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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Rencontre sur la protection de l’environnement : Un programme d’action mis en œuvre à Sidi Bel Abes " Par A. Bellaha (El Moujahid.com)

www.elmoudjahid.com/fr

Le ton était à la fermeté sans doute comme pour interpeller une assistance et sommer les gestionnaires et élus locaux à se mobiliser autour de cette tâche d’utilité publique qui est la protection de l’environnement.

PUBLIE LE : 12-09-2012 | 0:00

 

D.R

Le ton était à la fermeté sans doute comme pour interpeller une assistance et sommer les gestionnaires et élus locaux à se mobiliser autour de cette tâche d’utilité publique qui est la protection de l’environnement.

Le wali n’a point mâché ses mots pour fustiger les responsables des communes au cours de cette rencontre consacrée à l’élaboration d’un plan d’action pour  la protection de  l’environnement. En présence des membres de l’exécutif et du conseil de sécurité, des chefs de daïra, des présidents d’APC et des représentants des associations de quartier, le premier responsable de  la wilaya a tout d’abord procédé à un constat peu reluisant de la situation environnementale de la cité de la Mekkerra, autrefois si réputée pour son hygiène ,ses grandes artères  et ses vastes places  publiques au quotidien entretenues et ses espaces verts jalousement préservés avant de sombrer dans la dégradation et la désolation même.

Sidi Bel-Abbès a, effectivement, perdu de son charme au gré d’une gestion peu rationnelle de ses représentants, d’une conjoncture et d’un exode rural massif ayant bousculé ses traditions et imposé un rythme contraire tout simplement à une notion de citadinité. Les  nostalgiques se souviennent encore du travail de fourmi de cette équipe pluridisciplinaire communale à cheval durant toutes les saisons sur la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie de la population.

Curage de l’oued et des avaloirs, entretien et arrosage des routes, chaulage des arbres, ramassage régulier des ordures ménagères, l’action ponctuelle de la commune était réglée telle une montre pour conditionner l’habitant du quartier et l’amener à se conformer à la cadence des aiguilles. Autres temps, autres mœurs, comme dit l’adage, même s’il faut préciser que le sens civique s’est évaporé au fil du temps, pour accentuer la tension et rendre une situation problématique avec  notamment la propagation du marché informel et ses répercussions sur un mouvement de circulation. «Même les appels des imams dans les prêches du vendredi, entre autres, ne sont pas entendus alors que l’hygiène reste et demeure un acte de foi conformément aux préceptes  de notre religion sacrée», s’est exclamé le wali tout en rappelant, aussi, les missions premières de la commune et les efforts consentis par l’Etat pour l’équipement de ces entités de base du développement.

Des instructions fermes ont été données pour la matérialisation de ce plan de protection de l’environnement qui intervient à la suite d’une note du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Et toutes les dispositions matérielles et humaines sont prises localement où l’on compte la mobilisation de plus de 300 camions, des dizaines d’engins et autres pour cette campagne qui se veut une réhabilitation de nos cités et une amélioration du cadre de vie. Elus des communes, chefs de daîra, présidents d’associations de quartier et responsables des services techniques, tout un monde semble être engagé dans cette bataille non seulement de réhabilitation de nos agglomérations urbaines, mais aussi pour raviver le sentiment de civisme.
 


La part de responsabilité des élus

Il est vrai que la ville de Sidi Bel-Abbès a connu des mutations diverses si bien que sa gestion est devenue de plus en plus difficile face au volume et poids des charges à assurer et des besoins à prendre en charge. De nouvelles données imposent une réflexion pour la reconfiguration territoriale même interne de l’espace pour un meilleur traitement des problèmes et une parfaite maîtrise de la gestion de proximité. Et force est de reconnaître qu’en la matière, l’approche n’est guère perceptible. Les responsables des  différentes Assemblées qui se sont succédé ne se sont nullement penchés sur la question, ni n’ont traité la véritable problématique de la commune résidant au niveau du redéploiement du personnel et de la création d’un bureau d’études pluridisciplinaire. Au sujet par exemple du service de la voirie, l’idéal était de construire un siège digne de ce nom pour l’entretien des engins et d’élaborer une véritable organisation de l’opération de ramassage des ordures. Une organisation soutenue par différentes formes de motivation des éboueurs et leur équipement. Pour l’heure, des contractuels et des agents recrutés au titre du filet social, c’est-à-dire moins rémunérés que les premiers, font le boulot et accomplissent cette première mission pourtant de la commune tant bien que mal ou, à la limite, sans aucune  conviction. Résultat, une certaine dégradation est observée avec la complicité d’une bonne partie des citoyens par leur manque de civisme et l’absence de leur implication. Espérons que la future Assemblée se penchera sur cette question et trouvera les formules nécessaires pour remédier à la situation. Quelle que soit la volonté du wali qui demeure un commis de l’Etat, il appartient aux élus en prise avec la réalité du terrain de prendre les initiatives et d’innover. Ne dit-on pas que le mal d’un pays incombe à  ses propres enfants. Tout un enseignement…
A. B.   

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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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