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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 20:23
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La gestion des déchets est une étape cruciale. Si l’on se contentait d’entreposer ses déchets dans des décharges, le problème de leur accumulation se poserait (et se pose) car, suivant leur nature, ils peuvent se dégrader, et donc disparaître, très lentement.

Pour une bonne gestion des déchets, on doit faire une distinction des déchets suivant leur temps de dégradation dans le sol. Les éléments biodégradables, c’est-à-dire à base de matière organiques (déchets verts, papiers…) disparaissent en moins d’un an, mais il faut 10 ans pour le métal et de 100 à 1.000 ans pour les plastiques, polystyrènes et autres matières synthétiques assimilées.


Gestion des déchets : schéma de la durée de dégradation dans le sol des différents grands types de déchets domestiques. © Ademe

En outre, la gestion des déchets n'est pas anodine : certains déchets peuvent être nocifs pour la santé humaine et pour l’environnement.

Pour éviter de se retrouver envahis par ces déchets et limiter les risques de pollutions et d’intoxications qui en découleraient, des procédés de traitements des déchets sont mis en place. Les principes appliqués, avant et après la production des déchets, sont la réduction des volumes, la diminution de leur toxicité, l’amélioration de leur recyclage (potentiel et réalisé) et la mise en décharge sécurisée des déchets ultimes.

Comme ces procédés sont coûteux, la part belle est faite à ceux qui permettent de valoriser les déchets.

Problèmes environnementaux et sanitaires

L’accumulation des déchets engendrent quatre types de nuisances.

1 / Une dégradation du cadre de vie causée par les nuisances visuelles (sacs plastique accrochés dans les arbres, macro-déchets sur les plages) ou olfactives (matière organique en décomposition, combustion de matières chimiques).

2 / Un impact économique dû à la perte de l’attractivité d’un site suite à cette dégradation du cadre de vie et/ou à la diminution de sa productivité, dans le cas d’une zone de pêche ou d’un terrain agricole. A cela peuvent s’ajouter les surcoûts causés par la dépollution, dans le cas de la potabilisation de l’eau par exemple, et par les conséquences sociétales des intoxications : traitements médicaux, arrêts de travail, etc.

3 / Car il y a aussi un risque sanitaire suite aux blessures (tessons de vert, seringues…), aux intoxications (pollution des eaux, de l’air…) et aux maladies (prolifération bactériennes, infestation de parasites, de rats…).

4 / Enfin, la pollution de l’environnement et les dégradations écologiques lors de l’eutrophisation des milieux, les intoxications, étouffements ou blessures causés à la faune lorsqu’elle absorbe ou s’accroche aux déchets.


Squelette d’un albatros mort après l’ingestion de divers déchets : bouchon, briquet, fils de nylon… © Forest & Kim Starr/USGS, domaine public

Plus indirectement, les déchets sont le reflet de la société de consommation et de son exploitation des ressources naturelles et énergétiques. Leur traitement dans un but de valorisation est un moyen de compenser l’épuisement de ces ressources et les dégradations liées à leur exploitation.

 

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  • Karim Tedjani est un reporter indépendant, écrivain et photographe spécialiste de la question de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie.
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