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"Nouara Algérie", un réseau algérien de bonnes volontés écologistes

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Nouara est un blog totalement dédié aux questions d'environnement, d'écologie en Algérie.

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Ce dernier est un militant écologiste indépendant et conférencier

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A propos de Karim Tedjani

 

Tedjani Karim est un militant écologiste algérien,  bloggeur indépendant qui active sur le web autant que sur le terrain algérien  depuis 2009.

C'est  un amoureux  fou de l'Algérie, de ses paysages, de sa biodiversité,  autant que de sa grande variété de manières d'être Algériens et Algériennes. 

Ecologiste algérien, il place l'écologie algérienne  dans sa réflexion, son discours ainsi que ses actions, comme un véritable projet de société et de modernité

Karim Tedjani est le créateur du concept de "DAROLOGIA"  une approche à la fois locale et universelle de l'écologie algérienne.

Auteur, photographe, conférencier, animateur d'ateliers, il publie de nombreux articles et photos inspirés par tous ses  voyages en Algérie à travers plus d'une quarantaine  de wilayas.

Il aura ainsi pu rencontrer et collaborer avec beaucoup de celles et de ceux qui activent pour l'écologie et l'environnement en Algérie,  à l'échelle tant locale, nationale, qu'internationale.  

 

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Publié par Revue de WEB Nouara

http://www.elwatan.com/

le 03.06.13 | 10h00  

 

Changement climatique, phénomènes naturels ou urbanisation effrénée. Les raisons ne manquent pas pour justifier les effets ressentis un peu partout dans le pays après chaque nouvelle inondation.


On pensait le scénario de Bab El Oued rangé aux oubliettes. Il n’en est rien et plusieurs experts envisagent sa reproduction. Le chamboulement climatique constaté ces dernières semaines, notamment les pluies torrentielles des 22 et 23 mai dernier, n’ont fait que corroborer cette thèse, même si les dégâts ont fort heureusement été limités. Mais, si les études ont reconnu l’Algérie comme un pays fortement exposé aux catastrophes naturelles, de par son emplacement géographique, l’aléa naturel est loin de justifier, à lui seul, l’état de dévastation laissé après chaque nouvelle inondation.

Selon certains spécialistes de l’urbanisme, la croissance considérable du taux d’urbanisation du pays, conjuguée à une urbanisation sauvage, contribuent à relever le degré de vulnérabilité du pays et notamment de la capitale. Yves Ennesser, directeur de projet au département «Gestion de l’eau et des ressources naturelles» à EGIS (bureau d’expertise français qui a élaboré une étude sur la vulnérabilité urbaine d’Alger), affirme que les raisons de la vulnérabilité d’Alger sont multiples. Il cite entre autres : «Forte concentration des populations, pôle d’activité économique, pôle administratif (gouvernement, siège sociaux des grandes entreprises), sensibilité du bâti (part importante d’habitat précaire ou informel), organisation institutionnelle et préparation opérationnelle perfectibles, manque de formation et de sensibilisation aux risques naturels, etc.».

Soit autant de facteurs d’aggravation du risque de catastrophe. Et pour cause. Selon un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) sur l’évolution démographique et des politiques y afférentes (2007-2011), à la fin de 2008, plus des 2/3 (deux tiers) de la population résident dans la région Nord du pays, soit sur seulement 4% du territoire. 1/4 seulement de la population occupe les Hauts-Plateaux et 9% le Sud. En près de 45 ans (1966-2010), le taux d’urbanisation du territoire national est passé de 31% à 66,5%.

Urbanisation effrénée

Selon le recensement de 2008, l’agglomération d’Alger a connu en une décennie (1998-2008) un accroissement démographique annuel moyen dépassant les 4% (multiplié par 10 entre 1954 et 2008) suite à son élargissement à un certain nombre d’agglomérations mitoyennes qui étaient classées urbaines ou semi-urbaines. Le même rapport soulignait que durant cette même décennie, plus de la moitié (55,7%) de cette hausse de la population avait pour origine la croissance naturelle, le reste étant dû à la migration et au reclassement des agglomérations.

«La croissance démographique expose chaque année de nouvelles populations aux risques et, à moins de rebâtir la ville, celle-ci restera vulnérable au risque sismique et le changement climatique aggrave les risques d’inondation», affirme Yves Ennesser. Par ailleurs, d’après le dernier recensement économique de l’Office national des statistiques (ONS), plus de 80% des entités économiques (plus de 780 000 unités) sont concentrées dans les milieux urbains dont 12% dans la wilaya d’Alger et plus de la moitié, soit 438 000, sont constituées de commerce. A cela il faut ajouter la concentration d’entités administratives dont 27% sont localisées dans la région Nord-Est du pays, selon l’ONS. Quant au logement, sur les 7 millions d’unités recensées, on compte 30% de vieux bâti et 8% d’habitations précaires.

Fragilité du littoral

En 2012, une étude financée par la Caisse des dépôts et consignations (France) et copilotée par le Centre pour l’intégration en Méditerranée (CMI, France), en association avec les autorités algériennes, a exploré les risques de catastrophe (séisme, inondation, érosion côtière, submersion marine…) qui planent sur la wilaya d’Alger. Laquelle étude serait la première étape d’un long projet d’actions de prévention dans le domaine. Maryse Gautier, en charge des questions climatiques au CMI, a jugé, à ce titre, «cruciale» la problématique du «changement climatique et des risques naturels en milieu urbain dans les villes du littoral algérien» qui reste soumis à «un important phénomène d’érosion et est exposé à un risque de perturbations sismiques et de catastrophes naturelles de type inondations, tempêtes, épisodes de sécheresse ou vagues de chaleur».

Alger serait particulièrement soumise à ces aléas, au moment où les autorités du pays ne semblent pas prendre cette problématique à bras-le-corps, d’après certains experts. Dans une contribution a l’étude de la vulnérabilité urbaine au risque d’inondation dans un contexte de changement climatique (2009), réalisée par des chercheurs de l’Ecole nationale supérieure d’architecture, il a été souligné que «la stratégie nationale de changement climatique ne semble pas inclure la discipline d’urbanisme parmi les domaines de recherche scientifique ou projets d’étude à développer en vue d’atténuer l’impact des bouleversements annoncés».

En tout cas, la capitale n’est pas la seule à souffrir de cette vulnérabilité. L’étude menée par EGIS a pour vocation de «servir d’exemple pour les autres grandes villes du pays», a précisé M. Ennesser. Une deuxième phase de cette étude devrait être restituée en septembre ou octobre prochain.                                    

Safia Berkouk
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