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Nouara Algérie.com

Ecologie, environnement, nature, économie verte et développement durable en Algérie

"Une nouvelle découverte "confirme le potentiel" en gaz naturel" Par Le Maghreb Emergent


 
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Sonatrach a annoncé jeudi une nouvelle découverte de gaz réalisée en partenariat avec des groupes étrangers dans le bassin d’Ilizi. L’APS qui donne la nouvelle précise que le test effectué a donné lieu à un débit de 105.000 m3/jour de gaz à partir du réservoir ordovicien situé à une profondeur de 1.073 m. C’est le premier puits de la campagne d’exploration qui a démarré en juillet 2011 et qui prévoit également le forage de quatre puits supplémentaires. Ce résultat , selon un communiqué de Sonatrach, "confirme le potentiel en hydrocarbures de l’ordovicien dans la structure de Tihalatine sud".
Cette découverte contredit l’argument du déclin à court terme des réserves de gaz naturel invoqués par le ministre Yousfi pour justifier l’exploitation rapide du gaz de schiste, comme l’indique la dépêche de l’AFP.
 
 

 

L'Algérie déterminé à exploiter son gaz de schiste malgré les controverses

 



L'Algérie, quatrième exportateur de gaz au monde, a décidé de développer son très important potentiel de gaz de schiste, malgré les mises en garde de nombreux experts craignent une catastrophe écologique.

Selon de hauts responsables du ministère de l'Energie, les réserves de gaz de schiste représentent quelque 600 tcf (trillion cubic feet) soit près de 17.000 milliards de m3, c'est à dire quatre fois les réserves conventionnelles actuelles de l'Algérie.

L'Algérie était le huitième producteur mondial de gaz naturel en 2011, selon la BP Statistical Review of Energy, et répond à 10% de la demande gazière de l'Union européenne.

Mais ces réserves sont en déclin alors que la consommation algérienne doublera dans les années à venir. Si les prévisions officielles sont réalistes, dès 2019 la production de l'Algérie devra être destinée à son seul marché intérieur.

Or, le pays reste, 50 ans après son indépendance, entièrement dépendant des hydrocarbures, qui représentent plus de 90% des exportations.

L'Algérie n'aurait donc, selon certains experts, pas d'autre alternative que développer cette énergie fossile non conventionnelle pour sécuriser son avenir énergétique.

Une nouvelle loi sur les hydrocarbures, soumise aux députés dans les semaines à venir, encourage l'exploration des gaz et pétrole non conventionnels.

Mais l'impact de la production du gaz de schiste sur l'environnement est pointé du doigt.

Directeur du Laboratoire de valorisation des énergies fossiles à l'Ecole polytechnique d'Alger, le professeur Chems Eddine Chitour dénonce la méthode d'exploitation, qui consiste notamment à fracturer la roche de schiste en injectant de l'eau additionnée d'additifs chimiques à forte pression.

La fracturation fragilise le sol et le sous-sol, et favorise les tremblements de terre, dit-il.

Elle mobilise d'énormes quantités d'eau et détruira durablement l'écosystème du Sahara. Injecter 15.000 m3 par puits avec un puits tous les 100 mètres est une catastrophe pour un pays en stress hydrique, avertit-il.

Pour développer ce potentiel, le groupe public algérien Sonatrach a conclu des partenariats avec l'anglo-néerlandais Shell, l'Italien Eni et le canadien Talisman.

En 2011, il a creusé ses premiers puits de gaz de schiste dans le bassin d'Ahnet, près de Tamanrasset, dans l'extrême sud de l'Algérie.

Le Pr Chitour dénonce, tout comme les écologistes, les risques de pollution des nappes phréatiques.

L'exploitation des hydrocarbures conventionnels présente exactement les mêmes risques environnementaux, proteste Abdelamdjid Attar, ancien PDG de Sonatrach.

Les Etats-Unis et la Pologne s'efforcent de développer cette exploitation encore interdite ailleurs, notamment en France.

Les décideurs algériens assurent que des garde-fous protégeront l'environnement.

Mais le Pr Chitour n'est pas rassuré. L'absence de débat sur l'avenir énergétique du pays constitue une erreur, estime-t-il, souhaitant une stratégie globale dans laquelle le gaz de schiste ne constituera qu'une partie minime du bouquet énergétique.

D'autant que le coût de cette exploitation est élevé, reconnaissait dimanche dernier le ministre de l'Energie et des Mines Youcef Yousfi. Exportateurs et importateurs devront nécessairement partager les risques, avait-il souligné.

Pour Nordine Aït Laoussine, qui avait occupé le même poste, il reste beaucoup à faire dans le conventionnel, non seulement sur les zones inexplorées mais aussi sur les zones déjà en production.

La Sonatrach a d'ailleurs annoncé jeudi une nouvelle découverte de gaz dans le sud-est, autour d'Illizi, et commencera par ailleurs ses premiers forages sous-marins en 2014.


 
AFP, 9 novembre 2012. Lien Maghreb Emergent
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À propos

Karim Tedjani

Karim Tedjani est un blogeur indépendant très concerné par les questions de l'environnement ainsi que de l'écologie en Algérie... Depuis 2009 , il sillonne autant le web que son vaste pays d'origine; afin de témoigner, d'apprendre, mais aussi de militer...
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