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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

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A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Revue de Web Nouara

ÉCRIT PAR AÏSSA BOUZIANE JEUDI, 14 FÉVRIER 2013 11:35 



 

 

 

L’Algérie « maîtrise la technologie nucléaire », elle « mérite » un programme dans ce domaine. Un chercheur algérien, Abdelkader Touzi, est formel. Ce choix est nécessaire pour aller vers une « efficacité énergétique » qui inclurait également le solaire, l’éolien et le gaz de schiste. Le nœud de tout cela, c’est la ressource humaine, dit-il.

 

 

Le savoir existe mais il est éparpillé, dispersé entre des cercles sans communication entre eux, sans lien avec l’entreprise et l’industrie. M.  Abdelkader Touzi, directeur d’études à la direction de la recherche scientifique, est catégorique: ce qui fait le plus mal à la recherche scientifique en Algérie actuellement, c’est son incapacité à concrétiser les travaux de ses laboratoires.

 

La recherche scientifique est « cloisonnée ». Elle est « confinée aux laboratoires, sans passerelles avec le monde de l’économie et de l’entreprise », a-t-il dit jeudi au cours d’une émission de radio. Ceci est aggravé par un manque de communication et d’échange entre chercheurs. Ce qui l'a amené à lancer « un appel aux chercheurs », leur demandant de « travailler en synergie, pas en compétition ».

Pour M.  Touzi, le premier volet dans le domaine de la recherche concerne « la ressource humaine ». L’Algérie doit avoir « une masse critique » de chercheurs, essentiellement les doctorants. Il a estimé qu’à l’horizon 2020, le pays devrait avoir 40.000 à 60.000 chercheurs pour espérer une place sur ce terrain.

Dans le domaine de l’énergie, la géographie de l’Algérie et la nature de son territoire imposent naturellement le solaire comme un secteur privilégié. C’est une évidence, selon ce chercheur. Toutes les installations et infrastructures isolées, les villages du Sud, devraient être alimentés en énergie solaire, avec le développement du stockage électro-chimique, a-t-il préconisé, ajoutant que ceci ne doit pas occulter les autres créneaux, comme le nucléaire et l’éolien. Pour lui, le Sud-ouest algérien est l’une des régions du monde où les vents sont les plus favorables au développement de l’énergie éolienne. Couplée au solaire, elle permettrait de mettre en place un système efficace et complémentaire.

Dans la même logique, M. Touzi a plaidé pour le développement du nucléaire civil, qui pourrait produire de l’électricité et permettre de dessaler l’eau de mer. Selon lui, les techniques nucléaires sont connues et « la technologie nucléaire est maîtrisées en Algérie ». « Les procédés sont connus, il n’y a qu’à mettre en place les installations », a-t-il déclaré. En plus des installations expérimentales, un irradiateur industriel devait être construit dès les années 1980, pour être installé à Mascara, mais le projet a été abandonné pour des raisons qu’il n’a pas détaillées.

 

Rechercher l'efficacité énergétique

 

Par contre, l’Algérie ne maîtrise pas encore la maîtrise d’ouvrage ; c’est là que la coopération s’avère nécessaire. Mais à terme, la plus grande inquiétude concerne « la ressource humaine locale ». « C’est ma seule crainte », a dit M. Touzi à ce sujet. Un grand effort de formation doit être lancé pour répondre à ces besoins, a-t-il déclaré. Il a affirmé que le problème de la sismicité est réel mais que des solutions existent. On peut aussi construire des installations dans le Sud, région à faible sismicité, a-t-il ajouté.

« L’Algérie mérite un programme nucléaire à des fins pacifiques pour répondre aux besoins de beaucoup de secteurs, mais aussi pour produire de l’énergie », a-t-il déclaré, soulignant qu’elle maîtrise les techniques et possède la matière première nécessaire. Il a également rappelé les retombées du nucléaire dans tous les domaines, rappelant que les besoins de l’Algérie en énergie vont exploser. « Le développement économique provoque des besoins accrus en énergie », qu’il faudra satisfaire, a-t-il dit.

Pour M. Touzi, considérer que les énergies renouvelables, c’est l’après-pétrole relève d’une vision erronée. « Il faut parler d’efficacité énergétique », a-t-il dit, plaidant pour un système où les sources d’énergie pourraient se compléter. En ce sens, le gaz de schiste ne doit pas être négligé. « Pourquoi pas ? », a-t-il dit, affirmant que dans ce domaine, « ce qui est nécessaire, c’est de s’engager dans la recherche, de l’approfondir et de la maîtriser ».

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