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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Des centaines d'articles éditoriaux  de Karim Tedjani, créateur de cet outil web de sensibilisation, d'information  et de réflexion.

Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

Des dossiers écologiques qui ne concernent pas seulement l'Algérie, mais aussi le reste du Maghreb, de l'Afrique et bien entendu de la Planète.

 


 

 

A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

Contactez Karim Tedjani via "FACEBOOK"

 

Publié par Revue de Web Nouara

Un article de  Salah Yermèche


le 13.03.13 | 10h00

Cette rencontre, initiée en collaboration avec l’association scientifique «Etoile polaire» de la wilaya sous le thème «Le gaz de schiste et le défi énergétique en Algérie», a été animée par le Dr Kacem, leur éminent invité et expert en la matière.Le recours à l’exploitation des gaz de schiste n’est aucunement nécessaire pour l’Algérie tant que notre pays produit et exporte suffisamment de gaz et de pétrole conventionnels», ont estimé les Professeurs Moussa Kacem et Arezki Derridj, respectivement maître de conférence à l’université d’Oran et doyen de la Faculté des sciences biologiques et des sciences agronomiques de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, lors d’une rencontre organisée lundi dernier sur ce sujet par la communauté universitaire à l’auditorium de Tamda, à l’est du chef-lieu de wilaya.

A cette occasion, un documentaire scientifique sur ce sujet a été projeté dans l’auditorium, plein à craquer. L’assistance suivra ensuite la projection du travail réalisé par le Pr Kacem sur les risques et les dangers que représente l’exploitation en Algérie (Sahara) des gaz de schiste. Le document projeté, montre un exemple de désastre dans un vaste désert aux Etats-Unis, provoqué sur les sites d’exploitation de ces gaz schisteux.

Le gaz de schiste, dont la longévité de son exploitation ne peut aller au-delà de 50 ans, n’est qu’un palliatif auquel l’on pourrait recourir en cas d’épuisement des réserves en gaz conventionnel, ce qui n’est pas le cas en Algérie, bien au contraire, estime le député de Bouira, Ali Brahim, présent à la rencontre, expliquant que des expériences avaient déjà eu lieu avant même l’adoption par le parlement de la loi sur cette activité. Pour extraire le gaz de schiste, il faut des moyens techniques colossaux, car cela nécessite la fracturation horizontale et verticale de la roche contenant ces gaz et qu’on trouve à une profondeur de 2 à 3 km, explique le Pr Kacem.

Selon le Pr Derridj, le coût revient extrêmement cher, puisque chaque puits nécessite à lui seul une dizaine de piscines d’eau, des adjuvants divers, avec en plus des risques de pollution des nappes phréatique et albienne, nappes qui ne sont pas renouvelables, ainsi que des remontées, vers la surface, de méthane, de radionucléides (atomes radioactifs), de bactéries…, pouvant aggraver le réchauffement climatique dans la zone de cette activité, le Sahara, dont on connaît les fortes températures. Cette activité, peut provoquer aussi des séismes récurrents de magnitude allant jusqu’à 5° sur l’échelle de Richter, et autres dangereuses fissurations de sol, pense le Pr Kacem. Pour le Dr Derridj, le recours à l’exploitation du gaz de schiste peut coûter très cher à la vie, à la santé, à la stabilité de la terre, avec même le risque d’effondrement de certains paysages.

L’avenir énergétique du pays est dans le solaire, l’éolien, l’agriculture, l’irrigation, le tourisme, etc. Les intervenants ont rappelé par ailleurs les enjeux stratégiques, notamment des USA, de la France et d’autres pays européens, qui auraient certainement «imposé» à l’Algérie de recourir à l’exploitation de cette énergie schisteuse, en vue de profiter aussi de divers autres gisements de notre sol au Sahara, tels que l’or, le cobalt, le zinc, etc. 

Salah Yermèche
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