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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Revue de web environnement et écologie en Algérie

http://www.maghrebemergent.info/ 

ÉCRIT PAR FAROUK DJOUADI LUNDI, 02 JUILLET 2012 21:02 

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Ziama

Ziama veut convaincre que le cauchemar est passé (Ph Farouk)

 


 

Le tourisme se relève doucement sur la corniche Jijelienne. Les souvenirs macabres des années 90 cèdent progressivement la place à de nouvelles espérances. A Bejaia, le décor naturel est presque le même qu'à Jijel, mais l’ambiance y est plus débridée.


 


 

 

Ziama Mansouriah se réveille lascivement en cette journée de juin. La paisible plage, nichée au pied de la montagne, entre Béjaïa et Jijel, à 300 kilomètres à l’est d’Alger, s'anime discrètement. Pour l’heure, ce n’est pas encore le grand rush. Les estivants arriveraient « en force » dans quelques jours, « après l'annonce des résultats du BAC », espère un vendeur de poteries fabriquées en Tunisie.

Un avis que ne partage pas entièrement Kamal, voyagiste natif de Ziama. La corniche Jijelienne garde encore les « séquelles » des années de guerre contre le terrorisme. « La région est sûre, mais les gens ont du mal à croire que le cauchemar est terminé », dit-il en observant les familles qui faisaient la queue à l'entrée de la « grotte merveilleuse ».

La défiance vis-à-vis du littoral jijelien s'émousse graduellement. Plusieurs groupes de touristes étrangers, européens en particulier, demandent le circuit reliant Jijel à Azzefoun, en Kabylie, atteste notre interlocuteur. Cependant, le tableau n'est pas tout à fait reluisant, car les touristes qui arrivent à obtenir le « sésame » d'entrée en Algérie devront ensuite se résigner à la présence « trop rapprochée » des forces de sécurité. « Les touristes se sentent menacés quand il sont escortés », signale le voyagiste.

Du coté des services de sécurité, on assure que l'escorte est une « mesure préventive » qui s'imposait dans certains cas. « Le risque zéro n'existe pas », explique brièvement, un sous-officier en civil, qui surveillait à distance un bus de journalistes invités par l'ONT.

Le tourisme à Jijel est entravé, en outre, par le manque d'infrastructures d'accueil. Une carence qui a incité un nombre de Jijeliens à louer leurs demeures pendant la saison estivale. Une petite habitation pas loin d’une plage rocheuse est accessible pour 30.000 dinars la quinzaine.

En dépit de ces offres plus ou moins alléchantes, une bonne partie des visiteurs poursuivent leur chemin vers la voisine Bejaia. « J'aime bien le calme de Ziama, mais je veux aussi aller me défouler à Tichy », révèle, plein de sous-entendus, un jeune Constantinois.

 

Tichy la tolérante

 

A Tichy, à 20 kms à l’est de de Bejaia, l'animation s'accélère à partir de 21h. Hôtels, restaurants et cabarets se succèdent sur les deux cotés du boulevard principal de la ville. Villa d'Est, Safir Bleu, Club Alloui, etc. Diverses plaques lumineuses offrent leurs services : discothèques, chambres, alcool, le tout dans une ambiance très libertine.

La pratique de la prostitution « au grand jour » a été évoquée comme étant la cause des émeutes qu'a connues Tichy l'été passé. Mais pour le moment, les « incidents » de l'année dernière semblent complètement oubliés. La tolérance de la petite ville commerçante a repris le dessus.

Tichy accueille toutes les catégories sociales, sans exception. Les plus démunis peuvent passer la nuit sur le sable doux de la grande plage. La ville est dotée d'une auberge de jeunes et d'un important hôtel public, dénommé les Hamadites. Les chambres de cet établissement, construit durant les années 70, n'offrent qu’un service rudimentaire, mais le personnel parait rompu à la bonne pratique touristique.

Les Hamadites, selon son directeur, a bénéficié d'un crédit bonifié de 1 milliards de dinars pour engager des travaux de réhabilitation et d'extension. Les appels d'offres pour la désignation du bureau d'études, seront lancés "incessamment".

La wilaya de Bejaia, comparativement à Jijel ou à Constantine, est largement mieux pourvue en infrastructures d'accueil. Elle compte 59 hôtels en activité, avec une capacité totale de 3.415 lits, dont près de la moitié dans des hôtels balnéaires. Selon les chiffres de la direction du tourisme, les 32 hôtels en cours de construction à travers la wilaya offriront un apport supplémentaire de plus de 2.500 lits. Une bonne perspective pour Bejaia, qui a reçu en 2011 quelque trois millions d'estivants.

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