouiba va passer du 50 au 100 mégawatts par an, a indiqué le Pdg du groupe Nouredine Boutarfa. « Nous voulons faire du solaire autonome, c’est-à-dire, avec stockage. Nous allons emprunter cette voie pour créer des grosses centrales électriques raccordées au Sud algérien et qui pourraient fonctionner la nuit », a-t-il précisé sur Radio Alger. Faire uniquement du  solaire photovoltaïque classique équivaut, selon lui, à l’engagement d’investissements qui ne seront rentables que dans 25 ou 30 ans. Sonelgaz a déjà engagé 10 millions d’euros pour l’électrification grâce à des panneaux solaires des localités isolées du Sud du pays. L’Algérie est de fait en déjà engagée sur la voie propre de l’énergie solaire. L’avenir dira quelle place pourra avoir l’énergie nucléaire en tant qu’alternative aux hydrocarbures.

 

Écrit par Driss Oulis

source web: 

http://www.maghrebemergent.com/energie/renouvelable/1616-energies-renouvelables-plusieurs-options-de-partenariat-sur-la-table-pour-lalgerie.html

  

 

 

 

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Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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